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Benoît XVI ..., mais sans préservatif !

Publié le par Perceval

Au fond, à lire Benoît XVI, je comprends qu’il ne situe pas l’Eglise comme une institution de type ‘politique’, pape benoit XVIce qui me conviendrait s’il n’était pas pape… Car enfin, ce que nous attendons de lui, c’est que « par le haut », il fasse bouger quelques mentalités… N’est-il pas possible d’envoyer des signes forts pour rendre visible une église qui ne se situe pas ( à l’exemple de Jésus ) sur le plan de la « loi », du jugement… mais de l’accueil, de la conversion ?

 

 Je cite ‘ La Croix ‘ : « le chapitre consacré aux réformes demandées, comme l’ordination d’hommes mariés, le problème des divorcés remariés, ou du discours de l’Église sur la contraception, montre bien que Benoît XVI ne croit pas à une possibilité de changer l’Église par le haut, par des transformations d’organisations, ou une forme d’’ activisme ‘. »

… « la vraie réforme viendra de la Communion, d’un retour à ce qui est essentiel dans le christianisme, au moyen d’une profonde conversion. » … « Sa conviction : il faut « rendre visible le centre du christianisme et en même temps la simplicité d’être chrétien ». Benoît XVI est hanté par l’urgente nécessité de reposer la question de Dieu, dans un monde sécularisé. « Nous nous dirigeons vers un christianisme de choix » : c’est de lui que dépend aujourd’hui, dit-il encore, « la force générale de l’empreinte chrétienne ».

 

Je suis persuadé que l’Eglise n’est pas l’institution qui a en garde l’ordre moral d’une société.. !

 

Je comprends ce ton, c’est celui de l’Evangile… J’admire beaucoup de textes de Benoît XVI… Aussi, à côté de l’homme- Joseph Ratzinger , je crois me rendre compte des effets pervers de cette énorme machine qu’est le ‘ Vatican ‘  ou la curie romaine … Mais enfin, Benoît est le seul élément visible de cette « institution vaticane », que l’on identifie ( à tort ) à L’Eglise et qui s’est coupée du monde, assez rapidement après le IVème siècle …  Aussi, j’attends de Benoît qu’il personnifie en quelque sorte le message institutionnel, qu’il tente humainement de faire passer ..

Ainsi je ne peux que partager ce qu’il dit quand je lis :

 

 « Je crois que notre grande tâche est maintenant, une fois quelques questions fondamentales éclaircies, de remettre avant tout en lumière la priorité de Dieu. Aujourd’hui, l’important est que l’on voie de nouveau que Dieu existe, qu’Il nous concerne et qu’Il nous répond. »

( …)

« La communion avec le pape est d’un autre ordre, tout comme, bien entendu, et naturellement, l’appartenance à l’Église. Parmi ce 1,2 milliard, beaucoup n’en font pas intimement partie. Saint Augustin l’a déjà dit en son temps : il en est beaucoup dehors qui semblent être dedans, et il y en a beaucoup dedans qui semblent être dehors. En matière de foi, d’appartenance à l’Église catholique, intérieur et extérieur sont mystérieusement entrelacés. »

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L’avenir du Christianisme ?

Publié le par Perceval

Nous vivons à mon avis, une période extrêmement favorable pour ce qui pourrait être un renouveau salutaire du Christianisme. Après un réel et regrettable passage, durant des siècles,  par les affres du pouvoir … Nous avons l’occasion de revenir aux fondamentaux d’un Evangile bien compris …

vis-passe Présent

 

 

 

Je reprendrais volontiers les paroles de Fabrice Hadjadj « Le christianisme comme entité sociologique, ou bien comme moyen d’avoir des « repères » et des « valeurs »… ça ne m’a jamais beaucoup excité.. »…


Aujourd’hui, chrétiens ou non, nous sommes appelés à nous questionner sur l’essentiel. Aujourd’hui, les ‘chemins’ se rencontrent. Aujourd’hui, nous sommes questionnés au-delà de la morale et de la doctrine. Et c’est de là, où Jésus s’était volontairement placé !


Seigneur JésusAujourd’hui, notre civilisation est fortement imprégnée de christianisme : la protection des ‘faibles’, le souci de justice, la redistribution des richesses, la compassion pour les coupable, la primauté de la personne, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Même la place de la raison et de la laïcité sont des fruits chrétiens, et paradoxalement combattus par ceux la mêmes qui auraient du, en tous les siècles les favoriser … !

Notre christianisme, aujourd’hui doit être résolument ‘moderne’ et accompagner le désir de plus d’humanité. Nous devons lutter contre les images païennes du dieu archaïque et magique, et retrouver le chemin de l’intériorité. Le don, la forcechrist-pantocrator-palermo de l’être humain  « vient du fait qu’il a quelque chose de Dieu en lui » ( Alain Richard : franciscain ) . «  Parce qu’il est relation, dieu n’aime pas les murs. Il nous demande de les détruire. » AR

Parmi les paradoxes, il y a « Vatican II », ce concile qui n’a toujours pas été reçu…  « Il est certain que la station debout au milieu du gué, où s’est installée l’Eglise depuis Vatican II, est la plus inconfortable et la plus périlleuse » J.P. Mignard ( avocat ).

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La « restauration » dans l’Eglise

Publié le par Perceval

Ce mouvement conservateur et nostalgique d’un ancien régime durant lequel l’Eglise possédait le pouvoir , continue encore et toujours d’influer sur la pastorale du message évangélique, adapté au temps présent :

- En 1864 : Déclaration emblématique du ‘Syllabus’ de Pie IX ( « penser que le pontife romain peut et doit se réconcilier et composer avec le progrès, le libéralisme et la culture moderne… »,marie autel « penser que l’Eglise doit être séparée de l’Etat, et l’Etat de l’Eglise », « penser qu’il faut avoir bon espoir pour le salut éternel de tous ceux qui ne se trouvent pas dans la vraie Eglise du Christ » … Etc , ce sont 80 propositions qui sont condamnées… ! ). Heureusement, Léon XIII, ensuite appelle les fidèles à rallier la République. Puis, en 1910, Pie X, condamne les «  idées modernistes » et la «  fausse doctrine du Sillon ». Nous connaitrons ensuite le sort des prêtres ouvriers et l’immense espoir suscité par Vatican II…

 

- Aujourd’hui, Benoît XVI multiplie les signes de sa volonté de ‘Restaurer une certaine Eglise’ …De l’affaire des intégristes, du ‘ Bon Pasteur ‘ à de nombreux détails courants … Sur les termes mêmes de la Foi : Benoit XVI écrit :  «  seul celui qui conserve dans son cœur la crainte de Dieu a aussi confiance en l’homme et consacre son existence à construire un monde plus juste et plus fraternel» alors même que le terme de « crainte  » dont nous connaissons les sens testamentaires, n’est pas ici une citation biblique, mais un terme du vocabulaire contemporain, comme l’indique le sens de la phrase .. !

Benoit XVIUn autre détail, mais qui marque l’opinion , concerne la canonisation de Pie XII… Quel signe envoie Benoit XVI sur cette question ? Admettons l’hypothèse crédible que Pie XII a tenu à ménager ‘ la chèvre et le chou ‘,en évitant une condamnation directe de l’holocauste, afin de ne pas rompre tout dialogue avec le régime hitlérien et d’éviter une réaction brutale …et qu’il a permis ainsi de sauver des milliers de juifs romains… Cependant, cet acte honorable fait de ce pape un fin diplomate et non un Saint.. ! Qu’eurent fait Jésus, St Pierre ou St Paul… ? «  On les imagine mal composer avec le régime nazi, mais bien plutôt de décider de mourir déportés avec ces millions d’innocents. Voilà l’acte de sainteté, de portée prophétique …. » ( Frédéric Lenoir, ‘ éditorial N° 40 du Monde des Religions ). Benoît XVI, préfère envoyer le signe d’une Eglise pieuse, « davantage préoccupée de préserver son poids politique que de témoigner de l’Evangile ».

 

Aujourd’hui, - l’homme Jésus mort - , Il reste vivant avec nous par l’Esprit.. C’est, en effet, pour que nous puissions vivre de l’Esprit , qu’Il est mort ! Vivant en moi, pour réagir aux dangers de mon égoïsme, c’est à dire de vivre mon individualité aux dépens de l’universalité …

Dans les épitres de Paul : les premiers chrétiens ont vraiment vécu des dons de l’Esprit saint. L’esprit saint qui donne la parole, donc la Liberté de parole, et une volonté de construire l’Eglise , mais pas seulement par les clercs ( cette notion n’existe pas .. )… L’erreur serait de nous polariser sur le ciel , sur le futur, alors que le Royaume de Dieu est là, il se construit là… Il s’agit de se préoccuper du salut du monde et non strictement de mon salut individuel. Il s’agit donc de l’évangélisation des structures elles-mêmes de la société. Retrouver l’Eglise de base… Il ne s’agit pas de se rapprocher d’un modèle ( protestant …) Ni de coller à un modèle ancien… Si autrefois un certain ‘modèle’ s’est fait, alors, aujourd’hui, autre chose peut se faire … Catholique, il ne me faut pas nécessairement devenir protestant, [avec Luther ( Eglise toujours à réformer .. ) ] Ensemble, côte à côte, nous pouvons nous aider à progresser … Des formes de ritualité seront toujours à pratiquer .. Chacun se rapprochant de la source évangélique, nous nous rapprocherons entre nous …

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L’écologie et les spiritualités.

Publié le par Perceval

L’exigence écologique attise les (re)lectures des textes spirituels… Aussi à l’opposé de la thèse selon laquelle le monothéisme serait l’une des causes de la crise environnementale ( Lynn White (1967)), les théologiens ne cessent de montrer qu’à partir des textes, il est possible de produire une conception ( chrétienne, juive, musulmane, bouddhiste …) respectueuse de l’environnement ( et de l’homme ! ).

 

«  La possession n’est pas un acte de création divine, elles est un acte de destruction et d’aliénation. L’avoir diminue l’être » Emmanuel Lévyne ( rabbin français ).

 

Les musulmans ( Fazlun Khalid ( Indonésie), Ibrahim Abouleish ( Egypte )) partagent cette vision du monde, selon laquelle l’humain n’a aucun droit de propriété sur la terre et que la logique de possession, qui se traduit par l’accumulation d’objets, contredit les valeurs de l’existence spirituelle.

 

Les conceptions religieuses pourraient aller du :

-          Dualisme ontologique : Dieu est considéré comme éminemment transcendant, et le monde aucun lien sacré… l’écologie est alors profane et utilitaire

-          Aux théories classiques des monothéismes …

-          Au panthéisme ou à l’animisme, dans lesquels Dieu est identifié au monde, la nature est sacrée car divine… ( immanence ..)

-          Jusqu’au panenthéisme : conception dans laquelle est affirmé que «  Tout se trouve en Dieu ». La création ne serait que le pôle manifesté de Dieu… Tout a une âme … L’ésotérisme  de diverses religions y puisent… Terre mains couleur

 

Aujourd’hui, les grands courants spirituels participent activement au nouveau défi écologique :

-          Le bouddhisme socialement engagé rappelle la non cohérence du bouddhisme avec le consumérisme

-          En France la dynamique écospirituelle est portée par des sœurs orthodoxes ( Solan ), par Pierre Rabhi agronome, lama Denys Rimpoché du sangha Rimay ( notion d’interdépendance …)

-          Le CCFD mouvement chrétien qui s’engage dans un travail de conscientisation sociale et individuelle à propos de l’écologie ( réflexion Nord-sud, les conséquences de l’hyperconsommation ..)

( Synthèse personnelle d’un dossier du ‘ Monde des Religions  ‘ )

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La "Nouvelle" Evangélisation de Benoît XVI

Publié le par Perceval

L’actualité de l’Eglise catholique ( romaine) est à la création d’un nouveau Conseil Pontifical : « Promouvoir une évangélisation renouvelée dans les pays où a déjà résonné la première annonce de la foi et où sont présentes des Églises d’antique fondation, mais qui vivent une sécularisation progressive de la société et une sorte d’“éclipse du sens de Dieu”, qui constitue un défi à relever par des moyens adéquats pour proposer à nouveau la vérité éternelle de l’Évangile du Christ. » Benoît XVI, La Croix du 30juin 2010

louviers-eglisePour Benoît XVI « L’homme du troisième millénaire désire une vie authentique et pleine, il a besoin de vérité, de liberté profonde, d’amour gratuit. Dans les déserts du monde sécularisé, l’âme de l’homme a soif de Dieu, du Dieu vivant. »

Il évoque encore précisément ces régions d’antique tradition chrétienne, où « le processus de sécularisation a produit une grave crise du sens de la foi chrétienne et de l’appartenance à l’Église »

 

Evangéliser, c’est dire Dieu, comme malgré soi.

Saint François d’Assise : « Témoigne en tout temps - et, si nécessaire, utilise les mots »

Ce n’est pas dire l’Eglise, car l’Eglise, elle se voit.

L’Eglise c’est un corps, avec autant de membres que d’humains. Dieu, n’est complet qu’au travers de l’humanité entière.

Cette problématique du tout et de la partie, aussi infime et pauvre soit-elle, est largement évoquée par Jésus. Le berger qui laisse son troupeau pour partir à la recherche de la brebis perdue… La vigne et le sarment … Son appel à l’unité, en Lui, avec Lui …. Jésus ne sépare pas le salut de tous, du salut individuel…  Dieu est relation, Dieu est multiple.


Aujourd’hui, les nations ne se convertissent plus( comme au temps de Clovis!). Et la Foi, toute personnelle, n’a que faire de « légionnaires » ! La sécularisation de notre monde est une chance pour la religion, qui pourrait enfin échapper à sa case sociologique, à côté de la Politique, l’Education, la Culture, le sport …etc.

Ma religion, n’est pas en opposition au monde, ma religion s’intègre au monde, ma religion est au cœur du monde…Christ-Vraie-Vigne

Le sens du monde, est donné par ce qu’il est destiné, au travers de l’Homme, à recevoir l’Esprit. Le Logos s’est fait chair pour être au cœur du monde …

Marcel Légaut l’a dit autrement, et depuis l’Avant-Concile :  « Désormais c'est en découvrant personnellement le sens de sa vie que l'homme peut faire l'approche du mystère de Dieu... »

Vatican II, a répondu à cette attente spirituelle, timidement - mais encore trop pour les nostalgiques d’une église institutionnelle et mondaine…Faire de l’Eglise, du pape… des hypostases du Divin ; c’est ce contre quoi, Jésus n’a cessé de combattre : un « pharisianisme » légaliste ….

 

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Où en est le monde ?

Publié le par Perceval

  • Le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu.
  •  


     

     

    •   Elle pleure... notre planète !

     


     

    • En une seconde, la perte d'équilibre d'un écosystème époustouflant, qui a mis un an à se développer!

     

     

    • " Je suis un homme ..." de Zazie


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Foi et obéissance

Publié le par Perceval

C'est au nom de la foi, que la contestation se fait !

" Dans l'église, à celui qui conteste, on objectera facilement que, finalement, il y a l'obéissance, la soumission " au nom de la foi" qui doit lui servir de règle et de mesure. Ce qu'on voit beaucoup moins, c'est que c'est justement au nom de la foi, que la contestation se fait, quand elle est basée sur le Christ et l'Evangile. C'est la foi du chrétien qui le pousse à dire à son évêque les contradictions qu'il a relevées entre la vie structurelle de la communauté et le message du Christ. C'est la foi qui le pousse à s'engager dans le monde au service de ses frères. Si ce n'était pas la foi, il enfilerait ses pantoufles et ne se poserait plus de problèmes ! "

Jacques MEURICE "Adieu l'Eglise, Chemin d'un prêtre-ouvrier"

 


  .... J'ai lu cela quelque part .... je ne sais plus où..!

Dix raisons pour ne pas ordonner ... des hommes !

1. Les hommes sont trop émotifs. La façon dont ils se conduisent pendant les matchs en est la preuve.
2. La place d’un homme est dans l’armée.
3. Certains hommes sont si beaux qu’ils distrairaient les femmes pendant les offices.
4. La physiologie masculine montre que les hommes sont plus faits pour des tâches comme abattre des arbres, déterrer des pierres et chasser. Ce ne serait pas “conforme à la nature” que des hommes exercent un autre type d’activité.
5. Dans l'évangile, qui a trahi Jésus ?  un homme. La faiblesse de son jugement et son peu de foi sont typiques de son sexe. Ceci justifie la position de subordination dans laquelle on doit maintenir les hommes en matière de formation.
6. Les hommes sont enclins à la violence. Les "vrais" hommes préfèrent régler les problèmes en faisant un étalage immature de prouesse et de domination. Ils font ainsi de piètres modèles et sont dangereusement instables pour assumer des responsabilités.
7. Être ordonné ministre du culte, c’est éduquer et prendre soin de l’assemblée des fidèles. Ceci n'est pas le rôle d’un homme, selon la tradition. Au cours de l'histoire, les femmes se sont avérées plus habiles à cette tâche et y sont plus naturellement attirées. De ce constat résulte clairement que les femmes soient un plus pour l'ordination.
8. Dans la genèse, l'homme a été créé avant la femme, à l'évidence comme prototype; les hommes sont donc une expérience. Les femmes représentent l'accomplissement de la création, une image plus parfaite du dessein de Dieu pour la création de l’humanité.
9. Les hommes qui ont des enfants peuvent être distraits par eux dans leurs responsabilités d’Église
10. Enfin les hommes peuvent trouver du sens et de la satisfaction en accomplissant certaines activités d'église sans pour autant être ordonnés. Ils peuvent ainsi balayer le trottoir, réparer le toit, et peut-être même assurer une partie de la liturgie, le jour du Seigneur. En s’investissant dans de tels rôles traditionnels, ils peuvent avoir une place très importante dans la vie de l'église.

 

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Catho. cherche tribu...!

Publié le par Perceval

Petit malaise personnel…

Je fréquente plusieurs réseaux, comme beaucoup d’entre nous.

-Hier, j’ai passé la journée, avec les militants d’Europe-Ecologie de ma région( Limousin)P1000770 : journée très intéressante, chaleureuse, avec de vrais contacts, simples et sincères..etc.

 

-Je connais bien le milieu enseignant, je l’apprécie, et je me sens proche de beaucoup d’entre eux, et moins de certains autres…

 - Je connais d’autres milieux, culturels ou ‘ fraternels ..’… Et j’en arrive au ‘ cercle catho. ‘avec lequel, c’est loin d’être simple.

 

Auparavant, - première constatation: ces 'ensembles' n'ont pas d'intersection commune. Je n'y rencontre pas les mêmes personnes, les mêmes codes ( références culturelles, humour, ...etc ), à tel point, qu'il est parfois difficile de parler des uns, aux autres...!

Bien qu’absentes du limousin, il y a dans le catholicisme, toutes sortes de communautés. Elles cultivent leurs particularité comme d’heureuses raisons  à  les préférer aux autres, plus ou moins appuyées, parfois  jusqu’à frôler le repli sectaire … !

 

Pour le "catho de base " ... Il y a la paroisse : entité locale, tout à fait artificielle, très peu cohérente dans sa foi commune. Cette petite communauté est tiraillée entre son curé ( personnalité prépondérante…) et un petit groupe de laïcs assez centré sur lui-même, son pouvoir et ses prérogatives… messe 1Bien sûr, aucun groupe social, n’est à l’abri de ces dérives, somme toute assez banales… Sauf, que , et c’est tout à fait personnel, je mets dans la dimension spirituelle de ma vie, l’essentiel du sens… Aussi, ma quête, en est-elle ‘existentielle’, et mon attachement à l'Eglise ( spirituelle ) en est d'autant plus forte…

 

Mes convictions, ma Foi, mon désir de vivre et partager en société, se nourrissent d’un contenu spirituel : entretenu, porté, nourrit par une Eglise qui se décline de diverses manières. Ma difficulté, dans l’église catholique, est de ne pas trouver la ‘ communauté de base ’, dans laquelle je me sente en véritable relation et communion…


Quelques explications ? Pour 'remonter le niveau' de ce témoignage ( sincère ) mais proche deChevallaz RDV amis la sociologie de bazar; je ferai deux citations :


- « Le catholicisme est devenu aujourd'hui, en bien des milieux, un phénomène de culture plutôt qu'un phénomène d'Église » (Lemieux, 1990).


- « Danièle Hervieu-Léger, l'une des spécialistes de la transformation des croyances religieuses, rappelle que « toutes les analyses sociologiques de la modernité religieuse mettent l'accent aujourd'hui sur l'éclatement des systèmes de croyance et sur la dissémination des petits récits croyants que les individus produisent eux-mêmes à partir de leurs aspirations, de leurs intérêts, de leurs dispositions, de leurs expériences ».

   Ce bricolage individuel s'effectue en référence aux « grands récits » des traditions religieuses, dans lesquels les individus puisent comme dans une bibliothèque de symboles et de formes religieuses. Ce va-et-vient entre la pratique de croyances individuelles et les grandes traditions constitue partout la dynamique de transformation religieuse, dans un aller et retour permanent entre local et global. Les recompositions religieuses ne se font probablement pas selon le schéma « européocentré » bâti par la tradition sociologique de la sécularisation et de la modernisation. » ( revue ‘ Sciences humaines : JEAN-CLAUDE RUANO-BORBALAN )

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Benoît XVI et la « dictature du conformisme »

Publié le par Perceval

Dernièrement, Benoît XVI a dénoncé « la dictature du conformisme ». pape-benedict-eglise-berlusconiBien sûr, ce type d’annonce ne me laisse pas indifférent… Je reprends la citation, dans son contexte, celui du scandale des prêtres pédophiles :

 

“Je dois dire que nous, les chrétiens, y compris ces derniers temps, nous avons souvent évité le mot pénitence, qui semblait trop dur. Actuellement, sous les attaques du monde qui nous parlent de nos péchés, nous voyons que pouvoir faire pénitence est une grâce et nous voyons combien il est nécessaire de faire pénitence, c’est-à-dire de reconnaître les erreurs de notre vie“.

“La douleur de la pénitence, c’est-à-dire de la purification et de la transformation, est une grâce car elle est un renouvellement, elle est l’œuvre de la miséricorde divine“.

“Aujourd’hui, grâce à Dieu, nous ne vivons pas sous des dictatures, mais il existe des formes subtiles de dictature."

“le conformisme qui oblige à penser comme tous les autres, à agir comme tous les autres, ainsi que l’agression subtile - ou moins subtile – contre l’Eglise“.

 

Enfer feuEmployer des mots comme : « douleur, pénitence, purification et transformation » me semblent enfin appropriés. Ils pourraient, également, clore un chapitre dans lequel l’Eglise a cru bon d’exceller, celui de la morale ; alors que le XXI siècle a soif de spiritualité… La pédophilie de quelques prêtres, revient tel un boomerang, avec la complaisance des médias et de l’opinion publique ... !

 

Lutter contre le conformisme ambiant, a fait le quotidien de Jésus.

Jésus, est ‘ un signe de contradiction «  ( Lc 2, 34 )… Ce qui fut encore le cas au temps de Saint-Paul. Effectivement, la vie chrétienne appelle à «  résister au prince de ce monde », car comme dit St-Paul, nous ne devons pas conformer notre âme et notre esprit à ce monde …

 

Ensuite, de quoi est faite notre histoire ? Il semblerait que pendant des siècles, la liberté d’expression fut bâillonnée par des États, des institutions, des Églises. En France, durant les périodes les plus sombres de l’Ancien Régime, l’Église et l’État se donnaient la main pour étouffer toute velléité d’expression émancipée des dogmes. Au XVIIe siècle, Descartes se sentit contraint de ne point rendre publique son approbation des idées de Galilée. En plein XVIIIe siècle, le chevalier de La Barre fut exécuté pour crime d’impiété : il n’avait pas salué le passage d’une procession. Les totalitarismes du XXe siècle - fascismes, nazisme, communismes - ont poussé la guerre contre la liberté d’expression jusqu’à un point encore jamais atteint.Separation Eglise etat

 

Aujourd’hui, alors que la République a du imposer à l’Eglise-institution, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, qu’elle ne conteste plus, au contraire … Où, se situe l’anticonformisme ?

A mon avis, il est là où la pratique de la liberté d’expression dérange. Et, je lisais dernièrement cette formule : « La liberté de déranger , suppose la capacité de se laisser déranger » Etre tolérant, c’est accueillir et accepter de se laisser déranger…  De plus, le conflit des idées, est le socle de la démocratie.

sthypolite2rameauxPlus lexicalement, Le conformisme est le fait de se plier a un mouvement, a un mode de vie générale qui fait tourner la société, ou un groupe ( la famille par exemple ) … L’espace public s’étant libéré des tutelles religieuses, le christianisme a perdu son pouvoir d’imposition sur les individus, son pouvoir politique (par la sécularisation  ). Nous passons heureusement d’un catholicisme par conformité sociale à un christianisme par choix.

Le défi actuel est de faire la place aux groupes « convictionnels », dans l’espace public

A mon avis, la laïcité ne devrait pas faire le choix de supprimer « le religieux », de l’espace public ( ce n’est pas viable …). Cet ancrage religieux est précieux pour l’intérêt même de la ‘ chose publique ‘.

 

« La fin du christianisme comme pouvoir, c’est une formidable possibilité de réinvention d’un christianisme libéré du cléricalisme. En s’appuyant sur tout ce que le christianisme offre comme structuration symbolique et identitaire pour l’individu, comme capacité de décentrement par rapport à l’esprit du temps, comme dimension éthique d’engagement solidaire, on pourrait redécouvrir son potentiel libérateur dans une ultramodernité qui tend à sacraliser le présent …

C’est en particulier le cas du politique et du religieux et des rapports qu’ils entretiennent comme Marcel Gauchet l’a très bien analysé. Si, comme il le précise dans un récent article , « la croyance religieuse est en train de cesser d’être politique » et « la croyance politique est en train de cesser d’être religieuse », c’est bien dans un nouvel âge de la politique comme du religieux que nous sommes entrés. » ( Voir le Projet du CERAS )

 

Avec Benoît XVI, je revendique cette possibilité « d’anticonformisme », et à commencer dans l’Eglise, pour qu’ensuite notre présence dans la société soit encore plus légitime … !

 

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L'Église est-elle encore influente ?

Publié le par Perceval

Si peu, à mon avis; bien sûr je parle de l'Eglise -insitution romaine ... Je crois que je ne le regrette pas.

Par contre, je souhaiterais que les catholiques, chacun avec son originalité, le soient.

Je ne regrette pas que cette institution ne soit pas plus influente, en matière de morale, de politique. Je ne regrette, en rien, le temps où l'Eglise représentait un ' pouvoir '. Je trouve salutaire que des chrétiens se fasse entendre sur l'avortement, ou sur la bioéthique ou sur n'importe quelle question de société; mais je souhaiterais que cette voix ne soit pas nécessairement uniforme, en tout cas courageuse et à contre-courant s'il est nécessaire ...


Un article récent paru dans " Témoignage Chrétien " TCme semble bien analyser la situation actuelle de l'Eglise de France...

L'Église est-elle encore influente ?  par Olivier Bobineau

Les chrétiens, et singulièrement les catholiques, pèsent-ils encore sur les consciences ou les politiques publiques ? Intellectuels, religieux et responsables associatifs, croyants ou non, répondent à la question posée par TC. Quatrième intervention : Olivier Bobineau, sociologue, chercheur au CNRS, maître de conférence à l'Institut catholique de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris.

En premier lieu, tentons de définir ce qu’est l’Église catholique en France (et ailleurs). Sociologiquement et quantitativement, il est possible d’analyser les chiffres sur la pratique dominicale, d’apprécier l’administration des sacrements, les ordinations, les paroisses en recomposition, l’économie monastique… Que nous disent ces données ? La réponse tient en un mot : les chiffres sont tous à la baisse sauf… les déficits.

En second lieu, anthropologiquement et historiquement, il est possible de considérer l’Église catholique en France, comme ailleurs, d’une toute autre manière. L’Église comme une conviction spirituelle et une organisation matérielle ; un sentiment en l’invisible et un appareil politique en quête de visibilité ; l’
agapè, la grâce et l’Église catholique romaine centralisatrice ; l’abandon invisible à l’invisible et le contrôle social administré hiérarchisé ; la dépossession par l’altérité et la prétention à la possession du monde par la structure romaine. Bref, la figure de Jean conjointe à celle de Pierre.

Conjonction d’ailleurs unique dans l’histoire qui donne naissance au schisme orthodoxe et à la réforme protestante. Conjonction unique qui développe une échelle de la sainteté et inspire dans le même temps, le droit des États modernes. Conjonction unique du pardon de l’ennemi, de l’abandon (eucharistie), du don (« lavement des pieds » : Jean, 13, 1-15) et de la domination des esprits (inquisition), du contrôle moral (« lavage de cerveaux ») qui résulte historiquement de l’association d’un terreau sémite (l’Église est d’abord une secte juive jusqu’en 70 après Jésus-Christ), réinterprétée par la culture grecque (langue des textes sacrés et influence de la philosophie sur la théologie chrétienne naissante) et déployée par la civilisation latine (le christianisme devient la vraie « 
religio » avec Tertullien, influence du droit romain sur la papauté, juridicisation des valeurs, institutionnalisation politique du religieux depuis Rome).

Une fois définie, quelle est donc son influence actuelle en France ?


La réponse tombe d’elle-même : de plus en plus faible et déclinante tant qu’elle ne fera pas une révolution interne. Pourquoi ? Parce que l’Église se fonde sur une conjonction sentiment–institution que la société moderne a méticuleusement… disjointe.


En effet, comment caractériser la société française ? En un mot : moderne. Ou libérale. Qu’est-ce que le libéralisme ? Jean-Marie Donegani et Marc Sadoun, dans leur maître ouvrage
Qu’est-ce que la politique ? (2007), considèrent le libéralisme comme séparation des instances, séparation de l’Église et de l’État, séparation de la sphère privée et de la sphère publique. Cette « culture de séparation » (Alain Touraine) repose sur le fondement du libéralisme : la séparation des sentiments et des institutions. Or, cette anthropologie libérale séparatrice est l’exact opposé de la conjonction anthropologique catholique telle que nous l’avons définie.

Par conséquent, l’Église perd de plus en plus d’influence au fil de la modernisation libérale. D’où l’alternative qui lui reste : soit elle s’adapte d’un point de vue organisationnel - mais peut-elle le faire au point de nier ce qui l’a constitué durant près de 2 000 ans ? Soit la modernisation libérale est contrebalancée par un retour de l’identitaire qui fusionne (res)sentiment, institution (communautaire) et revendication laissant ainsi à l’Église catholique des interstices identitaires…


L’Église catholique semble en France s’engager dans cette dernière voie, mais combien de temps cela va-t-il durer ? En effet, la globalisation n’accélère-t-elle pas l’individualisation des croyances et la désinstitutionnalisation des pratiques ? Par ailleurs, à force de confondre identité et identitaire, à force d’imposition des valeurs, que deviennent la posture évangélique (humilité de Jésus-Dieu qui demande à la Samaritaine-paria de lui donner à boire, Jean, 4, 7), les 550 questions (et non les dogmes) du Jésus de l’évangile appelant à la libération par la conversion et les paraboles (et non les bulles) invitant les personnes à l’incarnation de l’amour ?


27 mars 2010

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