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foi

Christian Bobin: la Foi, la vie ....

Publié le par Perceval

J’ai écouté, en podcast : Christian Bobin. Bien sûr, également, je l’avais lu …

 

Sans prendre des notes, j’ai envie de reprendre ce que je pense avoir mémorisé… C’est donc une réécriture non fidèle, peut-être également avec un peu de moi … J’assume le tout.

 

La Foi, à mon avis dit Christian Bobin, c’est la vie à la plus grande intensité. Ce n’est pas une affaire de gestionnaire, d’un appareil bureaucratique … Ce n’est pas une banque, qui demande des comptes …savoirs

La Foi, c’est toucher par moment le brulant de cette vie, le plus dense de  l’expérience humaine … Une attention portée au vivant.  Et, si l’amnésie ronge tout, la Foi, elle ne disparaît pas …

C’est comme un bond enfantin par dessus le petit ruisseau de la mort …

 

La Bible, c’est un grenier empli de l’expérience humaine…

Encore faut-il que le meilleur soit transmis… C’est le rôle de l’institution …

Il n’y a pas de plus belle expérience humaine que celle du Christ, elle nous a été léguée de mains en mains …

Les institutions sont juste des traces de doigts … sur ce qu’il y a de plus pur, l’expérience  d’un homme ..

On peut oublier les institutions, mais on ne peut pas oublier l’espérance … Aujourd’hui, on entend un bruit de tiroir caisse …Il n’y a plus dans le monde que des marchandises… Et pourtant, notre vie est pleine de richesses…

Le bonheur facile, c’est la version Walt Disney …

Tempête christ-asleep-in-his-boat-jules-joseph-meynier

Enlevez la mort, c’est enlever toutes ses chances à la  la vie…  Il est possible que les épreuves soient une chance, elles avivent les sentiments de vie … Un bonheur qui serait chewingommisé serait terrible …

Plus je regarde cette vie, avec tout : plus je l’aime, et plus je suis d’accord qu’elle nous quitte un jour … la mort va tous nous prendre, aussi innocemment qu’une petite fille qui cueille des fleurs dans un près… Et c’est bien, il n’y a pas de peur …

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Silence et parole... avec Benoît XVI

Publié le par Perceval

vatican 

 

 

"Silence et parole sont deux moments de la communication qui doivent s'équilibrer, se succéder et se compléter pour parvenir à un dialogue authentique et à une profonde proximité entre les personnes (... )


Le silence fait partie intégrante de la communication et sans lui aucune parole riche de sens ne peut exister. Dans le silence nous écoutons et nous nous connaissons mieux nous-mêmes ; dans le silence, la pensée naît et s’approfondit, nous comprenons avec une plus grande clarté ce que nous voulons dire ou ce que nous attendons de l'autre, nous choisissons comment nous exprimer. Se taire permet à l'autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. ( … ) le silence devient essentiel pour discerner ce qui est important de ce qui est inutile ou accessoire.


Parfois, ( le silence ) Moine abbaye de Saint-sixtepeut être bien plus éloquent qu’une réponse hâtive et permettre à qui  s’interroge de descendre au plus profond de lui-même et de s'ouvrir à ce chemin de réponse que Dieu a inscrit dans le cœur de l'homme.
Ce flux incessant de questions manifeste, au fond, l'inquiétude de l'être humain toujours à la recherche de vérités, petites ou grandes, qui donnent un sens et une espérance à l'existence. L'homme ne peut se contenter d'un simple et tolérant échange d’opinions sceptiques et d’expériences de vie : tous, nous sommes des chercheurs de vérité …


( …) Il n'y a pas lieu de s'étonner que, dans les différentes traditions religieuses, la solitude et le silence soient des espaces privilégiés pour aider les personnes non seulement à se retrouver elles-mêmes mais aussi à retrouver  la Vérité qui donne sens à toutes choses. Le Dieu de la révélation biblique parle également sans paroles  (…) Le silence de Dieu prolonge ses paroles précédemment énoncées. Dans ces moments obscurs, il parle dans le mystère de son silence »
Si Dieu parle à l'homme aussi dans le silence, de même l'homme découvre dans le silence la possibilité de parler avec Dieu et de Dieu. « Nous avons besoin de ce silence qui devient contemplation et qui nous fait entrer dans le silence de Dieu pour arriver ainsi au point où naît la Parole, la Parole rédemptrice. ( …)  La contemplation silencieuse nous immerge dans la source de l’Amour, qui nous conduit vers notre prochain (…)


S'éduquer à la communication veut dire apprendre à écouter, à contempler, bien plus qu'à parler.

 

MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI POUR LA 46ème JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES  [Dimanche 20 mai 2012]

 

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Le christianisme n’est pas la religion d’un livre :

Publié le par Perceval

Pierre Gibert jésuitePierre Gibert, jésuite, est un exégète. Cela fait des dizaines d’années qu’il étudie «  l’ancien testament » et qu’il est toujours passionné.

Et, ce qui m’a frappé, c’est cette insertion sur ce qu’il nomme une difficulté chez les chrétiens : ( article «  Le monde de la Bible N°196 » )


… Accepter la Bible dans sa véritable nature, dans ses exigences Bible dans main de Dieuintellectuelles et théologiques. «  Je suis très intrigué, explique t-il, par cette récurrence, chez l’homo religiosus, à résister à l’histoire et à la relativité, qui demande à la Bible d’être in livre « sacré ». Les chrétiens seraient-ils nostalgiques du Coran ? Comment faire admettre ces beaux acquis de l’exégèse critique qui ont pourtant produits du sens ? »

Selon l’exégète, cet homo religiosus refuserait la condition humaine : «  Il voudrait une parole d’éternité fixée à un point X derrière nous, alors que l’Evangile nous dit que la plénitude de la vérité est devant nous. Même au Moyen-âge, Thomas d’Aquin, relativisait les premiers récits de la Genèse par rapport à ce qu’Aristote disait. Le retour du créationnisme m’inquiète. »

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Parce que Dieu a tout dit, Dieu peut se taire...

Publié le par Perceval

Anné de la foi vatican 2Quand je dis mon désir de « connaître » Dieu ( ou le divin …), je m’empresse de justifier mon ignorance  en avançant qu’Il est mystérieux ou incompréhensible…

Quel serait donc ce « savoir » adapté à cette connaissance.. ?  Je ne connais pas Dieu, comme je connais les mathématiques, ou la géographie…


Je connais Dieu par la Foi…

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Le savoir est adapté à l’objet à connaître, c’est là, la limite même de l’humain …

Ainsi, je peux me demander si le cosmos m’apparaitrait « ordonné » , si le type de connaissance utilisé pour l’appréhender, n'était pas rationnel … ? Ma méthode de connaissance ( lois mathématiques ) ne correspond elle qu'à des "lunettes" ...? 


Aussi, et cela est peut-être plus sûr: je ne peux parler du Dieu de Jésus-Christ, que dans la mesure où il s’est fait connaître, où il s’est révélé.

Cette révélation ( dans un homme) est totale, complète …

 

- J’ai parfois l’impression que Dieu est « absent », alors que s’il se tait, c’est qu’il a déjà tout dit … !

 

Cette dernière reflexion, entendue  lors d'une conférence de Christoph Theobald sj, à Limoges sur le Concile Vatican 2, est tout à fait " catholique " ( Dieu a tout dit en son Verbe ) ...

 

Ci-dessous, regardez cette vidéo, qui fait le lien entre les motifs vivants et évolutifs de la nature, et l'inspiration humaine ...


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Le catholique est un anticonformiste.

Publié le par Perceval

Anné de la foi vatican 2Dans « La Croix » du 12 février, à propos de "Sexy Lamb" de Fréderic Boyer.

 

«  Croire est à cette articulation de ce qui est littéral et de ce qui ne l’est pas. On ne peut jamais dire ‘ je crois ‘ sans trahir. »

« Croire ne devrait jamais signifier que je me mette dans l’état d’esprit qu’une chose que je tiens pour impossible peut arriver. Mais plutôt exiger d’opposer à l’impossible tout le réel comme contradiction. De toute évidence, croire ne peut être possible qu’en acceptant les coups, les épreuves qui nous conduisent au bord le plus vacillant de l’existence. » ... Ne pas essayer de faire du christianisme « une officine de défense des valeurs quelles qu’elles soient : la famille, la vertu, la fidélité, la bonté, l’humanisme… » En effet, rappelle l’écrivain, Dieu a choisi les faibles, les rejetés pour confondre les forts, les puissants. Il n’y a pas là de quoi tirer gloire pour soi-même. 

" Croire, ce n’est jamais adhérer. C’est poursuivre, pourchasser, traquer … ( …) Croire, c’est en effet ne pas s’en tenir au seul spectacle des évènements mais recourir à une hypothèse ou à un possible qui devient récit de ce que nous ne voyons pas. »

 

Le ciment de l’ancien régime, peut se résumer au principe : « une foi, une loi, un roi ». La contestation de la monarchie de droit divin a entrainé le déclin de l’Eglise catholique. Aujourd’hui encore, la France laïque est « anti-catholique »…

Mais aujourd’hui, le conformisme a peut-être aussi changé de camp … !

 

J’apprécie beaucoup la lecture de «  La Croix » … Récemment, en janvier 2011 (15e 2011 1 30 annecy articleJournées d’études François de Sales) :

Jean-Claude Guillebaud soulignait : « Dans le conformisme de la presse généraliste, la presse catholique apparaît comme une vraie alternative, plus libre dans ses contenus.  » Dans le même sens le philosophe André Comte-Sponville disait : «Vous êtes plus indépendants des capitaux, des financiers et du marché. Plus indépendants des politiques : vous n’êtes en principe ni de gauche ni de droite car vous êtes d’abord catholiques. Plus indépendants vis-àvis de l’opinion publique, du politiquement correct. Bien que parfois, vous succombiez à la tentation du bon sentiment.» …

  Gandhi 2

Les homélies du dimanche … ? Et bien, le 7 Nov 2011 ( Zenith ) le cardinal Gianfranco Ravasi, responsable de la culture au Vatican, dénonçait les prêches des prêtres catholiques qui sont devenus souvent "incolores, inodores et sans saveur, au point d'être désormais tout à fait insignifiants"… !

 

Enfin, le 15 février 2012 ( Zenith ), Benoît XVI, appelait les catholiques à «  ne pas se conformer à ce monde  »

« ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme »( Romains 12 )


Le pape continue:

« Le monde de la finance ne représente plus un instrument pour favoriser le bien-être, pour favoriser la vie de l’homme, mais il devient un pouvoir qui l’opprime, qu’il faut quasiment adorer, c’est mammon, la fausse divinité qui, en réalité, domine le monde. Face au conformisme de la soumission à ce pouvoir, nous sommes non-conformistes  : ce qui compte, ce n’est pas ce que l’on a, mais ce que l’on est  ! Ne nous soumettons pas à ce pouvoir, utilisons-le comme un moyen, mais avec la liberté des enfants de Dieu  »,

 


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Parlez-moi de votre Foi… Que pensez-vous pouvoir m’en dire ?

Publié le par Perceval

Anné de la foi vatican 2«  Supposez quelqu’un qui croie au Jugement dernier alors que je n’y crois pas, cela signifie-t-il que je croie le contraire, c’est-à-dire que précisément une telle chose ne saurait exister ? Je répondrais : « Pas du tout, ou pas toujours. » »


La question du « jugement dernier » prise en exemple par Wittgenstein, me permet de réfléchir à ce que je pourrais, ici, dire de la Foi…croire-en-dieu-medicament


Wittgenstein dit ne pas savoir ce que « croire au jugement dernier » veut dire… Autrement dit : puis-je comprendre une croyance que je ne partage pas ?

  •  Il ne s’agit pas de penser cette’ croyance ‘ comme improbable, ou très peu probable. La réponse ne serait-elle pas ici « scientifique » ?
  •  Il ne s’agit pas non plus de savoir ce qui se passe dans l'esprit de mon interlocuteur lorsqu'il affirme qu'il croit de façon inébranlable au Jugement dernier et que rien ne saurait le convaincre du contraire…. Ce n’est alors qu’une question d’ordre psychlogique.
  •  ni d’étudier l’aspect anthropologique – à savoir le rôle que joue cette croyance dans l'image du monde de mon interlocuteur…


La question existentielle serait, peut-être, de comprendre le rôle que joue le concept de Jugement dernier dans la vie de mon interlocuteur, car je ne saisirais pas l’intérêt de ce concept. ?

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La Foi ..? Rencontre avec une Parole

Publié le par Perceval

Anné de la foi vatican 2 « La Parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur pour que tu la mettes en pratique» (Dt 30,14).

 

Depuis que les catholiques ont bénéficié des audaces de la Réforme, nous avons remplacé l'autorité du catéchisme, par la rencontre avec la Parole.

 

La Foi est véritablement de l’ordre de la rencontre. Et, je pense, qu’il faut s’en expliquer. C’est peut-être possible de le faire, en explicitant la démarche spirituelle de la lecture de la Bible, et en particulier des Evangiles : lecture evangiles

 

-          Je lis un passage comme si j’allais ainsi à la rencontre d’une ami très cher. Contempler le texte, c’est ainsi se laisser faire ,en toute confiance, à recevoir une bonne nouvelle. Je la regarde avec la liberté de contempler la beauté, sans la saisir, mais en la laissant faire sens en moi… J’ai confiance à laisser ainsi mon âme, s’emplir d’esprit par l’Esprit … Je ressens son action, par les facultés qui agitent mon cœur à expliciter un texte qui m’apparaît toujours aussi nouveau et contestataire. Je sais par expérience que cette parole possède en elle-même une dynamique de Révélation, de vie, de libération, de conversion …

-          Revenir, chaque jour, chaque soir à un passage c’est établir un rendez-vous attendu. C’est conserver un trésor qui ne s’épuise pas.

 

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« Au commencement était le Verbe » (Jn 1, 1)

 

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« Et le Verbe s'est fait chair » (Jn 1, 14)

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La Foi...? Je tourne autour ...

Publié le par Perceval

 Anné de la foi vatican 2Même si la Foi est un don ( une grâce )… La Foi, toute individuelle, est un choix volontaire.

 

Faire ce choix, peut être passionné ; devenir un « retournement » personnel, un peu comme si on « changeait de logiciel ». changement-de-paradigmeEt, cette révolution ne touche pas que les agnostiques, incroyants ou athées ; elle peut concerner les « croyants »… !

 

La Foi est une manière d’appréhender sa vie…

 

Un collègue me parlait de sa verrue, dont il n'arrivait pas à se débarrasser ( avec l'aide du médecin ). Je lui parlais d'un magnétiseur; je "sais" que cela donne des résultats. Il me dit: " tu sais, je ne suis pas croyant... , mais je pense que je vais essayer..."  J'ai cru comprendre qu'il faisait, également, référence à ma Foi ...!

Il est bien difficile de faire comprendre que cela n'a ab-so-lu-ment rien à voir ! D'un côté il s'agit de faits, avec plus ou moins de résultats, dont je n'ai aucune explication rationnelle - pour l'instant . Et de l’autre : une rencontre.

J'ai d'ailleurs, comme tout un chacun, une multitude de croyances plus ou moins fondées, qui m'accompagnent dans mon quotidien...

 

La Foi n'est pas de cet ordre.

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Philosophie : le doute et la certitude - Wittgenstein -

Publié le par Perceval

 

"La philosophie ne peut découvrir aucune vérité. Son unique tâche consiste à clarifier nos pensées en analysant notre usage de la langue. Le philosophe est une sorte de vigile de la pensée dont la mission consiste à montrer les limites du discours sensé. »

ScienceApparencesFlammarion

Ce que nous entendons par « vérité » et « réalité » est constitué par notre manière d'utiliser ces mots dans la vie courante. Nous avons une fâcheuse tendance à avoir une conception absolue du monde, comme si la vérité et la réalité étaient dépendantes de nous. La « vérité » et la « réalité » sont constituées par nos jeux de langage.


« Si un lion pouvait parler, nous serions incapable de le comprendre ». Car la manière de parler du lion ferait partie d'une forme de vie si différente de la nôtre qu'elle n'aurait aucun sens pour nous. Le lion aurait sa propre conception de la réalité, différente de la nôtre. Le lion et nous aurions chacun notre idée sur ce qui est correct, en fonction de nos formes de vie. Wittgenstein 2

 

Wittgenstein

 

 

« Ce dont on ne peut parler, il faut le taire. » 

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La Foi : du dialogue au pluralisme. 3

Publié le par Perceval

Titian Noli me tangere" Le Bouddha est un personnage historique à propos duquel on connaît relativement peu de choses.

Quant au canon bouddhique le plus ancien, il date d'au moins un siècle et demi après la disparition de Bouddha...

Le Bouddhisme mahayana comprend une infinté de Bouddha qui ont  existé depuis le commencement...

 

La rencontre véritable se trouve en une couche bien plus profonde.Noli Me Tangere (detail), 1835, by Alexande Ivanov

J'aime citer ce mot bouleversant  pour certaines mentalités modernes et occidentales

 "Si tu rencontres le Bouddha, tue le!"


C'est que le Bouddha tout sauveur qu'il est peut être un obstacle pour notre réalisation comme bouddha.

Je suis trop hindou pour risquer de ce mot une traduction chrétienne mais ne pourrait-on dire:


"SI TU TROUVES LE CHRIST, MANGE-LE"

 

C'est cela l'Eucharistie.

Ne te contente pas d'avoir le Christ devant toi assimile-le, mange-le..."

 

Raimon Panikar -p77-Dieu et le Cosmos-Albin Michel

 

panikkarRaimon Panikkar: Né de père indien hindou et de mère catalane catholique, docteur  en philosophie, en chimie  et en théologie, Raimon Panikkar est un des plus grands spécialistes mondiaux du bouddhisme. Ordonné prêtre en  1946, il  enseigne  en Inde à partir de  1954, puis, en 1966, devient  professeur de philosophie orientale  à Harvard. Il vécut ensuite dans la méditation et le silence, dans les montagnes de Catalogne. Il est décédé en 2010.

 

Avec sa philosophie il n’a pas cherché à bâtir un soi-disant système philosophique interculturel, mais plutôt reprendre les questions fondamentales de l’être humain dans une perspective interculturelle certes, mais en montrant autant les limites des différentes traditions religieuses et culturelles que leurs immenses possibilités de fécondation mutuelle.

«Sans une vive conscience interculturelle, nous sommes trop souvent victimes, même inconsciemment, de la pensée unique, qu’on l’appelle marché, démocratie, science, ordre mondial, Dieu ou Vérité, symboles d’autant plus dangereux qu’ils sont inspirés par de bonnes intentions. »  Voilà l’une des nombreuses intuitions que Raimon Panikkar  n’a cessé d’approfondir au cours de sa vie, consacrée au dialogue interreligieux et interculturel.

 

«Il ne faut pas s’étonner que la violence et la guerre apparaissent inévitables. De fait, il n’existe aucun autre moyen de résoudre les conflits tant que chaque camp se croit en possession de la vérité absolue. » R. P.

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