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Articles avec #la quete du graal tag

Kafka et Perceval: coupables !

Publié le par Perceval

Kafka, c’est : -  le père honni, - un homme qui aime les femmes, mais est incapable d’en choisir une.franz-kafka.jpg

Kafka, c’est : - un style de constat d’huissier, - un comique de situation ( grotesque).

Kafka, ce n’est pas sociologique (pas d’argent, de commerce, de pouvoir …) , pas politique (pas d’idéologie, de parti, de religion.. )

Kafka est un homme sportif, énergique, séduisant ( ténébreux, au physique étrange ..) … Il peut être dépressif, douter et choisir la solitude… Il n’est pas malheureux. Il est docteur en droit : études dont il méprise le contenu… Il n’est pas victime, mais «  en rage », avec humour… !. Les lectures de ses œuvres ( qu’il n’a pas publié ), entre amis, constituaient des moments de franche hilarité..( Max Brod , en témoigne )


302633_13129830_photoscapdvd-041_H140557_L.jpg«  L’histoire de Joseph K., rappelle celle de Perceval et du Saint-Graal. Comme lui K. se perd dans les questions qui n’en sont pas, mais il ne pose jamais la question qu’il faut. Et Kafka sait que là réside toute l’énigme. L’étude du manuscrit le prouve : il retranche parfois certains mots qui pourraient rendre l’énigme trop claire. La seule vraie question, qu’il ne pose pas, est celle-là : est-ce qu’il s’agit vraiment de se faire acquitter ? Si chacun en ce monde, est convoqué au tribunal, est-ce que je ne suis pas moi-même membre du tribunal, investi moi aussi du pouvoir d’acquitter ? Toute l’œuvre repose sur cette évidence : il y a quelque chose de simple à dire, qui dissiperait le cauchemar. » Vaclav Jamek


Le rôle de la "grande" littérature, ou du mythe... est de nous interroger sur nous-même. Ici, il 3-singes-Ne-rien-voir--dire--entendre.jpgest interessant  de rapprocher deux " héros" qui s'éclairent l'un - l'autre, et nous poussent dans nos retranchement...

Au lieu d'être confortablement une victime, ne suis-je pas coupable ? … de n’avoir pas su dire ce qu’il fallait en face de l’infamie ( du mal ) ?

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L'accés au " monde du sens ", par le mythe

Publié le par Perceval

Prométhée, apporte « la connaissance » aux hommes, et c’est – parmi les conséquences – le contenu de la boîte de Pandore qui se répand … !

Nous avons, pour la gloire du dieu «  Raison », raillé toute croyance et brisé la fragile construction de sens, que les traditions avaient fondée… Corail

Il est vrai et c’est facile de le constater au procés de l’histoire, que la bêtise s’était propagée sous le couvert du religieux, mais aujourd’hui notre monde consumériste et matérialiste a relégué l’ensemble du monde spirituel, dans les fosses de l’obscurantisme … Etc …

 

Aujourd’hui, ce qui nous sauve, c’est que cet «  espace-temps » spirituel ( le monde du sens ) , ne se dissoudra jamais totalement ( malgré le marché du développement personnel, les dérives sectaires …etc ), dans le monde gouverné par les lois du marché, et sa forme de rationalité … En effet, ce désir de sens, cette recherche de l'entrée dans le " monde du sens" caractérise l'humain, et s'observe tout au long de l'histoire au travers de l'exploitation des archétypes ... ( j'ai du mal à trouver la bonne formule ...! )

 

Le christianisme, lui-même, a longtemps « collaboré » au pouvoir d’une pensée unique, à tel point qu’aujourd’hui encore  - religion et spiritualité - paraissent pour beaucoup opposés … ! Ce n'est pas sans raisons qu'aujourd’hui encore, le monothéisme ( en général ) est accusé d’être à la source de la violence …  !

 

Dépassons, ces constats historiques, et reconnaissons en chaque homme, le désir de sens… Ce «  monde du sens », n’est pas «  illusion » ; à l’inverse, et c’est le cœur du message bouddhiste, c’est de ce monde qui semble si réel, qu’émane les illusions que nous plaçons au centre de nos vie … !

Dragon Perceval

Pour explorer ce «  monde du sens » , il est nécessaire, pour les occidentaux et les cartésiens que nous sommes - en tout cas pour ce que je suis moi - … de commencer l’aventure par un voyage dans nos mythes … En effet, mon esprit a besoin de réveiller son cœur…

 

Le « symbole » est la pierre angulaire » de cette méthode par les mythes ( "la Mythode" : selon Luc Bigé ) .

« Lors de cette exploration l’espace intérieur du chercheur se substitue au laboratoire de recherche ; le sens esthétique remplace le sens pratique, la subtilité se substitue à la force ; le non-effort et l’acceptation de l’inconnu priment sur l’effort et l’accomplissement d’objectifs assignés ; le lâcher prise marque la victoire alors que la conquête est l’indice de l’échec ; la coopération devient de plus en plus une évidence naturelle alors que les restes de l’esprit de compétitivité marquent l’inaccomplissement de l’unité du réel. » Luc Bigé.

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L'avent et la quête ...

Publié le par Perceval

Etes-vous sûr que ce n’est qu’une légende ?Sir perceval

 

 

 

 

OrageSur la « terre gaste », aux paysages désolés, l’horizon n’annonce aucun espoir… C’est là, cependant, que l’homme en quête, si son cœur s’y prête, se laisse conduire…

 

Attiré jusqu’au fond de gorges, il arrive devant un étang.

 

 

Puis ...

 

 

A l’heure du repos de l’âme, derrière la brume, apparaît le château. Le pauvre pecheur détailPour s’y rendre, il est nécessaire de laisser métaux et contrariétés, et de nuit traverser - jusqu’à l’autre rive -  le cours du temps…

 

 

 

 

Ici, et maintenant :


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La figure du Roi selon Jacqueline Kelen.

Publié le par Perceval

Poète, aventurier, amoureux ou chevalier, méditant ou voluptueux… les hommes convergent vers une figure centrale : celle du Roi.images

 

Le roi, parce que celui qu’on dénomme ainsi dans les contes ou les mythes incarne la perfection et la totalité… Seul et rayonnant, il est circulaire et centré…

Il est le juste ou parfait;  le magnanime ou le Vertueux. Il s’efface, il a l'humilité du puissant…

Il est cet homme souverain, jamais statique, toujours vibrant et voyageant sur terre et dans l’au-delà ; cet homme si vaste qu’il est à lui seul un monde.

Il prend tout à cœur, et il a cœur de remédier au malheur du monde. Non seulement il œuvre pour l’éternel, mais il œuvre sur cette terre.. Sa puissance n’est pas de domination mais de compassion et de service…

arthur2 

 

Le souverain est si lié à son royaume que la terre dépérit si lui-même s’affaiblit. Sa responsabilité s’avère donc immense : là est son seul titre de gloire. Rien ne saurait lui être étranger, indifférent. Il vit dans la ferveur, dans l’abime de la douleur, comme dans l’exaltation de la joie.

 

 

Le Roi représente le Dieu en soi… Fréquenter la beauté, se vouloir du roi ( rex, regis ), imiter Jésus ( François de salle )…

On n’a rien trouvé de mieux jusqu’ici pour développer sa sensibilité et accroître ses vertus… Si ce n’est par l’éducation, il reste l’immense ressources des livres, des contes, des œuvres d’art, il reste le silence et la réflexion solitaire.

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« L’éternel masculin » de Jacqueline Kelen.

Publié le par Perceval

le chevalier le GrécoLe Graal : «  cette coupe fabuleuse qui procure guérison aux hommes affligés et verdoiement de la Terre Gaste. C’est la coupe débordante du Cœur, aussi bien. Ce Cœur empli d’amour et de vaillance que le chevalier du Greco désignait d’un geste subtil …(…. ) Qu’y a t-il à l’intérieur du Graal ? A l’intérieur de soi ? quelle vision d’éternité procure t-il, au regard de quoi plus rien d’autre n’est important. Car le Graal, on ne peut le saisir, seulement le refléter. Il est une invitation à l’alchimie intérieure, à la transfiguration… »


roi pecheur perceval«  Il ya en chaque homme un Perceval, un Galaad par qui le vieux roi doit retrouver vigueur et joie. La blessure à la hanche du roi pêcheur désigne nettement une atteinte à sa virilité, une perte d’énergie qui entraine le dépérissement du royaume. »


« Tant qu’il y aura des chevaliers en quête du Graal, de cette dimension intérieure d’harmonie et d’amour qu’évoque aussi la lampe d’Aladin, notre monde continuera de tourner comme la table rojacqueline-kelennde du roi Arthur. Et même, si on ne pose pas la juste question en assistant au cortège, même si on ne retrouve pas la route du château où attend le roi pêcheur, du moins aura t-on essayé et ce faisant on aura transmis le mot de passe, le Graal ne sera pas oublié. Il ne s’agit pas tant de conquérir le Graal que de le garder vivant, en mémoire. Aussi ces chevaliers de toujours, chastes et amoureux, sages et hardis, secrets et fervents, demeurent les colporteurs de l’inoubliable. »

 

Jacqueline Kelen.

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Le Graal et le "Royaume".

Publié le par Perceval

Le Graal est à l’âme, ce que le Royaume est à l’esprit (note 1) . La quete du graalLe chevalier Perceval est le correspondant - inventé ( imaginaire, rêvé …) donc réel ( parce que découvert …) – de Jésus, né en Galilée, puis mort ( et ressuscité …), ce Jésus des Evangiles qui me montre la voie ( et qui est lui-même Le Chemin…) et qui donne un sens à la vie ( ll est La Vie .. !).


De Jésus et Perceval, c’est bien sûr, Lui – L’Homme Jésus, le plus « réel »… Mais,

D’une humanité qui, me semble souvent hors de ma mesure…

D’un Amour qui attend trop de moi...


rackham siegfried nothungconqueringswordRejoindre le chevalier et travailler dans ses pas, c’est trouver le compagnon d’âme.

Apprendre avec lui, à forger ses outils ( son épée ). Etre l’apprenti des règles symboliques qui régissent l’idéal que partagent d’autres compagnons d’arme.

Tomber, souvent, à terre, dans la fange des passions humaines … et toujours, se relever, avancer …


Il y a dans les mythes, les contes, tous les mystères que contiennent notre psyché. Pour ce qui me concerne, la méthode - pour pratiquer le Chemin qu’est le Christ – s’enrichit d’une connaissance symbolique… Cette « connaissance de soi » n’est pas qu’intellectuelle, elle est opérative par la pratique du conte ( et plus encore profondément par le mythe …) et précisément du Conte du Graal …


Chevalier dameLa gloire du chevalier s’exprime autant dans le combat, que dans l’allégeance qu’il fait à sa dame. «  dans tous les récits initiatiques, le héros masculin représente à la fois le corps et l’âme ( les sens, la sentimentalité, le psychisme )tandis que la femme représente l’esprit ( sapience, intelligence du cœur, le pneuma) » J KELEN …

On comprend que dès le moyen-âge, l’Eglise ait essayé de faire de la Dame, la personnification de l’Eglise romaine ou de Marie… Mais la « fin’amor » ne méprise pas le corps… Le chevalier chevauche entre la cité terrestre ( ou le jardin… ) et la Jérusalem céleste… Entre chair et « corps glorieux »…


(1)    Selon l’enseignement de Pères, l’humain est « chair », c’est à dire : corps, âme ( psyché) et esprit (pneuma ). Et c’est la chair, avec un « corps glorieux », qui est appelée à ressusciter.

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Le Fin'Amor... et l'Amour...

Publié le par Perceval

guillaume 9En découvrant, par le hasard des lectures, l’art des troubadours

Je lis que "dans une bulle de 1245, le pape innocent IV  qualifie, la langue provençale, de langue hérétique et en interdit l'usage aux étudiants" (Fauriel, T. I, p. 54)...! Rien de moins ...!

 

Je parviens à saisir toute la radicalité et la nouveauté de la «  fin’Amor » occitane… Je retrouve dans cette exaltation du ‘désir’, un objet similaire à celui de la Quête du Graal…

Cet « idéal amoureux » est devenu un art des passions secrètes et maitrisées…

 

Selon Jean Verdon ( historien, professeur à l’université de Limoges ) : on distinguait, durant cette longue période ( du Moyen-âge ) de mille ans, l’amor (passion violente, charnelle et dangereuse pour l’Eglise) et la caritas (amour chrétien, fraternel). Au cours du Haut Moyen Âge, les textes n’utilisent pas le mot amor dans un sens positif. L’affection est exprimée par d’autres mots….Chavalerie européenne Liricamedifranc

Pour Jean Verdon, La «  fin’amor » serait un rapport sublimé entre deux êtres (ou dit autrement un « amour spirituel ») qui recherche le désir sans jamais l’assouvir… Elle ne s’accomplit pas dans le mariage, elle est l'expression d'un désir d'absolu indépendant des codes établis…


Les troubadours trouveront sans doute, dans l’hérésie cathare, matière à leur inspiration… Si le monde matériel est mauvais, le manichéisme méprise le corps et professe la chasteté tandis qu’il idéalise l’âme… La dame, à la beauté absolue, manifeste le divin …

 

L’Eglise condamne l’expression de cet amour courtois à plusieurs reprises . Effectivement, non seulement elle promeut le mariage, mais de plus ne le justifie qu’en vue de la procréation … Césaire évêque d’Arles (470-543) dit que le mariage n’est voué qu’à la procréation et surtout pas à l’amour de la femme.

 

vierge 10Cette pensée courtoise imprègnera le siècle ; le symbole christianisé de la coupe du Graal - qui a recueilli le sang du Christ - prend une valeur féminine et devient l'objet d'une quête fervente. Bernard relit le Cantique des cantiques et oppose à la fin'amor la mystique de l'Amour divin ( 1129 ).

 

J’aimerais connaître ce que dans les temps anciens et plus encore, l’humain entendait par le mot «  amour »… Est-ce lié à la représentation que nous avions du féminin.. ? J’entends dire que l’amour serait né au XIIème siècle avec les troubadours, mais qu’en était-il à l’époque de l’écriture du «  Cantique des cantiques » .. ?

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L’attention et Perceval

Publié le par Perceval

Chez Chrétien de Troyes, Perceval échoue dans la première partie de sa quête, par son incapacité à questionner … et certains de lier cette faculté à une forme d’attention…

Je rapporte ci-dessous, des extraits d’une thèse de Christophe Imperiali : « En quête de Perceval. Étude sur un mythe littéraire »Complexe de Perceval oser la question

 

Il est à noter que Perceval, ne connaissait pas son nom ( non-connaissance de soi ). Et, pour comprendre les « signes », il est évidemment nécessaire de « se connaître ». ( cf Ricœur ).

Devant le cortège du Graal, deux questions s’entrechoquent : «  Qui l’on sert ?», «  A qui est-il parlé ?». «  Car si celui à qui on sert l’objet graal est peut-être un vieux roi « esperitaus », celui à qui on sert le signe graal, en revanche, est assurément le questionneur lui-même. Et s’il avait vraiment fallu que la question de Perceval restaure un ordre perturbé, sans doute est-il plus fondé de supposer que la réponse l’aurait concerné lui plutôt que le vieux roi, et que c’est de sa propre transformation que le geste rédempteur aurait pu venir. » Christophe Imperiali 

 

« L’attention est la forme la plus rare et la plus pure de la générosité.

Il est donné à très peu d’esprits de découvrir que les choses et les êtres existent.

Depuis mon enfance je ne désire pas autre chose que d’en avoir reçu avant de mourir la révélation complète. […]

Cette découverte fait en somme le sujet de l’histoire du Graal. Seul un être prédestiné a la capacité de demander à un autre : « Quel est donc ton tourment ? » Et il ne l’a pas en entrant dans la vie. Il lui faut passer par des années de nuit obscure où il erre dans le malheur, loin de tout ce qu’il aime et avec le sentiment d’être maudit. Mais au bout de

questholygrail

tout cela il reçoit la capacité de poser une telle question, et du même coup la pierre de vie est à lui. Et il guérit la souffrance d’autrui. » SIMONE WEIL et JOË BOUSQUET, Correspondance, Lausanne: L'Age d'Homme, "Le Bruit du temps", 1982, pp. 18-9.

 

 


 

Perceval, en effet, ne prête que rarement attention aux autres,

 

« ni aux chevaliers qui l’interrogent dans la forêt et auxquels il ne répond pas ; ni au désespoir de sa mère et à l’histoire familiale qu’elle lui conte ; ni à cette mère, tombée devant le pont-levis ; ni aux larmes de la demoiselle de la tente ; ni à la mélancolie du roi Arthur ; ni à la détresse de Blanchefleur ; ni au regard que pose sur lui le Roi Pêcheur, à la langue et aux membres liés. Voilà la cause de son échec. » ZINK, "Le Graal, un mythe du salut", pp. 79-80.

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La quête, comme une traversée du quotidien...

Publié le par Perceval

Le présent, c’est le quotidien. Vivre, c’est être au présent du quotidien.

  Bosch-Epreuves-de-Job.jpgJob face aux calamtés

 

Aspirer au confort. Positiver. Enrayer la maladie. Tenir la forme et Ignorer la mort. Faire le vide - autour de soi-  de ce qui est éprouvant …

Les ténèbres de l’ignorance, du mal, de l’angoisse… sont à éviter dans un présent qui se voudrait épanouissant, zen …

 

Aujourd'hui, c’est ainsi, qu’il est si difficile d’assumer son «  éternel masculin ».

La quête chevaleresque n’est pas tendance .. !


Cette quête n’a pas pour objet de délivrer l’actualité - de la guerre, la souffrance et la mort ! Cette « recherche » n'atteint le soi que pour l'assumer, et faire œuvre pour le monde ( le Soi ). Le malentendu serait de se tromper d’objet : servir le soi ( égo )… alors qu’il s’agit de s’oublier pour apprendre à « connaître » le «  Soi divin » … Ici, la connaissance, n’a rien d’un « savoir » qui ne sert que soi.

 

La-legende-de-Thesee-et-le-Minotaure---Maitre-des-Casso.jpg«  Traverser l’épais, l’opaque permet de devenir subtil »… Traverser ce labeur, le héros, se l’impose lui-même : ( laborare et orare ). Le labeur, s’oppose au travail dans le sens où celui-ci est une obligation morale ( les honneurs ), sociale ( l’argent ).


« Avoir des problèmes », nous entraine à tout faire pour les résoudre. Le héros, n’a pas de problèmes : - Il traverse des épreuves … «  L’épreuve offre une occasion de grandir, de se découvrir, de se transformer .. (…) le danger, le combat, la solitude, la maladie, le deuil, n’apparaissent au héros ni comme des problèmes, ni comme des échecs, ni même comme des obstacles à la poursuite du voyage ; ils font intégralement partie du voyage, ce sont des portes à traverser…» Jacqueline Kelendaumal 6

 

Je reconnais, dans la " Recherche " de Marcel Proust, un tel voyage héroïque... Seul, malade, dans sa chambre, il ( et le poète en général ) refait héroïquement, sa quête artistique, en retraversant par l'écriture - une vie qui apparut, dans ce quotidien bourgeois, sans intérêt ...

 

René DAUMAL

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L’éternel féminin et l’éternel masculin, dans la Quête.

Publié le par Perceval

Il est une chance d’être homme. Je précise, de genre masculin… De la quête, à la flânerie… plaisirs de voir. La «  recherche » non pas seulement d’un temps perdu, mais de l’  « l’éternel »… Il est un chemin d’art et de beauté, que de contempler « la feminité » : un tout autre genre - éternellement inaccessible -Galahad et la demoiselle


« La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. » Baudelaire : l’écrivain continue ainsi :

« Ainsi il va, il court, il cherche. Que cherche-t-il ? À coup sûr, cet homme, tel que je l’ai dépeint, ce solitaire doué d’une imagination active ( …) a un but plus élevé que celui d’un pur flâneur, un but plus général, autre que le plaisir fugitif de la circonstance.

Cet élément transitoire, fugitif, dont les métamorphoses sont si fréquentes, vous n’avez pas le droit de le mépriser ou de vous en passer. En le supprimant, vous tombez forcément dans le vide d’une beauté abstraite et indéfinissable, comme celle de l’unique femme avant le premier péché. »


Botticeli HommeCet élan vers le « beau », m’autorise à voir, au travers même du « plaisir fugitif de la circonstance » et sans le mépriser, le « contingent » comme partie intime de « l’éternel »… Un peu comme, si – alors - nous méprisions le corps pour n’espérer que les grâces de l’esprit.. !Dandrane et le graal


L’éternel masculin, se reconnaît dans la vigueur héroïque nécessaire à la quête. L’homme au cœur aventureux, Perceval, rencontre un «  roi pêcheur » qui lui, est blessé dans sa virilité, dans son corps.. 


La Femme est éveilleuse, initiatrice et aussi fatale - elle doit faire partie du destin du héros, pour qu’il s’accomplisse .


«  La plus grande idéalité qu’une femme puisse éveiller chez un homme, c’est au fond la conscience de l’immortalité. » Kierkegaard

 

Avertissement: Attention, je ne réduis pas la femme d'aujourd'hui au " Féminin "...

Je parle " symbole " ... et l'évocation que j'en fais est parcellaire. L'Humain est complexe, et ses traces sociales, psychologiques, spirituelles ... ne sont que parcelles de la Vérité ...

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