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pluralisme religieux

Dennis Gira: Le dialogue ... Indispensable ...!

Publié le par Perceval

Je lis, actuellement, un petit livre ( parce que simple et plaisant à lire ) sur le dialogue interreligieux. Sans parti pris théologique, il me semble que les conseils donnés sont à ce point fondamentaux, qu'ils régissent en fait les conditions nécessaires à tout dialogue ( politique, professionnel ou conjugal...). Dennis-Gira-Le-dialogue-Couv.jpgDennis Gira sait partir d’exemples très concrets pour nous faire entrer dans les joies et les écueils du dialogue.

Dennis GIRA Le dialogue à la portée de tous…(ou presque) Bayard Editions 2012, 18€

Dennis Gira est bien connu pour sa connaissance du bouddhisme dont il est devenu un spécialiste reconnu. Il a aussi une grande expérience du dialogue inter religieux et interculturel, vivant lui-même de plusieurs cultures ( il est américain ), parlant plusieurs langues ( dont le japonais ) et connaissant plusieurs religions… Né à Chicago, il a vécu pendant plusieurs années au Japon, où il a notamment étudié les écoles bouddhistes de la "Terre pure", avant de s'installer en France - dont il a acquis la nationalité - et d'enseigner sur le bouddhisme à l'Institut Catholique de Paris.

 

Dennis Gira relève Cinq « règles d’or » pour le dialogue :

  1. Ne pas chercher chez les autres ce qui est important pour nous :

Par exemple : -Ne cherchez pas la table dans la maison japonaise ! « La tentation est en effet très grande, de filtrer tout ce que les autres disent à travers le tamis de notre propre manière de percevoir le monde. » ...Le pape de 350 millions de bouddhistes dans le monde … n'existe pas … et ce n'est pas le dalaï-lama … ! Ne cherchez pas Dieu dans le bouddhisme ! « il est essentiel de ne pas chercher l’équivalent de l’idée de Dieu dans le bouddhisme, car le faire nous mettrait dans l’impossibilité de découvrir le sens réel des notions fondamentales de cette tradition... ». Les Tsunamis et le problème du mal :

  1. Reconnaître les limites des mots

  2. Avoir un « principe organisateur »

    Cette règle me semble très importante, puisqu'elle aide à ne pas tomber dans ce «  fameux » syncrétisme, et qu'il évite également de ne pas s'enfermer dans un « principe identitaire » … par contre ce principe organisateur permet – grâce au dialogue – de progresser dans son itinéraire spirituel.

  3. Juger la tradition de l’autre par ses « sommets » et non par ses « sous-produits »

  4. Deux choses peuvent être radicalement différentes sans être diamétralement opposées

 

-Dialogue--.1.jpg suite de la table des matières :

III. Cinq « ennemis » du dialogue
1. Le silence
2. La peur
3. Le savoir
4. L’orgueil
5. Le mépris

IV. Cinq « amis » du dialogue

1. Le respect
2. L’amitié
3. L’humilité
4. La patience
5. L’écoute

 

« Le dialogue est l’une des conditions de la paix dans le monde » telle est la conviction de l’auteur, conviction à laquelle il a consacré une grande partie de sa vie. Mais au-delà de ce fruit du dialogue « toute personne est appelée à dialoguer tout simplement pour être à la hauteur de sa vocation humaine » 

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La Torah, pour un catholique ...?

Publié le par Perceval

Plutôt que de vouloir le convaincre que notre religion est le seul et vrai chemin vers la Vérité ; il est biencalligraphie hébreu plus profitable d'utiliser cette énergie pour tenter de comprendre ce que «  cet autre, si différent ... » comprend au travers de notre même questionnement …

Par exemple... Sans doute, si j'avais été élevé dans le judaïsme, aurais-je pour «  La Thora » une compréhension différente, que ce que j'en ai comme « catholique »...

  • Catholique, je tente d'exprimer que ma religion n'est pas celle d'un Livre ( serait-ce La Bible ), mais d'une Personne, le Christ... etc ...

  • Et si, malgré tout, j'arrive -un tout petit peu- à cheminer avec «  mon frère aîné » juif ; peut-être, pourrais-je m'enrichir de son approche :

 

calligraphie-hebreu-4.jpgChrétiens, nous scrutons les textes en manipulant des mots figés comme des objets de discours... des outils de pensée … Mais, si j'essaie d'approcher «  la Torah comme un baiser de Dieu » ( Moïse la reçut « bouche à bouche » …), si je tente d'imaginer de répondre aux noces que ce baiser promettait … ? Il y a peut-être à comprendre, quelque chose de ce que peut être une religion «  du Livre », pour moi chrétien … ?

 

calligraphie-hebreu-3.jpg«  En vérité, le mot vient vers nous, comme une icône ; il scrute nos cœurs et les appelle à l'ouverture sur un monde infini. De cet univers les lettres sont les vibrations, car l'intériorité de l'Homme et la Torah sont sculptés du même ciseau, celui de la voix divine que « voyaient » les Hébreux au pied du Sinaï lorsque Dieu parlait à Moïse.

La Torah n'est écrite que de consonnes, le Verbe ; leur musique est une voyellisation non écrite, un souffle, l'Esprit. » Annick de Souzenelle

 

Mathématicienne de formation, psychothérapeute ( jungienne ) et auteure de nombreux ouvrages de spiritualité, Annick-de-Souzenelle.jpg Annick de Souzenelle propose une relecture mystique des textes bibliques et une interprétation du monde actuel selon les textes anciens...

Annick de Souzenelle, orthodoxe, poursuit depuis une trentaine d'années un chemin spirituel d'essence judéo-chrétienne ; elle est une très bonne passeuse vers d'autres traditions...

http://souzenelle.free.fr/index.php

 

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Comprendre l’idée que le bouddhisme se fait de l’homme, de son identité … ( 3 )

Publié le par Perceval

Plus concrètement : pour que l’existence humaine se produise, une structure psychophysique est nécessaire. Le Bouddha la décrit comme étant la conjonction de cinq agrégats (skandhas) : la forme ( le corps ), les sensations, les perceptions ( avec la contribution de la mémoire l’imagination ou le jugement …), les formations karmiques ( subconscient …), la conscience ( qui conçoit la dualité moi-monde …).

samsara-1.jpg

Le « soi » est appréhendé comme l’ensemble de ces agrégats. Selon le bouddhisme, cet ensemble n’est qu’une succession de configurations changeantes qui apparaissent et se dissipent, ce n’est donc pas une entité centrale et immuable… Cet attachement au « moi », est une cause de grande souffrance… Un égo menacé s’attache ainsi à des apparences inconsistantes, et s’enferme dans des émotions perturbatrices…

 

La source de ce résumé, provient du «  Grand livre du Bouddhisme » d’Alain Grosrey.

Alain Grosrey est docteur d’Etat en Littérature comparée et diplômé d’Etudes Indiennes de l’Institut Kaivalyadhama (Lonavla/Bombay). Il enseigne dans le cadre de l’Université bouddhique Rimay Nalanda.

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Comprendre l’idée que le bouddhisme se fait de l’homme, de son identité … ( 2 )

Publié le par Perceval

Si tout s’écoule et se défait… Comment pouvons nous être convaincu de la réalité substantielle de notre identité ?

La construction de cette identité a-t-elle un sens ? Comment inclure notre part de liberté individuelle dans un déroulement global .. ?

Alain-Grosrey-enseignant.jpg  

La source de ce résumé, provient du «  Grand livre du Bouddhisme » d’Alain Grosrey.

Alain Grosrey est docteur d’Etat en Littérature comparée et diplômé d’Etudes Indiennes de l’Institut Kaivalyadhama (Lonavla/Bombay). Il enseigne dans le cadre de l’Université bouddhique Rimay Nalanda.

 

La « misère » ( selon une vision pessimiste …) de la condition humaine sert – par ailleurs - de révélateur aux possibilités de libération qui s’ouvrent à l’homme. Le choix d’orienter sa vie dans telle ou telle direction fonde sa liberté et contribue à sa grandeur… ( cf «  le roseau pensant de Pascal : « mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que celui qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien… » )

Le bouddhisme nous dit que si l’homme résiste ( face à la mort, par exemple ) contre la nature même de l’écoulement des choses, il ne fera qu’attiser des tensions qui n’offriront aucune solution.

 

Le Bouddha indique que le « monde humain » a pour cause principale le désir… Il mentionne également une autre cause essentielle : la croyance au moi.

«  Les êtres ordinaires manquent de sagesse et s’accrochent à la croyance au moi en se fixant sur l’existence ou l’inexistence de ce dernier. Cette pensée incorrecte les pousse à agir incorrectement. Ils empruntent de fausses voies où ils produisent des actes positifs, négatifs et immuables. S’accumulant, ces actes croissent et se multiplient, et dans chacun s’est implantée une graine d’esprit. Suivent pollution et appropriation qui provoqueront l’existenc-devenir, la naissance, la vieillesse et la mort. » ( Soûtra des dix terres. Chap 6,§3 , 126 )

 

« Nous naissons et renaissons dans le samsara parce que nous sommes fascinés par cette construction fragile et transitoire que nous appelons le moi. dyn001 original 500 500 jpeg 986edae1574de971d1efd88ece119Cette fascination apparaît parce que nous ne discernons pas la véritable nature de l’esprit qui est beaucoup plus vaste , plus spacieuse et plus lumineuse. Sous la pression de la fixation égocentrique s’ensuit l’émergence de la dualité : la conscience se positionne face à un monde qu’elle perçoit comme extérieur. Dans le jeu de relations qui s’instaure entre elle et ses objets, une multitude d’émotions interviennent. Certaines sont positives, d’autres neutres, d’autres reflètent les trois poisons fondamentaux de l’esprit confis : le désir, la colère, et l’ignorance.. Ainsi le « moi » peut ressentir de l’attirance, de la répulsion, ou de l’indifférence pour les objets avec lesquels il entre en contact. En cherchant à satisfaire ses nombreux besoins, il ne cesse d’alimenter la force motrice du karma. »

 Attention : Il n’y a pas d’Ignorance , de Désir, de Colère, mais des manifestations tangibles de l’ignorance, des preuves de désir et de colère… La conscience n’existe qu’en relation avec d’autres facteurs qui, en se conditionnant les uns les autres, constituent notre existence.

 


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Comprendre l’idée que le bouddhisme se fait de l’homme, de son identité … ( 1 )

Publié le par Perceval

-          La cosmologie du bouddhisme, repose sur une « absence » de cause ultime et immuable… Pourquoi ?


Nous sommes dans un scénario où tout se construit et se dissout dans un flux incessant, où tout phénomène est le fruit de causes et de conditions. Une « cause immuable » peut-elle produire un univers qui change ?

« Aucune cause ne pourrait rester immuable du fait même qu’elle se trouve incluse dans le processus de causalité… Enfin la conscience qui tente de se représenter l’origine de l’univers ne peut se placer en marge du processus de causalité auquel elle participe… Ma conscience et l’univers ne sont pas deux entités inséparables… D’un point de vue bouddhique, on ne peut affirmer que le cosmos soit extérieur à la conscience et que la conscience soit plongée en lui. » Alain GrosreyRenoir-Dejeuner-canotiers.jpg

 

-          La forme humaine

Le bouddhisme reconnait différents états dans le « samsara »… ( je passe ..).. mais, je note qu’il est rare d’obtenir une forme humaine … Aussi, les enseignements insistent sur le prise de conscience du caractère hautement précieux de l’existence humaine et de l’environnement qui la rend possible.


Pour en revenir à la cosmologie, remarquons que la vision scientifique a mis aujourd’hui un terme à l’univers statique de Newton et à la vision aristotélicienne des cieux immuables … ! renoir-deformation.jpgAussi, recevons nous aujourd’hui avec facilité les implications spirituelles d’une vision très symbolique du bouddhisme :

  • L’impermanence : naissance, croissance, vieillissement et mort, sont les étapes de tout processus… seule la continuité de la transformation fait sens … cette approche ouvre l’intelligence à une vision systémique, et permet de prendre conscience de la finitude de l’existence et de la valeur infinie de chaque instant :
  • «  les propriétés essentielles d’un organisme ou d’un système vivant  sont des propriétés  qui appartiennent au tout et qu’aucune partie ne possède » Fritjof Capra ( nouvelle interprétation scientifique des systèmes vivants. )le-grand-livre-du-bouddhisme.jpg

-          Le phénomènes se présentent dans un jeu de non-équilibres continus. Il ne s’agit pas d’un désordre, mais un processus d’interactions et de corrélations entre une diversité d’éléments… Qu’il s’agisse des éléments fondamentaux de la matière ou des émotions …

 

La source de ce résumé, provient du «  Grand livre du Bouddhisme » d’Alain Grosrey.

Alain Grosrey est docteur d’Etat en Littérature comparée et diplômé d’Etudes Indiennes de l’Institut Kaivalyadhama (Lonavla/Bombay). Il enseigne dans le cadre de l’Université bouddhique Rimay Nalanda.

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L’intérêt de mieux comprendre le bouddhisme.

Publié le par Perceval

«  La dualité entre un sujet et un objet, entre ce qui est ici et ce qui est ailleurs, entre mon expérience et l’arbre au-dehors de moi, est vu comme étant un leurre… » F Midal ( philosophe et bouddhiste ).

Le bouddhiste risque t-il de manquer le rapport à l’autre ? Non … cela est visible .. !


bouddha1.jpgLe « cogito » de Descartes expérimente la certitude de mon existence, et s’interroge sur celle de l’autre… Ne peut-on concevoir que le lieu à partir duquel l’expérience humaine se déploie, ne soit pas le « moi »… Oui, bien sûr, et cela change tout… !


Il ne s’agit pas de célébrer la « non-dualité », mais reconnaître l’expérience de ce que la distinction entre moi et l’autre puisse se dissoudre … Pour un bouddhiste, il semble évident que l’importance soit «  l’ouverture », avant la relation interpersonnelle… Car c’est seulement, si il y a ouverture qu’il peut y avoir « rencontre »…


vieil-homme-nuit-orage.jpgAujourd’hui, en occident, cette manière d’appréhender la vie fait son chemin… au point de ne plus comprendre le rapport à la nature que l’homme impose encore à son environnement. 

Jean-Paul II, a très bien résumé le problème quand il dit : «  La mystique construit la civilisation – en particulier la civilisation occidentale, caractérisée par son rapport positif avec le monde, et qui s’est développée grâce au progrès de la science et de la technique … » ( Entrez dans l’espérance, 1994 )… Ecrits-sur-l-hesichasme.jpgEn effet, nous comprenons de moins en moins comment nous pouvons penser un  « rapport positif avec le monde » , à partir de la notion de technique … ? Quel peut être le rapport qui peut exister entre moi, et une chose que je cherche à maîtriser … ?


D’ailleurs l’idée d’un dieu qui n’est qu’autre… tout à fait distinct… n’est pas comprise, et n’est pas expérimentée. Cette idée est battue en brèche par Zundel, et tous ceux qui retrouvent la spiritualité des Pères du désert, ou maitre Eckhart …etc…

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L’altérité : fruit de l’Occident.

Publié le par Perceval

Pour un chrétien, et je pense la culture chrétienne (qui s’est dissoute, il est vrai, dans une culture , aujourd’hui beaucoup plus et vaste et laïque ), bon-samaritain.jpgl’altérité – c’est à dire que l’autre me permet de me découvrir moi-même – est au cœur de notre questionnement. L’autre : mystère, et qui place la relation ( et parfois la communion ) comme intérêt majeur de notre vie…

 

Il semble que le bouddhiste, est plus en recherche de « plénitude », c’est à dire de l’expérience à faire de sa nature profonde , appelée « nature de bouddha ».

La « relation » semble souffrir de son caractère « relatif »…

 

Pour nous chrétiens, c’est au travers de ses relations que l’être humain se développe comme « personne » ; c’est dans ses relations qu’il est appelé à vivre l’amour … Le «  Dieu de Jésus-Christ » lui-même est défini comme trinitaire, c’est à dire comme relation…

 

manet9.jpgLe monde change, et nos représentations également… En ce XXIème siècle, il ne suffit plus de poser le tableau que je viens de décrire comme représentatif de la différences de nos mentalités … La culture, et peut-être l’art en particulier permet à l’occidental que je suis une appréhension plus globale et plus complexe de la réalité…

Ainsi, j’apprends à ne plus voir les choses en fonction de mes opinions, mais en fonction d’une expérience réelle … Je deviens plus contemplatif...


Exemple : récemment lors du Tsunami, un journaliste appelle Fabrice Midal, pour qu’il réagisse comme bouddhiste sur le phénomène du mal… sauf que pour le bouddhiste, le problème ne se pose pas, ainsi … Et je me demande ; si la réponse incroyante qui affirme que le tsunami est la preuve que Dieu n’existe pas, ne relève pas de ce malentendu de la question… !

hokusai fuji8


Pour Platon, ma relation à un objet implique qu’à travers le sensible, j’y reconnaisse l’intelligible. Voir l’arbre est possible, puisque je regarde l’arbre-ité qui réside dans tous les arbres ( voir leçons de philo de terminale …). Pour le bouddhiste, et sans doute aussi aujourd’hui pour beaucoup d’entre nous : cet arbre ne m’apparaît pas, seulement, sans que je n’y mette du mien… Ce qui est aussi important que l’arbre, c’est le moment où je le vois, et que ce moment m’ouvre au monde entier …socrate-caverne-moderne.jpg

 

Aujourd’hui, notre culture est ainsi : elle est plurielle et complexe… Depuis plus d’un siècle, les artistes en particulier, mais aussi les philosophes et les scientifiques, explorent le monde avec d’autres schémas mentaux que ceux que nous ont légués les grecs, Descartes, puis les scientistes …

A suivre: ...

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Christianisme et Bouddhisme: mal-entendu

Publié le par Perceval

Dire que le Bouddhisme et le Christianisme veulent le bonheur de l’humanité, et que toutes les religions reviennent au même ..etc. C’est retirer d’un message religieux spécifique toute densité, c’est blesser tous les maîtres d’une voie, et refuser de n’en prendre aucune…

 

Bouddha-Jesus-0.jpgD’un autre côté : affirmer des différences et le choix d’une seule Vérité ; c’est la plupart du temps refuser d’accorder aux autres traditions leur profondeur et leur cohérence… et comme catholique, je reconnais qu’il est une manière « catholique » de parler du bouddhisme, qui est blessante…

 

- Ainsi, ce qu’en dit l’excellent par ailleurs Olivier Clément : «  La méditation orientale conduit à l’abîme de soi-même…. C’est même une négation de l’altérité. Tout est un, tout est moi » Prier N° 251 de Mai 2003 p. 16


Cet exemple, reprend bien des propos ‘trop entendus’, avec le fait que le bouddhiste rechercherait la « guérison », le bien être, et non pas le « Salut »… Ou même, que le bouddhisme serait idolâtre, comme en témoignerait les déités et bouddhas vénérés … ! etc …

 

Livre-gira-Midal.jpgPour creuser la cause du mal-entendu, il convient de mettre au clair, la question de « la relation à l’autre », la question de l’altérité …

Plus que l’expérience de la relation, de l’altérité… Le bouddhiste recherche l’expérience où l’on cesse d’être le centre du monde : le décentrement…


Un livre reprend la rencontre entre un « bouddhiste occidental » Fabrice Midal, et un chrétien fin connaisseur du bouddhisme : Dennis Gira. Je recommande cet échange par lettres qui, je pense, analyse bien les différences des deux traditions, et qui me permet de comprendre la spécificité de ma propre voie.

 

Dans la suite de cet article, je reprendrai les arguments de F Midal et D Gira, sur «  qui je suis .. »

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Dialogue: le bouddhiste centré sur 'soi' ?

Publié le par Perceval

" Nous pourrions définir la compassion comme la sensation de l'insoutenable devant la souffrance de l'autre, de tout être sensible.

Par la vraie compassion, nous souhaitons mettre fin aux souffrances des autres et nous nous sentons responsable vis-à-vis de ceux qui souffrent. "

 

  Le XIV° dalaï lama ( actuel )

 

 

compassion-bouddhisme.jpg

"L'origine de toute joie en ce monde

 

Est la quête du bonheur d'autrui ;

 

L'origine de toute souffrance en ce monde

 

Est la quête de mon propre bonheur."

 

SHANTIDEVA (687-763)

 

 

****

 

"S'il y a compassion dans le bouddhisme, elle est cependant très différente de la compassion chrétienne, puisqu'elle se vit dans la direction d'un esseulement toujours plus grand et de la recherche d'une vacuité stérile, l'extinction."

Joseph Marie Verlinde, L'expérience interdite,

 



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Paul Tillich: Religion et Culture. (2)

Publié le par Perceval

L’idée de Tillich, de corréler Culture et Théologie, m’intéresse, en particulier par ce que le Mythe fait partie fondamentalement d’une culture, et le mythe résonne en chaque être comme peut le faire un message spirituel …

indioordenador1.jpg« La religion, c’est ce qui nous concerne de manière inconditionnée » (ou absolue, ou ultime) TILLICH

Culture et religion sont intriquées l’une dans l’autre :

-         inhérence de la religion dans la culture

-         transcendance de la religion par rapport à la culture.

Du point de vue de la religion : « La culture est la forme de la religion, et la religion est la substance de la culture ».TILLICH

 

Peut-on envisager une « révélation » à l’état pur, sans traduction dans un langage particulier. ?

L’évangile (au sens de parole divine exprimée et annoncée) est toujours culturel et contextuel ; « la révélation et la réception de la révélation forment un tout indissociable » ; le divin se manifeste toujours dans une chair…Chretiente-0.JPG


Cependant, la lecture de TILLICH, m’amène à différencier Religion et Culture, en ce que le défi assurément mal réussi par la culture, serait de ne pas se fermer sur elle-même. On voit aujourd’hui, la culture, mise en avant pour s’opposer, se différencier et s’affirmer face à une autre culture … ! Une religion qui se voudrait universelle, à moins de se contredire, ne peut tomber dans ce piège.

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