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foi

Je suis athée ...

Publié le par Perceval

Je suis athée - du dieu tout puissant, qui règne tout là-haut, pour nous juger et nous punir...
Je suis athée - du 'bon dieu', cause du bien et du mal...
Je suis athée - d'un dieu affamé de sacrifices, complaisant avec la souffrance
Etc, etc ...etc..!

 

C'est évident... Mais pourquoi, ces images ( bien humaines ..., elles ) sont-elles incessamment présentes lors de toute discussion sur le sujet ...?

Alors, bien sûr... C'est l'argumentaire contre l'église qui prend le relais...! Enfin, c'est le fait que je ne représente que moi... et que l'on sait bien ... ce que disent les papes depuis des siècles et des siècles ... Amen!

Aussi, quand je lis un texte simple, clair ... Ecrit par un représentant ' officiel ' de cette église, à laquelle je suis attaché, et qui remet certaines idées en place... Je me dis que lui, sera écouté comme tel... !... ?


Le texte ci-dessous est de Marcel Perrier, évêque de Pamiers

* dieu est écrit avec une minuscule pour les dieux en général et un dieu en particulier, mais avec une majuscule lorsqu'il s'agit du dieu des monothéistes.

 

Je ne crois pas au dieu* qui dirigerait tout, tous les évènements, chaque instant de nos vies.
Mais je crois en un Dieu qui crée nos libertés, quels que soient nos chemins.

Je ne crois pas au dieu qui laisserait tomber, après quelques années, ses enfants au néant.
Mais je crois en un Dieu, Père toujours fidèle, serviteur de la vie.

Je ne crois pas au dieu qui pourrait décider de la mort des vivants, fixant le jour et l’heure.
Mais je crois en un Dieu qui fait vivre les morts d’une étincelle de vie.

Je ne crois pas au dieu derrière les nuages, spectateur bien lointain de l’histoire des hommes.
Mais je crois en un Dieu venu en Jésus-Christ * partager notre vie

Je ne crois pas au dieu surveillant pointilleux de tous nos manquements.
Mais je crois en un Dieu passionné de bonheur, vivant d’Esprit d’Amour, dynamisant nos cœurs

 

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La Quête de la Parole perdue

Publié le par Perceval

 Qu’elle soit quête ou simple recherche, la voie spirituelle est représentée au travers de légendes, comme celle de la mort d’Hiram… Ici, et dans le mythe du Graal, il est fait allusion à quelque chose qui aurait été perdu ou caché. Je pense à la « Parole perdue », suite au meurtre de l’architecte par trois apprentis…

 

Cette parole perdue, interprétée, est une parole toujours vivante, car jamais possédée.
 

Ainsi, en est-il de la lecture des Ecritures...


«  Eloigne de ta pensée l’extérieur des mots : recherche de l’intérieur jusqu’à ce que tu comprennes. »
Mohyiddin IBN'ARABI (1165 - 1240)

 

Le ‘ Verbe ‘ divin se fait Homme, et nous laisse une ‘Parole ‘ devenue ‘ Ecriture ‘…

Sous la ‘ lettre ‘ qui tue, il y a l’Esprit qui vivifie …

Avec la lecture, la traduction ; il y a ‘ interprétation ‘…

 

Interpréter est non seulement légitime, mais c’est une règle pour celui ou celle qui dit s’en inspirer :

Tout le long des deux testaments, l’homme interprète ce que l’humain, la nature, l’histoire, l’actualité … lui disent de Dieu. C’est ainsi, qu’Il se révèle… !


Les textes du second Testament, s’engagent eux-mêmes dans l’interprétation du Premier Testament ; qui annonce Jésus - le Christ, comme Celui qui réalise l’Ecriture.

 


Origène (185 - 254)
tenta, de dévoiler le sens spirituel des Ecritures par le biais du ressenti considérant que certains passages de la bible seraient indignes d'un Dieu d'Amour s'ils devaient être appréhendés à la lettre...

 


Au Moyen-âge les vers de Nicolas de Lyre ( XIVème siècle ) : expliquent les quatre sens de l’Ecriture selon les pères de cette époque : (H. de Lubac, L'Exégèse médiévale, op. cit., p. 23.)

 

Littera gesta docet, quid credas allegoria,
Moralis quid agas, quo tendas anagogia

 

« La lettre enseigne l'histoire ;
l'allégorie, ce à quoi tu crois ;
le sens moral, ou tropologique, ce que tu fais ; l'anagogie, ce vers quoi tu tends ».

 

 

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2 Je voudrais être heureux ...

Publié le par Perceval

C'est vrai... Je voudrais être heureux, et je fais l'inverse... ! 

Je ne suis pas seul ...!  "Malheureux homme que je suis" me dit Saint Paul : "Je ne fais pas le bien que je voudrais faire et je fais le mal que je ne voudrais pas faire". .

 

Ne pas m'enliser dans une culpabilité, qui loin de m'apporter le bonheur cherché, me retiendra dans le malheur.

L'agir chrétien est une conséquence de La Présence qui opère en moi. Jésus 'vivant' n'a pas d'autre raison d'être, d'ailleurs il n'attend rien en retour.

Agir dans ce sens c'est donner de la vie, c'est s'inscrire dans le plan divin. En Jésus, sont réunis idéalement l'être et l'agir.

L'histoire de Marthe et de Marie :.

Marie est celle qui écoute. Elle boit les paroles de Jésus, elle se rassasie de sa présence.

L'histoire de Marthe et de Marie nous invite non à la paresse mais à une écoute active car « une seule chose est nécessaire ».

Quelle est cette chose nécessaire et vitale ? Le dialogue avec Jésus vivant, le Dieu d'Abraham, le Seigneur de l'apôtre Paul et de tant d'autres.




Il est bon de partir à la recherche, chaque matin, de cet unique nécessaire par un moment de prière paisible et d'écoute de la Parole du Seigneur. Il est bon de suivre le chemin tracé par Jésus lorsqu'il dit : « Ma nourriture, c'est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre. » (Jn 4, 34.)

Jésus lui-même nous montre le chemin : il n'est pas venu réaliser la volonté de son 'égo', mais celle de l'Etre ( Le Père ). C'est comme cela qu'il nous indique la voie du bonheur qui communique la vie, la vie en abondance. C'est sur ce chemin qu'il nous invite à avancer, un chemin où nous expérimentons la joie du serviteur et le bonheur de participer à l'œuvre du Père.


Sur la Voie, Heureux êtes-vous...

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1 Sur la Voie, Heureux êtes-vous…

Publié le par Perceval

Sur la Voie, Heureux êtes-vous...

Saint-Luc 6, 17

Heureux êtes vous, quand vous êtes pauvre dans l'Esprit : vous vivez le Royaume de Dieu!


Heureux êtes vous, quand vous êtes affamés de justice, vous serez rassasiés !


Heureux êtes vous, vous qui pleurez maintenant : vous rirez !


Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l'homme.


Ce jour-là, soyez heureux et sautez de joie, car La Joie est dans vos cœurs




Mais malheureux êtes-vous, quand vous êtes repus: vous avez votre consolation !

Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

 

 

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Prier ou agir ?

Publié le par Perceval


A la réflexion autour de cette maxime ignatienne :
« Agir comme si tout dépendait de moi, prier comme si tout dépendait de la Providence »

Je prie comme si je croyais que tout dépendait de ‘Dieu’, alors que je sais que tout dépend de moi…
Et j’agis comme si je croyais que tout dépendait de moi, alors que je sais que tout dépend de ‘Dieu’…

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Jésus était-il un dignitaire ecclésiastique… ?

Publié le par Perceval

 

 « Si Jésus avait seulement enseigné, comme nous le faisons tous, qu'il y a deux commandements bien distincts, qu'il faut honorer Dieu (à Lui le règne, la puissance et la gloire !!!) et aimer son prochain, il n'aurait heurté personne. Il serait mort de vieillesse, décoré, membre du sanhédrin, approuvé par toutes les hiérarchies civiles et religieuses. »

Louis Evely

 

Le contenu de la foi, le rituel…  Cela suffit-il à s’identifier comme un disciple de Jésus?

Comment définir  -ce ‘ quelque chose de plus ‘, -cette présence, - cette manière d’être… ? qui fera toujours de Jésus l’opposé de ce que représente un dignitaire ecclésiastique

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"Il" est Vivant ...!

Publié le par Perceval

Après Noël, commémoration de l’idée chrétienne que ‘ Dieu ‘ ( ce concept de Dieu, forgé depuis la 1ère Alliance …) se fait  Homme ( instant historique et ‘de tous les temps’ ). Ma lecture croyante de Noël peut se résumer par : " Croire en l’Homme, c’est croire en Dieu…"


Aujourd’hui, nous commémorons la Résurrection de l’Homme… Jésus donne un sens à une véritable vie d’homme, parcourue jusqu’au scandale de la mort, causée du fait du Mal ( celle de l’enfant tué violé, celle de l’amour méprisé par la haine…etc ).

Vie assumée par un homme qui atteignant l’idéal d’humanité est divinisé. Cet homme a vaincu la mort (mort historique ), il est ressuscité.


Pour moi, dire que Jésus est ressuscité, c’est dire qu’il est Vivant. C’est tenter de partager mon expérience de relation possible avec Jésus. Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Non pas une relation avec un fantôme, ni avec une apparition… Mais avec une ‘personne’ agissante là où Il fait sa résidence ( non …ce n’est pas au ciel … !) dans le ‘ cœur profond ‘ dans l’esprit , si le corps et l’âme font la place… Mon esprit peut laisser place à l’Esprit.
N’oubliez  pas l’invention ( oui, c’est une invention dans le sens donné en sciences…) de la Trinité : invention géniale qui tente d’exprimer l’essence de Dieu ( Relation interpersonnelle entre ‘le Père’, l’homme Jésus et l’Esprit …) Comme quoi la Tradition de l’Eglise ( Peuple ), peut nous initier à certaines expériences que nous n’aurions pas réalisées seul …)
Ma lecture croyante de Pâques pourrait se résumer par: " Croire en Dieu, c'est croire en l'Homme..."

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Je crois que l’âme n’est pas immortelle …

Publié le par Perceval

Et, en cela je suis catholique !
Ma tradition(1) (= mon maître) m’enseigne la résurrection de la chair à la fin des temps.. ! Ne me demandez pas ce que - à la dimension de notre existence -cela peut signifier… ! Rien, à pouvoir être représenté… Pas de cadavres qui sortent de leur tombe .. ! Pour ma part le message essentiel, c’est que - la vie relationnelle que j’ai – sera transfigurée en une autre vie, ce n’est donc pas ‘rien’ … !

L’âme n’est pas immortelle. Je suis tout à fait incroyant en l’existence d’un petit fantôme, qui quitterait mon corps ( tombeau de l’âme !) , et se promènerait dans l’univers… pour vivre indépendant dans un paradis ( ou un enfer ) pour fantômes … ! D’ailleurs ce n’est pas catholique … et surtout, ce n’est pas le message de Jésus – ressuscité et vivant…


(1)
  
Ce que j’appelle ‘tradition ‘ avec grand respect et humble critique, c’est cet ensemble d’expériences vécues - sur la foi d’une parole biblique ; qui va des Pères de l’église aux grands théologiens, en passant par les mystiques – des siècles passés. ( « Nous sommes des nains sur les épaules de géants »)

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L’ésotérisme, est-ce bien catholique ?

Publié le par Perceval

Bien souvent, dans le catholicisme, il est suspect de parler d’« ésotérisme » ; et pour avoir utilisé ( plus que pratiqué… ) moi-même ce mot, je comprends ces réticences… Pourtant, la voie qui est la mienne utilise, le ‘verbe’, la raison et mes connaissances ( qui sont minimes ) du psychisme, mais aussi mes expériences passées de la F :.M :. et des spiritualités orientales… Je ne renie rien de ce que j’ai vécu et expérimenté…
Tout ce que nous vivons de plaisant ou de douloureux participe à la construction de notre chemin. Nous ne sommes pas sur un axe vertical , avec des expériences qui nous permettraient de progresser ( certes) et ( surtout ) d’autres qui nous feraient décroître. Je suis persuadé que nous avançons en hélice, mais nous avançons de toute façon…(1) Et, selon le point de vue, nous sommes jugés de ‘tourner en rond’, ou d’avancer puis reculer…

Cette introduction, pour aborder le rôle du conte, et en particulier celui qui m’accompagne ( dans le sens d’accompagnement spirituel ) : le Conte du Graal.

Ce conte m’éclaire dans la compréhension de mon propre chemin spirituel, il a ( pour moi ) une valeur initiatique,, dans le sens où il me permet d’aborder des zones cachées de mon âme ( psychée) , des zones d’ombre… ( l’ésotérisme est l’étude de ce qui est caché, voilé …) (2)
Mon désir n’est pas d’utiliser une connaissance livresque ( je peux être fort dans cet exercice de synthèse… hélas ! - J’oublie d’ailleurs ensuite assez vite … hélas, aussi .. ! ). Je veux être honnête avec moi-même et n’écrire qu’après introspection… en laissant tomber les bouquins… ! Sauf !...
Sauf… les Evangiles. Ou même certains récits du Premier Testament (je préfèrerais dire la Première Alliance) qui, forcément, se répondent en écho…
Je précise que je ne mets pas sur le même plan, ‘le conte du Graal’ qui parle à l’âme ( la psyché) et l’Evangile, qui s’adresse au cœur profond ( l’esprit) .
La ‘ Voie ‘ – elle, se pratique avec l’être entier ( corps, âme et esprit ).

(1) Avec les cathos, ce point me permettra, une autre fois, de réfléchir sur le sacrement du pardon… qui - pour ma part -, me questionne sur certains plans ….

(2) Sens à ne pas utilisé, pour dire que cette ‘connaissance’ ne serait accessible qu’à une élite… ! C’est évident, - et malhonnête dans la critique, si on en restait là ….

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Dieu est-il une personne?

Publié le par Perceval

- Le Bouddha Sakyamuni n'est pas un dieu, il n'a jamais réclamé la divinité; au contraire, son enseignement ne comporte aucune notion d'un dieu suprême et personnel.
- Le Dieu ‘personnel’ du christianisme, me permet d'envisager une relation personnelle avec ‘ Dieu ‘, à l’image de la relation entre deux personnes sur terre, parent-enfant, homme-femme, toute autre ‘vraie’ relation…. Cette possibilité et la réalité de cette relation personnelle répond à un besoin essentiel de toute être humain. Après la pratique de la méditation avec mantra ( son ) hors du christianisme ; revenir à cette relation a été pour moi, une véritable ouverture…

Lanza del Vasto : « Si Dieu n'était personne, d'où viendrait la Personne? Les vivants ne naissent pas des morts, mais des vivants. (...) Si Dieu n'était personne, personne ne serait personne. La suprême personne est Présence infinie. » (Principes et préceptes du retour à l'évidence, p.157).

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