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Etats d'âme.... avec Christophe André

Publié le par Perceval

Les états d’âme sont des émotions subtiles associées à des pensées ». Ils constituent une sorte de fond affectivo-cognitif constant de notre fonctionnement psychique...

 

Ci-dessous quelques propos autour du livre de Christophe ANDRE : Les états d’âme, un apprentissage de la sérénité, Odile Jacob, Paris, 2009

Extrait:

"Mes états d'âme, c'est quoi? C'est tout ce dont je prends conscience lorsque je m'extrais de mes automatismes du quotidien, lorsque je sors de "l'agir", et me laisse aller à observer ce qui se passe en moi. Le problème, c'est pour les observer: c'est que ça bouge tout le temps, un état d'âme, et c'est pour ça, sans doute qu'on dit "les" états d'âme. On parle en anglais de stream of affects: "courant, flots d'affects. Les états d'âme, c'est l'écho en moi de ce que je suis en train de vivre, ou de ce que j'ai vécu, ou de ce que je n'ai pas vécu mais que j'aurais aimé vivre, ou ce que j'espère vivre... C'est aussi tout ce qui continue de tourner dans ma tête après que je me suis dit: c'est bon, stop, arrête, n'y pense plus...Bref, les états d'âme, c'est tout un monde...
...
Pensez à l'influence sur vous de vos cafards, de vos chagrins. Pensez a vos colères , exprimées ou non, mais si souvent disproportionnées par rapport aux événements immédiats: ne proviennent-elles pas souvent de la rumination d'états d'âme, de ressentiment, de rancoeur, d'humiliation, ou tout simplement de déception, d'inquiétude? Des états d'âme remâchés depuis un bout de temps, et d'autant plus puissants que l'on n'en aura pas été conscient. Pensez aussi - les états d'âme, ce n'est pas que du tourment! - à la force que peuvent vous donner vos élans et vos emballements, à la légèreté du corps les jours de joie, à l'élan de la bonne humeur." (p. 19-20)

États d’âme : l’apprentissage de la sérénité

Je me suis levé, j’ai bu un verre d’eau, et j’ai prié jusqu’à l’aube. C’était comme un grand murmure de l’âme. Cela me faisait penser à l’immense rumeur des feuillages qui précède le lever du jour. Quel jour va se lever en moi ?
(Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne)


Les états d’âme sont le cœur battant de notre lien au monde : ce mélange de pensées involontaires et d’émotions subtiles reflète ce que nous vivons et ce que nous sommes. Ils peuvent être douloureux : inquiétudes, ressentiments, spleen, désespoir. Ils peuvent être heureux : calme, bonne humeur, confiance, sérénité. Ils conjuguent parfois les deux : nostalgies, espérances… Le psychiatre Christophe André aborde la nature et le fonctionnement de nos états d’âme ; la manière dont ils peuvent se « dérégler » et nous faire alors souffrir, voire tomber dans la dépression ou l’anxiété ; la nécessité de les protéger des influences de notre société matérialiste et consumériste ; et la manière de les intégrer à nos grands équilibres de vie (pleine conscience, auto-compassion, bonheur, sagesse)

"Il n'y a pas de temps perdu, que du temps vécu"

Une amorce de chapitre qui m'a également interpellé, une phrase de Jean Anouilh :
"Je sais ce que vous allez me dire. ll faut rentrer en vous-même. Je suis rentré en moi-même plusieurs fois. Seulement, voilà, il n’y avait personne. Alors, au bout d’un moment, j’ai eu peur et je suis ressorti faire du bruit dehors pour me rassurer."

" Il est très compliqué de voir clair en nous. Nous n’avons pas été éduqués, ni entraînés à cela. On nous apprend plutôt à gagner notre vie ou à résoudre des équations mathématiques ! Or cette attention de l’esprit doit s’apprendre, comme on apprend la musique, la peinture ou la parole. C’est une discipline relativement difficile. Il ne suffit pas de s’asseoir pour réfléchir à soi-même. En dix secondes, l’esprit est reparti ailleurs, comme un chien fou, dans des « choses à faire ». De plus, se pencher sur notre vie intérieure est parfois douloureux : nous pouvons être confrontés à des états d’âme de culpabilité, de tristesse ou de ressentiment, qu’on aurait mieux aimé éviter.

Il faut dire aussi que l’environnement ne nous y pousse pas…

Absolument. Nous vivons dans une société matérialiste, qui exige de nous des actes, de travail ou de consommation, et non une introspection sur nos vrais besoins. Elle privilégie le « faire » au détriment de l’« être », l’« exhiber » au lieu du « savourer », l’intérêt personnel au lieu de l’intérêt collectif. Ce type de société nous « arrache à nous mêmes », nous pousse à la compétition et nous incite à réguler nos états d’âme en dépensant, en consommant, en achetant. Plus une société est matérialiste, plus elle est toxique pour les états d’âme et nous détourne de leur importance. Notre société nous pousse à la distraction, la rapidité, la vitesse, à éviter l’ennui… Mais il existe d’autres dimensions de l’humanité, comme la lenteur ou l’intériorité, qui sont laissées en friche. Or, amputer une partie de soi-même n’est jamais bon. Il faut rétablir cet équilibre nécessaire à notre bien-être et au fonctionnement de la société dans son ensemble."

*Les états d’âme, un apprentissage de la sérénité, Ed. Odile Jacob, 480 p. ; 22,90 €.

 

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La maçonnerie, l'Eglise... en mal de mixité.

Publié le par Perceval

Le Grand Orient, première obédience maçonnique française a voté à 56% contre l'initiation des femmes dans ses loges...
Il y a des loges masculines ( sans les femmes)  et féminines ( sans hommes ), et un ordre mixte: Le Droit Humain.

Chez les catholiques, les arguments qui s'opposent à l'ordination des femmes ne sont pas vraiment clairs: ils sont " traditionnels ", et se rapportent aux premiers temps de l'Eglise chrétienne... De même, si ce refus de mixité du G:. O:.  tient à la façon d'appliquer les Constitutions d'Anderson, fondatrices de la maçonnerie, qui récusent l'ouverture des loges aux femmes... Alors, décidément l'Homme a du mal à se déterminer " libre "...!

La raison qui sépare, dans le sport, les hommes des femmes, ne fait pas difficulté... et ne gène personne.

Deux constatations m'interrogent:
- l'une concerne la spiritualité. Nous avons tous remarqués que parmi ceux qui se disent:  maîtres, 'pères', guides ...etc.  90%, d'entre eux, sont des hommes. 
A  cette question, Arnaud Desjardin, répond que c'est parce que: 90% de ceux qui sont proches de l'éveil sont des femmes ...

- Une autre concerne la maçonnerie. Et c'est cette raison, franchement avouée par Jiri Pragman, maçon et responsable du blog maçonnique
(www.hiram.be) :

 « Pas question, ce sera la pagaille, explique en rigolant un délégué de l'Ouest, nous invitons parfois des soeurs d'autres obédiences. Une fois, j'ai vu arriver en loge quelqu'un de la Grande Loge féminine, qui avait la plastique de Monica Bellucci, la moitié des frangins n'arrivait pas à se concentrer pendant les travaux et ils voulaient tous se mettre à côté d'elle au moment des agapes* et lui demander son numéro de téléphone. »

* Agapes : repas pris par les frères après les travaux en loge.

Le voile, la burka sont donc toujours de mise ...! Décidément, l'homme ( avec un petit 'h' ), même s'il est de bonnes moeurs, n'est ni libre, ni raisonnable ...!

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« Caritas in Veritate » : pour l'électeur ' Vert ' que je suis ...

Publié le par Perceval

« Caritas in Veritate » : pour l'électeur ' Vert ' que je suis :

J'ai pris le temps de lire et réfléchir, le texte de Benoît. J'aime ce texte, par l'esprit résolument social, social parce qu'il place en haut le respect de l'humain avant tout chose et qu'il n'élude pas les effets pernicieux d'une économie qui serait au service du seul profit.

Electeur ' Vert ' je partage, l'idée d'un 'développement' intégral ( de l'homme ) et durable qui assurerait « le partage des biens et des ressources » ( P 8). J'entends avec plaisir, oser donner place à la justice et au don, pour une activité qui ne serait pas orientée uniquement par le profit... C'est toute l'utopie réaliste d'un mouvement politique qui veut promouvoir le principe d'un revenu minimum, pour tous, et l'affirmation que personne ne doit dépasser un certain niveau de richesse.

Electeur ' Vert ', je sais que « Le profit est utile si, en tant que moyen, il est orienté vers un but qui lui donne un sens relatif aussi bien à la façon de le créer que de l'utiliser. La visée exclusive du profit, s'il est produit de façon mauvaise ou s'il n'a pas le bien commun pour but ultime, risque de détruire la richesse et d'engendrer la pauvreté. » ( P19 )

Electeur ' Vert ',Je reconnais sans problème que la nature n'est pas un absolu ... ( P 54 ) et je partage depuis longtemps l'idée que l'alimentation et l'accès à l'eau sont des droits universels.

Electeur Vert, je milite pour donner à l'Etat, sa juste place, seul garant d'une véritable politique de re-distribution ... Je partage l'idée de promouvoir les « organisations productrices qui poursuivent des buts mutualistes et sociaux » ( P 40 )

Electeur Vert, je suis séduit par « Le principe de subsidiarité, expression de l'inaliénable liberté humaine, » ( P 65 )  « Le principe de subsidiarité doit être étroitement relié au principe de solidarité et vice-versa »

 

« Caritas in Veritate » : pour le catholique que je tente d'être,

J'ai aimé le ton employé par Benoît, dans cette lettre-encyclique. Celui d'une pensée qui s'inscrit dans une société qui évolue, qui relie le passé à l'avenir, par une réflexion critique , qui propose des pistes d'évolution encadrée par des valeurs évangéliques.

Par le passé, les textes du magister et en particulier 'Humanae vitae', annonçaient des règles qui délimitaient précisément le bien du mal, sans avoir le souci de répondre, avant toute chose, à une souffrance personnelle.

Par exemple :, et malheureusement Benoit XVI, a appuyé ce discours : «  exclure la possibilité de donner la vie, au moyen d'une action visant à empêcher la procréation, revient à nier la vérité intime de l'amour conjugal ». Par cette formule ' totalisante', l'emploi du préservatif, détruit l'amour conjugal ! De plus, cette doctrine est discutable, non parce qu'elle est en décalage avec la société ; mais, parce qu'elle ne s'interroge pas, qu'elle ne se confronte pas avec d'autres valeurs évangéliques, qu'elle ne s'évalue pas à l'aune des connaissances actuelles...

 

Me revient alors, toute la difficulté de recevoir certains textes, qui définissent non seulement des valeurs (absolues), mais des comportements absolus ( ! ), telles la condamnation de l'avortement et de la femme qui avorte, la condamnation du divorcé.. L'absolu de l'amour conjugal et l'interdiction de la pilule etc ..

Comme l'histoire nous l'a montré et aujourd'hui l'islamisme ; nous savons, que fort de ce fondamentalisme, - au nom de « ce meilleur des mondes » catholique possible, et....  que faute d'être déjà advenu, de condamnation en condamnation -,  la religion du christ pourrait devenir une tyrannie... !


« L'homme a une nature blessée » ( P 35 ) Pour moi, cela signifie, qu'il s'agit de poser sur l'homme le regard de Jésus, un regard adapté à chacun, qui ne condamne pas mais converti.

 

« Caritas in Veritate » : pour le chercheur de Vérité que je suis:

Je suis surpris et gêné, de trouver des formules comme celle -ci « L'humanisme qui exclut Dieu est un humanisme inhumain. » ( P 86 ). !


Encore, je ne comprends pas l'exclusivité de l'Eglise catholique, à promouvoir un tel idéal de société, même si la spiritualité qui la porte est favorable.

« Seule la charité, éclairée par la lumière de la raison et de la foi, permettra d'atteindre des objectifs de développement porteurs d'une valeur plus humaine et plus humanisante » ( P 8 )

L'Eglise une mission de Vérité : « Sans vérité, on aboutit à une vision empirique et sceptique de la vie, incapable de s'élever au-dessus de l'agir, car inattentive à saisir les valeurs - et parfois pas même le sens des choses - qui permettraient de la juger et de l'orienter. » ( P 8)



Par contre, je partage l'idée que « L'exclusion de la religion du domaine public, comme, par ailleurs, le fondamentalisme religieux, empêchent la rencontre entre les personnes et leur collaboration en vue du progrès de l'humanité. » ( P 64)


Je suis intéressé pour réfléchir sur cette proposition : « Si l'homme n'était que le fruit du hasard ou de la nécessité, ou bien s'il devait réduire ses aspirations à l'horizon restreint des situations dans lesquelles il vit, si tout n'était qu'histoire et culture et si l'homme n'avait pas une nature destinée à être transcendée dans une vie surnaturelle, on pourrait parler de croissance ou d'évolution, mais pas de développement. »( P 29)

 

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Au XXIème siècle ...

Publié le par Perceval

Ne serait-il pas temps, que l'on remplace la ' déclaration des droits de l'homme ' par la ' déclaration des droits et des devoirs universels de l'homme et de la femme ' ?

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Je vote ' Benoît ' !

Publié le par Perceval

Du bel ouvrage ; c'est social, c'est intelligent et c'est gratuit ... C'est l'encyclique de Benoit XVI...

Original, peut-être pas ; car l'honnêteté doit nous faire admettre que la pensée sociale de l'Eglise catholique, est orientée depuis plus d'un siècle sur la recherche de la justice sociale au service du "bien commun".

Sans doute, comme la plupart des socialistes ou de la gauche : Benoît XVI défend l'économie de marché mais à condition qu'elle prenne en compte le "bien commun" et qu'elle réhabilite le don ( ! intéressante question à étudier en économie, et en France pays aux multiples associations... elles-mêmes de moins en moins soutenues.. ! ).
Le pape prône un "humanisme intégral", en soulignant avec force que l'homme est "le premier capital à sauvegarder et à valoriser". Ce mélange de spiritualité et d'économie , correspond bien au niveau sur lequel se place un texte religieux : le niveau strictement personnel ...


Est-il légitime, réaliste d' administrer au capitalisme une leçon d'éthique sociale... ? C'est pourtant, ce que nous faisons tous dans nos discussion de café de commerce... !
Peut-on espérer faire de l'économie "un lieu de communion" ?

Benoit  s'affirme et ramène le débat sur la foi quand il proclame qu'un "humanisme sans Dieu est inhumain"
...! A discuter, mais intéressant ...

 

Edito du Monde « Un pape social » LE MONDE | 07.07.09 |

« L'évêque de Rome reconnaît des vertus à la mondialisation, dès lors qu'elle favorise le développement ou une meilleure répartition des richesses, mais il pointe surtout ses dysfonctionnements : les désordres de l'activité financière, la spéculation, la mauvaise gestion des flux migratoires, la corruption, l'exploitation anarchique des ressources naturelles, les délocalisations, le chômage, la faim, etc.

On savait que Benoît XVI était un pape moral - très controversé -, c'est aussi un pape social. Un pontife qui plaide, à la lumière de la crise, pour un capitalisme vraiment régulé. Il s'inscrit, cette fois, dans son temps en jugeant que le rôle de l'Etat, "destiné à croître", doit être "repensé". Au moment où Luiz Inacio Lula da Silva prononce, dans nos colonnes, l'acte de décès du G8 et veut faire du G20 une institution permanente, Benoît XVI partage le pessimisme du président brésilien sur la gouvernance mondiale. Il prône même une "Autorité politique mondiale". Un rêve de pape. »

 

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Eduquer... Transmettre du sens ?

Publié le par Perceval

Nous utilisons facilement une expression, comme " transmettre des valeurs "... A mon avis, il est difficile de parler des "valeurs", si l'on évite de parler du " sens "...
C'est un débat... Je n'ai pas de Vérité... D'ailleurs, j'ai lu avec intérêt ce qu'ecrivait notre ancien ministre de l'éducation nationale, alors que je ne me souviens pas qu'il ait brillé comme tel ...
Luc Ferry rappelle trois grands moments de l'histoire en Occident:

- 1) La vision aristocratique, caractéristique de la Grèce antique. L'éducation a pour but la vertu,  Le mot d'ordre est : « Deviens ce que tu es ! »

- 2) La vision méritocratique, qui se développe à partir du XVIIIe siècle. Le but est d'« élever » - d'où la notion d'élève -  L'objectif est : « Deviens autre que ce que tu étais au départ ! »

- 3) La vision démocratique. Elle émerge dans les années 1960... Le slogan est : « Sois toi-même ! » D'où l'érection de l'élève au centre du système scolaire, la mise en question des notes, le refus des normes considérées comme répressives, la psychologisation des méthodes d'enseignement...

Ferry dénonce, à ce propos, « l'illusion pédagogiste » : « On fait erreur en croyant qu'il faut d'abord motiver les élèves pour les faire travailler. C'est l'inverse qui est vrai. Il n'y a pas d'éducation sans contrainte, d'apprentissage sans effort. L'intérêt d'une matière croît à mesure qu'on la travaille. » ?

« La vertu peut-elle s'enseigner ? »  Nous répondrions facilement que c'est à la famille de transmettre ces valeurs... Ce qu'elle fait pour certains, et ne fait pas pour d'autres ...

La mission de l'enseignant est d'enseigner "ce que l'on sait " et, nous savons aussi qu'il transmet "ce que l'on est"... Ce "on" est en rapport avec notre culture...  Et ce que "l'on est ", par définition, nous échappe, excède tout ce que nous pouvons savoir.
Transmettre et enseigner peuvent être antinomiques et pourtant, ils sont associés !

Peut-on concilier les deux:?

- 1) Tenter de faire de l'école, un lieu à l'abri de la violence, des lois du quartier... Développer l'attention à l'autre, la disponibilité, la tolérance... Aborder avec harmonie la complexité de notre monde ... Etc  Nous sommes sans doute tous assez d'accord ...

- 2) Oser des propositions de sens. Là, je pense ne pas être suivi ...!, comme si cette idée s'opposait nécessairement à cette autre valeur: la laïcité...
Acquérir des savoirs et maîtriser des techniques, oui, mais pour quoi ? Pour quoi est faite l'intelligence humaine? Pour être performant, pour réussir une carrière ..?
Pour avoir envie de prendre des responsabilités, envie de créer, envie de transformer ce monde ..?

Quel est alors le rôle de l'enseignant ?
Insuffler à l'élève l'en-vie.... de travailler, d'aller plus loin.
L'enseignant est alors une présence qui donne un visage à la recherche d'une connaissance, et d'une quête de sens et de vérité.... L'enseignant est aussi une parole ' vivante ' qui transmet ...
Dans une Ecole publique, laïque: quelle responsabilité...!
Mais, je pense, - on ne peut y échapper !

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Enseigner..., instruire... transmettre...( ?), éduquer... ( ?)...

Publié le par Perceval

 Quelques idées, personnelles... Des mots me viennent à l'esprit : Présence, regard, sourire... L'idée du jardinier et de la fleur, accompagner le développement... Croissance, métamorphose, relation (Une relation implique que l'on s'est reconnu mutuellement, comme personne, et que l'on éprouve un désir et un plaisir à dialoguer.)

Au delà des missions de l'enseignant ( je n'y reviens pas), il me semble intéressant de creuser quelques idées sur la relation professeur-élève, fils qui se tissent ensemble pendant la séance de cours :

L'autorité :
Structurer le comportement à l'aide de la notion de ‘ loi ‘ : la référence à la loi est importante. Que craint-on aujourd'hui, quand on enseigne: l'indiscipline ! Il y a des groupes qui ne sont pas faciles à conduire. C'est un problème majeur et immédiat. Et parfois, il faut y passer un moment, ça, c'est très concret, et urgent.
Il existe des « règles de vie » ( même la mafia, en ont ).
La loi se légitime par l'état de droit d'une société, et l'idée que la loi ne se négocie pas. Nous sommes tous soumis à la loi. C'est structurant et universel. Cela ne dépend pas d'un caprice.
Exigence n'est pas autoritarisme. Créativité et exigence vont ensemble. Je peux développer la créativité, si je suis exigeant. Sinon, je favorise l'interrogation des stéréotypes, le laisser-aller, le positionnement culturel, et personne n'apprend rien. C'est en cela que la notion de loi est importante."
Refuser un comportement sans refuser la personne.

Discussion :   « Avec moi, on fait comme cela! »..
                         Le « cas par cas » d'une justice rendue ... !


Entre besoin et désir

Bien sûr, enseigner c'est transmettre : ‘Si je veux devenir un poète, je dois d'abord maîtriser la langue'
Le besoin, c'est la dépendance,
Le désir, c'est le rêve, le projet...
Pédagogiquement nous devons essayer d'activer le désir :
Ecouter ce que dit l'enfant, et - Ne jamais répondre directement à un enfant sans avoir reformulé ce qu'il a dit. Je lui signifie : je t‘ai écouté, entendu et prononçant tes mots je donne de la valeur à ce que tu dis. Je valorise sa parole.

Développer une éducation de la parole et une éducation du désir. Le désir donne une énergie qui fait travailler le jeune sur les images acquises. Dans la mémoire, dans la fréquentation des autres. Il les travaille, Il les transforme, Il les métamorphose, bref, il a un véritable atelier intérieur. C'est le désir qui fait bouger dans la tête.
L'enseignant peut demander de restituer tout ce que l'élève a « ingurgité »... Par contre, si la pédagogie veut le faire progresser, il faut qu'il devienne créateur ...
L'apprentissage peut déstabiliser ; enseigner c'est bousculer...
Discussion :    Le rapport à l'autre : le désir - et le rapport aux autres : le mimétisme...

Le goût de l'effort
Enseigner, c'est aller à la rencontre... à condition que l'élève fasse l'autre partie du chemin...

La pédagogie, c'est susciter l'effort, au sens de l'investissement des forces, de l'énergie pour modeler une forme, et ce n'est pas s'installer dans une forme académique. C'est le cheminement qui compte ...

La pensée précède l'action ... ?
Le malentendu : L'élève se demande : « Qu'est-ce qu'on va faire ? » et la réponse de l'adulte c'est « Attends que je t'explique... »
Au moment où l'enfant fait, on l'évalue ; alors que au moment où il fait, il apprend...
L'évaluation doit être différée ( évaluation formative, évaluation normative )
Ce que veut l'élève : faire, essayer... Lui reconnaître le droit à l'erreur...
Discussion :     Prendre des responsabilités c'est prendre un risque...

Enseigner, c'est accompagner
Instruire, c'est communiquer des savoirs, des savoir-faire.
Enseigner, ce n'est pas faire, c'est savoir faire-faire. C'est déclencher un processus actif chez l'élève qui lui permette de comprendre.
C'est accompagner sur le chemin du savoir. Faire comprendre c'est être capable d'établir une relation.
La connaissance c'est ce qui nous rend libre et davantage solidaire des autres. Les opinions et les croyances divisent alors que le savoir universel est partageable par tous.
Eduquer, c'est conduire vers, donner des valeurs.
Eduquer, c'est structurer une personnalité, c'est dresser des limites, savoir dire non.


Source de ma réflexion: Conférence de Gérard Guillot, philosophe de l'éducation

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2- Les Ostensions limousines

Publié le par Perceval


A l’occasion d’une pétition qui circule sur le net, à propos de l’argent public versé au profit de l’organisation des ostensions…. Je m’interroge sur ce type de manifestation…

 

J’ai du mal, à justifier ma participation, quant à son contenu spirituel… Le Sillon, revue catholique limousine, assure que les ostensions nous conduisent:

-          « à la source de la foi et à l’acceptation de la sainteté de Dieu en nous, »…

-          Source de la foi, parce qu’elle s’enracinent dans l’histoire… ? Mais , le culte des reliques ne fait pas partie du contenu de ma foi… d’autant plus que l’exemplarité des saints dont il est question, est troublée de faits légendaires qui n’ont d’intérêt que culturel…

-          • « à l’œuvre de paix, de justice, de solidarité de Dieu dans le monde, »

-          Je ne vois pas bien … peut-être du fait de la popularité d’une telle manifestation, qui devrait réunir les participants sur des valeurs fraternelles… ? Idée contestable si l’on sait les débordements violents ( sur St-Junien, par exemple) de processions qui se sont affrontées aux ‘anti cléricaux’ … !

-          • « aux sacrements de la vie chrétienne, Parole de Pain pour notre vie. »

-          Certes il y a un culte et qui ‘devrait’ se centrer sur l’eucharistie… Mais la profusion de costumes, drapeaux et autres folklores, parasite – en ce qui me concerne – ma prière …

De plus, sur cette argumentation spirituelle : il ne me semblerait pas nécessaire que nos communautés chrétiennes fassent appel à l’argent public…

 

Sur l’intérêt culturel, folklorique et touristique… Il me semble indéniable, que tous les sept ans, ces manifestations faites de cortèges costumés, de décorations de rues, de musique traditionnelle … attirent beaucoup de monde et donc présentent pour les cités concernées un intérêt quant à leur notoriété… Aussi, les collectivités locales, ont l’avantage de subventionner des festivités locales qui rencontrent le succès populaire, au même titre que les carnavals ou les festivals ….

 

Je pense, que les catholiques, ne devraient pas cautionner ce type de manifestation. Ils pourraient transférer leur responsabilité aux collectivités, pour leur laisser l’organisation et, éventuellement,  - proposer un contenu religieux, sans que cela participe, en tant que tel, aux festivités… Bien sûr, la tradition populaire ne s’y retrouverait pas… Mais utiliser les sacrements ( il me semble que dans d’autres cas, l’Eglise est beaucoup plus réservé… ! ) pour décorer  ( comme en vrai ! ), me choque …. Je peux rapprocher cette utilisation, à celle qui est bien souvent faite, du rituel du mariage… !

 

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1- Les Ostensions limousines

Publié le par Perceval

Ce sont actuellement les 71ème Ostensions :célébrées dans 15 communes de la Haute-Vienne, deux de la Charente limousine,  une de la Creuse et une de la Vienne. Explications à lire sur "le Sillon", journal catholique limousin.

 

« Les ostensions limousines sont des manifestations religieuses millénaires particulières au diocèse de Limoges. Le mot « ostensions » signifie « montrer », « donner à voir », « présenter ». Du latin « ostendere », action de montrer, exposition de reliques en langue liturgique.

C’est une sortie des reliques des saints et de leurs reliquaires et de leurs châsses au cours d’une célébration chrétienne ou de plusieurs (reconnaissance, eucharistie, procession) pour les montrer, les lever, et les donner à la vénération du peuple rassemblé.

Les reliques des saints limousins sont exposées dans les églises à la vénération des fidèles mais aussi dans les rues pavoisées et sur les places des communes dites « ostensionnaires » au cours de processions religieuses, parfois accompagnées de cortèges historiques. » (Le Sillon page 2)

Sous le titre « Les Ostensions, vivons-les avec bonheur et avec foi »nous pouvons lire en page 3 dans ce numéro du Sillon :

« En fidélité à nos racines humaines, spirituelles et chrétiennes, les Ostensions nous conduisent :

• à la source de la foi et à l’acceptation de la sainteté de Dieu en nous,
• à l’œuvre de paix, de justice, de solidarité de Dieu dans le monde,
• aux sacrements de la vie chrétienne, Parole de Pain pour notre vie.


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Condamné à mort !

Publié le par Perceval

C’est une oeuvre artistique qui fait beaucoup de bruit en ce moment dans le sud de la France. Dans la cathédrale de Gap, Monseigneur di Falco a dévoilé une sculpture de Peter Fryer intitulée “Le Christ et la chaise électrique“. Le Christ en cire est assis les bras étendus de chaque côté d’une chaise électrique en bois et porte sur la tête de véritables cheveux humains et une couronne d’épines. C’est un scandale pour certains paroissiens que de perdre l’image traditionnelle du Christ sur son crucifix.
J'apprécie, moi, l'argument de Monseigneur di Falco : “s’il y a scandale pour certains, il n’est pas là où ils le pensent ! Le scandale, c’est notre indifférence devant la croix du Christ“.

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