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Articles avec #la quete du graal tag

La figure du Roi selon Jacqueline Kelen.

Publié le par Perceval

Poète, aventurier, amoureux ou chevalier, méditant ou voluptueux… les hommes convergent vers une figure centrale : celle du Roi.images

 

Le roi, parce que celui qu’on dénomme ainsi dans les contes ou les mythes incarne la perfection et la totalité… Seul et rayonnant, il est circulaire et centré…

Il est le juste ou parfait;  le magnanime ou le Vertueux. Il s’efface, il a l'humilité du puissant…

Il est cet homme souverain, jamais statique, toujours vibrant et voyageant sur terre et dans l’au-delà ; cet homme si vaste qu’il est à lui seul un monde.

Il prend tout à cœur, et il a cœur de remédier au malheur du monde. Non seulement il œuvre pour l’éternel, mais il œuvre sur cette terre.. Sa puissance n’est pas de domination mais de compassion et de service…

arthur2 

 

Le souverain est si lié à son royaume que la terre dépérit si lui-même s’affaiblit. Sa responsabilité s’avère donc immense : là est son seul titre de gloire. Rien ne saurait lui être étranger, indifférent. Il vit dans la ferveur, dans l’abime de la douleur, comme dans l’exaltation de la joie.

 

 

Le Roi représente le Dieu en soi… Fréquenter la beauté, se vouloir du roi ( rex, regis ), imiter Jésus ( François de salle )…

On n’a rien trouvé de mieux jusqu’ici pour développer sa sensibilité et accroître ses vertus… Si ce n’est par l’éducation, il reste l’immense ressources des livres, des contes, des œuvres d’art, il reste le silence et la réflexion solitaire.

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« L’éternel masculin » de Jacqueline Kelen.

Publié le par Perceval

le chevalier le GrécoLe Graal : «  cette coupe fabuleuse qui procure guérison aux hommes affligés et verdoiement de la Terre Gaste. C’est la coupe débordante du Cœur, aussi bien. Ce Cœur empli d’amour et de vaillance que le chevalier du Greco désignait d’un geste subtil …(…. ) Qu’y a t-il à l’intérieur du Graal ? A l’intérieur de soi ? quelle vision d’éternité procure t-il, au regard de quoi plus rien d’autre n’est important. Car le Graal, on ne peut le saisir, seulement le refléter. Il est une invitation à l’alchimie intérieure, à la transfiguration… »


roi pecheur perceval«  Il ya en chaque homme un Perceval, un Galaad par qui le vieux roi doit retrouver vigueur et joie. La blessure à la hanche du roi pêcheur désigne nettement une atteinte à sa virilité, une perte d’énergie qui entraine le dépérissement du royaume. »


« Tant qu’il y aura des chevaliers en quête du Graal, de cette dimension intérieure d’harmonie et d’amour qu’évoque aussi la lampe d’Aladin, notre monde continuera de tourner comme la table rojacqueline-kelennde du roi Arthur. Et même, si on ne pose pas la juste question en assistant au cortège, même si on ne retrouve pas la route du château où attend le roi pêcheur, du moins aura t-on essayé et ce faisant on aura transmis le mot de passe, le Graal ne sera pas oublié. Il ne s’agit pas tant de conquérir le Graal que de le garder vivant, en mémoire. Aussi ces chevaliers de toujours, chastes et amoureux, sages et hardis, secrets et fervents, demeurent les colporteurs de l’inoubliable. »

 

Jacqueline Kelen.

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Le Graal et le "Royaume".

Publié le par Perceval

Le Graal est à l’âme, ce que le Royaume est à l’esprit (note 1) . La quete du graalLe chevalier Perceval est le correspondant - inventé ( imaginaire, rêvé …) donc réel ( parce que découvert …) – de Jésus, né en Galilée, puis mort ( et ressuscité …), ce Jésus des Evangiles qui me montre la voie ( et qui est lui-même Le Chemin…) et qui donne un sens à la vie ( ll est La Vie .. !).


De Jésus et Perceval, c’est bien sûr, Lui – L’Homme Jésus, le plus « réel »… Mais,

D’une humanité qui, me semble souvent hors de ma mesure…

D’un Amour qui attend trop de moi...


rackham siegfried nothungconqueringswordRejoindre le chevalier et travailler dans ses pas, c’est trouver le compagnon d’âme.

Apprendre avec lui, à forger ses outils ( son épée ). Etre l’apprenti des règles symboliques qui régissent l’idéal que partagent d’autres compagnons d’arme.

Tomber, souvent, à terre, dans la fange des passions humaines … et toujours, se relever, avancer …


Il y a dans les mythes, les contes, tous les mystères que contiennent notre psyché. Pour ce qui me concerne, la méthode - pour pratiquer le Chemin qu’est le Christ – s’enrichit d’une connaissance symbolique… Cette « connaissance de soi » n’est pas qu’intellectuelle, elle est opérative par la pratique du conte ( et plus encore profondément par le mythe …) et précisément du Conte du Graal …


Chevalier dameLa gloire du chevalier s’exprime autant dans le combat, que dans l’allégeance qu’il fait à sa dame. «  dans tous les récits initiatiques, le héros masculin représente à la fois le corps et l’âme ( les sens, la sentimentalité, le psychisme )tandis que la femme représente l’esprit ( sapience, intelligence du cœur, le pneuma) » J KELEN …

On comprend que dès le moyen-âge, l’Eglise ait essayé de faire de la Dame, la personnification de l’Eglise romaine ou de Marie… Mais la « fin’amor » ne méprise pas le corps… Le chevalier chevauche entre la cité terrestre ( ou le jardin… ) et la Jérusalem céleste… Entre chair et « corps glorieux »…


(1)    Selon l’enseignement de Pères, l’humain est « chair », c’est à dire : corps, âme ( psyché) et esprit (pneuma ). Et c’est la chair, avec un « corps glorieux », qui est appelée à ressusciter.

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Le Fin'Amor... et l'Amour...

Publié le par Perceval

guillaume 9En découvrant, par le hasard des lectures, l’art des troubadours

Je lis que "dans une bulle de 1245, le pape innocent IV  qualifie, la langue provençale, de langue hérétique et en interdit l'usage aux étudiants" (Fauriel, T. I, p. 54)...! Rien de moins ...!

 

Je parviens à saisir toute la radicalité et la nouveauté de la «  fin’Amor » occitane… Je retrouve dans cette exaltation du ‘désir’, un objet similaire à celui de la Quête du Graal…

Cet « idéal amoureux » est devenu un art des passions secrètes et maitrisées…

 

Selon Jean Verdon ( historien, professeur à l’université de Limoges ) : on distinguait, durant cette longue période ( du Moyen-âge ) de mille ans, l’amor (passion violente, charnelle et dangereuse pour l’Eglise) et la caritas (amour chrétien, fraternel). Au cours du Haut Moyen Âge, les textes n’utilisent pas le mot amor dans un sens positif. L’affection est exprimée par d’autres mots….Chavalerie européenne Liricamedifranc

Pour Jean Verdon, La «  fin’amor » serait un rapport sublimé entre deux êtres (ou dit autrement un « amour spirituel ») qui recherche le désir sans jamais l’assouvir… Elle ne s’accomplit pas dans le mariage, elle est l'expression d'un désir d'absolu indépendant des codes établis…


Les troubadours trouveront sans doute, dans l’hérésie cathare, matière à leur inspiration… Si le monde matériel est mauvais, le manichéisme méprise le corps et professe la chasteté tandis qu’il idéalise l’âme… La dame, à la beauté absolue, manifeste le divin …

 

L’Eglise condamne l’expression de cet amour courtois à plusieurs reprises . Effectivement, non seulement elle promeut le mariage, mais de plus ne le justifie qu’en vue de la procréation … Césaire évêque d’Arles (470-543) dit que le mariage n’est voué qu’à la procréation et surtout pas à l’amour de la femme.

 

vierge 10Cette pensée courtoise imprègnera le siècle ; le symbole christianisé de la coupe du Graal - qui a recueilli le sang du Christ - prend une valeur féminine et devient l'objet d'une quête fervente. Bernard relit le Cantique des cantiques et oppose à la fin'amor la mystique de l'Amour divin ( 1129 ).

 

J’aimerais connaître ce que dans les temps anciens et plus encore, l’humain entendait par le mot «  amour »… Est-ce lié à la représentation que nous avions du féminin.. ? J’entends dire que l’amour serait né au XIIème siècle avec les troubadours, mais qu’en était-il à l’époque de l’écriture du «  Cantique des cantiques » .. ?

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L’attention et Perceval

Publié le par Perceval

Chez Chrétien de Troyes, Perceval échoue dans la première partie de sa quête, par son incapacité à questionner … et certains de lier cette faculté à une forme d’attention…

Je rapporte ci-dessous, des extraits d’une thèse de Christophe Imperiali : « En quête de Perceval. Étude sur un mythe littéraire »Complexe de Perceval oser la question

 

Il est à noter que Perceval, ne connaissait pas son nom ( non-connaissance de soi ). Et, pour comprendre les « signes », il est évidemment nécessaire de « se connaître ». ( cf Ricœur ).

Devant le cortège du Graal, deux questions s’entrechoquent : «  Qui l’on sert ?», «  A qui est-il parlé ?». «  Car si celui à qui on sert l’objet graal est peut-être un vieux roi « esperitaus », celui à qui on sert le signe graal, en revanche, est assurément le questionneur lui-même. Et s’il avait vraiment fallu que la question de Perceval restaure un ordre perturbé, sans doute est-il plus fondé de supposer que la réponse l’aurait concerné lui plutôt que le vieux roi, et que c’est de sa propre transformation que le geste rédempteur aurait pu venir. » Christophe Imperiali 

 

« L’attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité.

Il est donné à très peu d’esprits de découvrir que les choses et les êtres existent.

Depuis mon enfance je ne désire pas autre chose que d’en avoir reçu avant de mourir la révélation complète. […]

Cette découverte fait en somme le sujet de l’histoire du Graal. Seul un être prédestiné a la capacité de demander à un autre : « Quel est donc ton tourment ? » Et il ne l’a pas en entrant dans la vie. Il lui faut passer par des années de nuit obscure où il erre dans le malheur, loin de tout ce qu’il aime et avec le sentiment d’être maudit. Mais au bout de

questholygrail

tout cela il reçoit la capacité de poser une telle question, et du même coup la pierre de vie est à lui. Et il guérit la souffrance d’autrui. » SIMONE WEIL et JOË BOUSQUET, Correspondance, Lausanne: L'Age d'Homme, "Le Bruit du temps", 1982, pp. 18-9.

 

 


 

Perceval, en effet, ne prête que rarement attention aux autres,

 

« ni aux chevaliers qui l’interrogent dans la forêt et auxquels il ne répond pas ; ni au désespoir de sa mère et à l’histoire familiale qu’elle lui conte ; ni à cette mère, tombée devant le pont-levis ; ni aux larmes de la demoiselle de la tente ; ni à la mélancolie du roi Arthur ; ni à la détresse de Blanchefleur ; ni au regard que pose sur lui le Roi Pêcheur, à la langue et aux membres liés. Voilà la cause de son échec. » ZINK, "Le Graal, un mythe du salut", pp. 79-80.

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La quête, comme une traversée du quotidien...

Publié le par Perceval

Le présent, c’est le quotidien. Vivre, c’est être au présent du quotidien.

  Bosch-Epreuves-de-Job.jpgJob face aux calamtés

 

Aspirer au confort. Positiver. Enrayer la maladie. Tenir la forme et Ignorer la mort. Faire le vide - autour de soi-  de ce qui est éprouvant …

Les ténèbres de l’ignorance, du mal, de l’angoisse… sont à éviter dans un présent qui se voudrait épanouissant, zen …

 

Aujourd'hui, c’est ainsi, qu’il est si difficile d’assumer son «  éternel masculin ».

La quête chevaleresque n’est pas tendance .. !


Cette quête n’a pas pour objet de délivrer l’actualité - de la guerre, la souffrance et la mort ! Cette « recherche » n'atteint le soi que pour l'assumer, et faire œuvre pour le monde ( le Soi ). Le malentendu serait de se tromper d’objet : servir le soi ( égo )… alors qu’il s’agit de s’oublier pour apprendre à « connaître » le «  Soi divin » … Ici, la connaissance, n’a rien d’un « savoir » qui ne sert que soi.

 

La-legende-de-Thesee-et-le-Minotaure---Maitre-des-Casso.jpg«  Traverser l’épais, l’opaque permet de devenir subtil »… Traverser ce labeur, le héros, se l’impose lui-même : ( laborare et orare ). Le labeur, s’oppose au travail dans le sens où celui-ci est une obligation morale ( les honneurs ), sociale ( l’argent ).


« Avoir des problèmes », nous entraine à tout faire pour les résoudre. Le héros, n’a pas de problèmes : - Il traverse des épreuves … «  L’épreuve offre une occasion de grandir, de se découvrir, de se transformer .. (…) le danger, le combat, la solitude, la maladie, le deuil, n’apparaissent au héros ni comme des problèmes, ni comme des échecs, ni même comme des obstacles à la poursuite du voyage ; ils font intégralement partie du voyage, ce sont des portes à traverser…» Jacqueline Kelendaumal 6

 

Je reconnais, dans la " Recherche " de Marcel Proust, un tel voyage héroïque... Seul, malade, dans sa chambre, il ( et le poète en général ) refait héroïquement, sa quête artistique, en retraversant par l'écriture - une vie qui apparut, dans ce quotidien bourgeois, sans intérêt ...

 

René DAUMAL

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L’éternel féminin et l’éternel masculin, dans la Quête.

Publié le par Perceval

Il est une chance d’être homme. Je précise, de genre masculin… De la quête, à la flânerie… plaisirs de voir. La «  recherche » non pas seulement d’un temps perdu, mais de l’  « l’éternel »… Il est un chemin d’art et de beauté, que de contempler « la feminité » : un tout autre genre - éternellement inaccessible -Galahad et la demoiselle


« La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. » Baudelaire : l’écrivain continue ainsi :

« Ainsi il va, il court, il cherche. Que cherche-t-il ? À coup sûr, cet homme, tel que je l’ai dépeint, ce solitaire doué d’une imagination active ( …) a un but plus élevé que celui d’un pur flâneur, un but plus général, autre que le plaisir fugitif de la circonstance.

Cet élément transitoire, fugitif, dont les métamorphoses sont si fréquentes, vous n’avez pas le droit de le mépriser ou de vous en passer. En le supprimant, vous tombez forcément dans le vide d’une beauté abstraite et indéfinissable, comme celle de l’unique femme avant le premier péché. »


Botticeli HommeCet élan vers le « beau », m’autorise à voir, au travers même du « plaisir fugitif de la circonstance » et sans le mépriser, le « contingent » comme partie intime de « l’éternel »… Un peu comme, si – alors - nous méprisions le corps pour n’espérer que les grâces de l’esprit.. !Dandrane et le graal


L’éternel masculin, se reconnaît dans la vigueur héroïque nécessaire à la quête. L’homme au cœur aventureux, Perceval, rencontre un «  roi pêcheur » qui lui, est blessé dans sa virilité, dans son corps.. 


La Femme est éveilleuse, initiatrice et aussi fatale - elle doit faire partie du destin du héros, pour qu’il s’accomplisse .


«  La plus grande idéalité qu’une femme puisse éveiller chez un homme, c’est au fond la conscience de l’immortalité. » Kierkegaard

 

Avertissement: Attention, je ne réduis pas la femme d'aujourd'hui au " Féminin "...

Je parle " symbole " ... et l'évocation que j'en fais est parcellaire. L'Humain est complexe, et ses traces sociales, psychologiques, spirituelles ... ne sont que parcelles de la Vérité ...

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Le Graal et la Quête, aujourd’hui.

Publié le par Perceval

Retour vers la Quête et son Objet…

Je parcours, à nouveau, - rapidement - l’oeuvre de CG Jung. Et je découvre, grâce à la Quête du Graal, Emma Jung...Emma Jung

  • Perceval, figure totémique de ce que je suis, est confronté à un double embarras.


anima animus 2-          La problématique de la relation « féminin-masculin », imagée par ces extrémités que sont le désir brutal et l’idéalisation ( amour courtois, et culte marial ) : L’anima.


odilon-redon-noir-fantastique-couleur-sereine-L-FjwwM2-          L’expérience religieuse qui cohabite avec l’existence du mal. Le mal inhérent à la nature humaine et le mal que Dieu, n'empêche pas… :  L’ombre.


  • La Coupe correspond à la vie spirituelle capable de recevoir le sang du Christ, c’est à dire cette sagesse présente dans le cœur de Jésus. Ainsi, le Graal reçoit les grâces d'en haut et les communique à ce qui est en-dessous.sang du Christ graal

La réalité du sens donné au Graal est oublié, voire perdu. Perceval, s’il Le recherche sans le savoir, n’en a pas " la connaissance "  et omet de le questionner : Qui sert-il ?


L’homme est ainsi spirituellement isolé…

- J’en suis là, à revenir – en quête du Graal – trop tôt aperçu, et définitivement inscrit dans le cœur.

 

* Le chevalier, est un héros ... hanté par une voix qui dit que la question et la réponse se trouvent dans un lieu caché ( derrière les définitions et les expressions qui répondent à l'esprit ).

* Et, la quête, c’est l’histoire d’une perte, qui se continue d’âge en âge …

 


CompassionL’un des chemins, vers le Graal, pourrait être la compassion, ( pour le roi blessé.. ) Ainsi, le Christ crucifié en appelle à réveiller nos cœurs à l’Amour, et donc à tourner notre esprit, des préoccupations brutes de la vie dans le monde, à des valeurs proches du don de soi … Serait-ce une explication à la souffrance ? Seule la compassion, l’Amour, peut transformer l’homme.

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  • La Quête du Graal constitue aussi, et surtout, une image de cette lente et douloureuse maturation intérieure que Jung appelle le processus d'individuation. Se mettre en quête, ne serait-ce pas en définitive s'ouvrir à la réalisation du Soi, autrement dit accueillir en son vase intérieur l'incarnation de la divinité ?

Le conte du Graal est une pédagogie pour aborder cette Quête.

 

Plus précisément : dans ma vie, « des événements comparables ( à ceux du conte ) se produisent dans la vie quotidienne où certaines situations se répètent inlassablement sous des formes différentes. Tout d’abord, elles apparaissent fortuites et dépourvues de sens, à l’image des aventures de Perceval. Mais si notre attention est mise en éveil ( par la répétition de telles coïncidences …)  et si nous les examinons avec soin, nous noterons qu’elles sont, en général, l’expression multiforme d’une situation spécifique qui persistera jusqu’à ce que sa signification soit saisie et que son objectif soit réalisé.

Par un effort sans cesse renouvelé, et dans des conditions souvent inhumaines, le héros surmonte les échecs et les dangers, et cherche à accomplir la grande et belle tâche qui lui était assignée dès sa naissance. L’histoire de Perceval illustre parfaitement cet effort. Au départ, la chevalerie ne constituait pour lui qu’un objet de convoitise. Puis, au travers de nombreuses erreurs, il mûrit lentement et épouse son destin en devenant le meilleur des chevaliers, le seul qui puisse conquérir le Graal. » (  LA LEGENDE DU GRAAL de Emma Jung et Marie Louise von Frans)

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Rencontrer Dieu: - le Graal - M.M. Davy

Publié le par Perceval

Un texte à propos de Marie Madeleine DAVY:Marie Madeleine Davy 2

« L’œuvre primordiale de l’homme, écrit, Henri Le Saux,Henri le saux abhishiktananda est de rentrer au-dedans afin d’y rencontrer soi-même.

Qui ne s’est pas rencontré soi-même en soi-même a-t-il jamais rencontré Dieu ?

Et qui n’a pas rencontré Dieu en soi, s’est-il jamais rencontré lui-même ? »

Cette expérience est aussi celle d’un solitaire, comme elle, d’un moine, mais aussi d’un homme qui vivra douloureusement son isolement, au sein de son Église. Enfin, lorsqu’à son sujet, Marie-Madeleine Davy parle de

« situer Henri Le Saux dans la mouvance de Maître Eckhart »Maitre Eckhart 1

elle ne fait rien d’autre que de souligner la parenté qui existe entre leurs deux expériences, « orientées vers l’Unité », dont le terme apparaît celui de tout ésotérisme chrétien, le Graal – le Soi :

santo graal8

« La quête du Graal n’est autre au fond que la Quête de Soi, Quête unique signifiés sous tous les mythes et les symboles.

C’est Soi qu’on cherche à travers tout.

Et pour cette Quête, on court partout alors que le Graal est ici, tout près ; il n’y a qu’à ouvrir les yeux. Et c’est la découverte du Graal dans sa vérité ultime ». M . M. Davy

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Ecoeuré d'amour

Publié le par Perceval

Queamour d ‘Amour ! … Sur des blogs; mais aussi dans les églises, les temples… La solution est simple : il suffit de s’aimer ! Alors, je vous aime … ?

Tout en rose, des cœurs partout … C’est facile, et écœurant … C'est superficiel...!


Attention ! Idéologie… ! Car ce comportement nie l’existence. Chevalier 2Nous ne pouvons pas vivre dans un monde aseptisé, trop beau, trop pur… Totalitaire !

 

Le chevalier est un pèlerin. Il ne rêve pas son existence. Il se sait mortel et imparfait. La vie est une quête ; le travail, la peine, les efforts, la chute et quelques victoires sont le lot quotidien. Il n’est pas une star ; il s’engage, il a des ennemis …


Je ne nie pas, l'Amour.  L'Amour est divin, et la vertu humaine.   

Je voudrais pouvoir aimer ... Je crois que j’ai en moi la possibilité d’être ‘bon’. Je crois que je suis capable d’être libre, et d’aimer. De sorte que ma quête n’est pas un chemin de mort, mais un chemin de vie. Un chemin de passiodes-hommes-et-des-dieux film 4n …

 

Le chevalier appartient à la cité. La quête du Graal, correspond à une recherche d’idéal et de perfection, non de moi, mais de l’humanité. Pourtant, cette recherche ne passe que par un travail de purification sur soi. Un chemin vers le centre - de mon être et – de l’Humanité...

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