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Documentaire sur une commanderie templière – Reconstitution à Payns

Publié le par Perceval

Un mot pour introduire ce très beau documentaire sur la reconstitution en 3D d'une commanderie templière, elle est basée sur les découvertes effectuées lors du sondage archéologique de Payns (Aube) en 1998.

Nous sommes alors sous le règne de Philippe-Auguste et dans le contexte de la troisième croisade. La vidéo nous présente une commanderie des templiers en Champagne: la commanderie de Payns, du nom d’un des chevaliers qui créa l’ordre des Pauvres Chevaliers du Christ en 1119, ordre qui sera rebaptisé, quelques temps après, l’ordre du temple.

Fondée en 1127 et occupant un vaste site de 2,5 hectares, la commanderie de Payns, est une des douze infrastructures de ce type que l’on dénombrera en Champagne à la fin du XIIe siècle.

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La Quête du Graal : La commanderie – 8/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : La nef de Salomon...

- « Où vais-je ? – Quelle est ma direction ?  »

Entrez !

<- Une forteresse massive, à l’intérieur une église et suspendu dans les airs : le Graal ...

L'un des grands atouts des Templiers étaient les possessions plus ou moins fortifiées qu'ils avaient bâties et entretenaient aussi bien en Terre Sainte, que dans l'Europe entière. Forteresses, citadelles ou châteaux comportaient soit une église, soit une chapelle, des quartiers d'habitation, des écuries , des armureries... C'étaient parfois des centres administratifs et religieux. Les '' commanderies '' combinaient activité spirituelle et militaire...

La ''commanderie'' pourrait représenter ce que l'on entendait par '' Château de Graal ''. C'est ainsi qu'on imagine '' Montsalvage'' dans '' Le Jeune Titurel '' de A. von Scharffenberg...

Cette lame décrit le roc sur lequel est fondé la Foi, qui anime le chercheur du Graal : protection du faible par le fort, maîtrise de soi … C'est aussi le Refuge : la commanderie referme le temple (intérieur), les objets sacrés de la Quête du Graal...

Attention, le roc n'est pas celui de l'arrogance, de la colère ...

La lame VIII du Tarot traditionnel, illustre ''La Justice''... Cette notion évoque l'équilibre, et aussi une certaine détermination …

 

N'oubliez-pas : pour continuer le Chemin : - Préparez votre question ?

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

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La Quête du Graal : La nef de Salomon – 7/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Les deux Templiers...
- « Avec qui, avec quoi, je partage ma vie, mon idéal.. ?  »
Entrez !
Galaad, Bohort, Perceval et sa sœur trouvent la nef de Salomon
Tiré du ''Lancelot du Lac et la quête du Graal'', Bnf ms fçs 343 - 1375-1400
 
Dans ''L'Estoire del Saint Graal '', chaque bateau rappelle la Nef de Salomon
Sans véritable aspect matériel : '' Elle est riche et belle '' : cette embarcation est ''extra-ordinaire'' ; elle contient le Graal, et autres objets sacrés... Elle vogue vers un ''autre-Monde''. Elle est symbole, qui ne peut se déchiffrer sans aide divine... ! Le Christ lui-même intervient envers Salomon, et le chevalier Nascien. Elle pourrait être le symbole de l'Eglise, mais comme symbole, elle ne s'arrête pas à une seule allégorie. La nef est aussi une métaphore du récit et de son élaboration … La nef est aussi un ''Livre''
 
La nef bâtie par le Roi Sage et sa femme, la reine de Saba, connecte l'époque arthurienne de la Quête du Graal, à l'époque Biblique... Intelligence et Imagination : la reine avait eu connaissance des événements futurs dont l'avènement du Christ ( naissance, mort et résurrection) ; elle avait prédit qu'un descendant direct de Salomon trouverait le Graal. La reine de Saba avait demandé à Salomon, tenu au Moyen-âge pour un grand magicien, de construire une nef capable de voguer à travers le temps et l'espace... Les trois chevaliers du Graal avaient été transportés depuis la Bretagne arthurienne dans la ville paradisiaque de Sarras, devenue la demeure du Graal.
Ecuries du Roi Salomon
 à Jérusalem - Sources Abbé Fillion 1860

* Pourquoi les Templiers ?
Salomon fait donc construire le Temple... Le site du Temple est devenu le siège de l'Ordre, et suggère le nom de l'Ordre... Selon certaines légendes : les Templiers auraient fouillé la zone entourant le mont du Temple et les souterrains se trouvant sous les anciennes fondations du bâtiment à la recherche de … ?: Un Trésor, un Secret, une Relique … ?
 
Dans notre scénario de la Quête, cette étape est cruciale... Incitation intérieure vers une nouvelle direction... ? Ou en suis-je – sur le Chemin - de mon engagement ?
 
Pour continuer le Chemin ( à préparer) : - Quelle est votre question ?

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

 

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La Quête du Graal : Les deux Templiers – 6/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..)
- « Devant l'aventure, de quoi ai-je l'intuition ? »
 
Entrez !
 
Deux chevaliers templiers s'éloignent sur un même cheval. Sur la mer, voguera la nef qui part vers Sarras...
Cette lame évoque le grand Sceau de l'Ordre des Templiers, qui met en avant l'amour fraternel. 
A la fondation de l'ordre, on dit que les ''Pauvres chevaliers du Temple'', n'avaient à deux qu'un seul cheval qu'ils partageaient.
 Cette image servira à avilir l'Ordre pour suggérer la pratique de la sodomie entre les chevaliers. Cette image rappelle en fait la Règle exigeante que toutes les possessions soient mises en commun entre les frères ; chacun faisant don de tous ses biens à l'Ordre. Chacun dépendait de l'autre...
 
La sixième carte du Tarot de Marseille, est ''L'Amoureux''. Cette lame évoque le moi affectif devant lequel viennent se poser et se résoudre tous nos choix. Sur le plan spirituel : on parle d'union entre l'esprit et la chair ; d'union du désir profond avec la Vérité ...
 
 

 

 

 

 
 
Différentes cartes de la lame N°6 – L'amoureux - 
 
* Pourquoi les Templiers sur ce chemin du Graal ? 
Le ''calice'' apparaît souvent dans l'iconographie templière, il est l'allégorie du repas des confréries, voire beaucoup plus...L'ancien roman allemand Titurel, confie la garde du Graal aux Templiers, dont le héros bâtit un temple au Saint-Graal, à Montsalvat, et en confie la garde donc aux chevaliers du Temple... 
Si on parle des douze chevaliers de la table ronde, on pense aux douze dignitaires des Templiers, gardien du Calice, qui pour certains symbolise la Gnose... 
Bref, il est tentant de les rapprocher: quand le mythe et l'histoire se rencontrent, elles peuvent donner des légendes pleines de sens ...
 
* Pourquoi les Templiers avec le Tarot ?
Il y a des correspondances parlantes : les quatre suites de l'arcane mineur ( Coupes, Bâtons, Deniers et Epées) sont analogues aux quatre objets sacrés (Calice, Lances, Pierres, Epées) mentionnés dans les textes du Graal...
 
Les archétypes associés à l'Ordre comme le Roi Salomon, Madeleine, Melchisédech sont à la source de l'arcane majeur.. Il y a 22 grands maîtres de l'ordre et 22 atouts du Tarot...
La numérologie qui s'attache au Tarot, parle à l'histoire des Templiers ; un exemple : le 13 Octobre 1307 est la date de l'arrestation des Templiers de France ; il représente le nombre = 1+3+1+0+1+3+0+7=16. Dans l'arcane majeur : 16, c'est la chute de la Tour ( ici : la chute du Temple)... Au moins dix lames peuvent être liées numériquement à des événements importants de l'histoire de l'Ordre... C'est curieux, c'est même ''beau'' … Et sans autre importance que celle de faire grandir le Mythe ( et ce n'est pas rien …!)  
 
N'oubliez-pas, pour continuer le Chemin, préparez votre question... ?
 
Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

 

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L'Aventure au temps de la Quête du Graal -2/2-

Publié le par Perceval

Contemporaine de Chrétien de Troyes, Marie de France fait du mot '' aventure '' le terme technique par excellence de sa poétique...

« Les contes que je sais vrais,

dont les Bretons ont fait des lais,

je vous les conterai brièvement.

Au début, pour commencer,

selon la lettre et l'écriture

je vous montrerai une aventure. »

(Guigemar,v. 19-24)

L’aventure est le cristal intemporel qui tient ensemble la chaîne de la mémoire où Marie insère ses lais : et, dans la remembrance, événement et récit coïncident. En ce sens, I'aventure est toujours l'aventure d'un lai...

Marie de France fait allusion plusieurs fois à la vérité de ce qu'elle raconte, mais le fait d'une manière telle que vérité et aventure semblent se confondre.

« Telle qu'elle arrive, je vous la conterai, je vous en dirai la vérité » - Éliduc, v. 27-28).

 

Dans la conclusion du Chèvrefeuille, la poétesse affirme qu'elle a conté « la vérité du lai » tout comme ailleurs elle disait qu'elle en contait l'aventure : « Je vous ai dit la vérité / du lai que j'ai ici conté »

La vérité dont il est ici question n'est ni la vérité apophantique de la logique ni la vérité historique. C'est une vérité poétique.

Cela veut dire qu'il ne s'agit pas de la correspondance entre les événements et le récit, entre les faits et les mots, mais de leur coïncidence dans l'aventure. On n'est pas en présence de deux éléments : l'aventure-événement et l'aventure-récit, vraie si elle reproduit fidèlement la première, et fausse dans le cas contraire. Aventure et vérité sont indiscernables parce que la vérité advient et que l'aventure n'est que l'advenir de la vérité.

Dans le Parzifal de Wolfram von Eschenbach, L'aventure est personnifiée par une femme. Elle apparaît brusquement au poète et lui demande de la faire entrer dans son cœur :

« Ouvre ! » « À qui ? Qui êtes-vous ? »

« Je veux entrer dans ton cœur. »

« C'est un espace étroit. »

« Qu’importe, n'y eût-il point d'espace,

tu n'auras pas à le regretter.

Je vais te dire des choses merveilleuses. »

« C'est donc vous, dame Aventure ? »

(Parzival, 433, l-7)

 

Frau Âventiure est, l'histoire même qui est contée Âventiure frappe à la porte du poète non avec son poing, mais avec des mots : « Ouvre ! Je frappe avec des mots, laisse-moi entrer »

Ce qui est personnifié en dame Aventure est l'acte même d'écrire et de conter : mais, en tant qu'il coïncide avec les événements racontés, il n'est pas un livre, mais le corps vivant d'une femme.

Un épisode du Parzival a toujours paru obscur aux interprètes. Le jeune héros, inconscient et inexpérimenté, arrive un jour dans un champ tout proche de la forêt de Brizljan et voit une dame endormie sous une tente.

« La dame était endormie

et portait l'arme de l'amour:

une bouche d'un rouge étincelant,

vrai tourment pour le chevalier.

La dame dormait

avec les lèvres décloses,

ardentes pour le feu d'amour. »

(Parzival, 130 , 3-9)

 

Ce qui est remarquable, c'est que le terme aventure qui apparaît alors ne se réfère pas à l'expérience qu’est en train de vivre Parzival, mais à la dame même qui est endormie : « Ainsi reposait la merveilleuse aventure », ( ibid. 130, 10). Si Wolfram peut appeler ici la dame « aventure », c'est parce que son corps symbolise autant l'aventure vécue par Parzival que le récit qu'en donne le poète. En rencontrant Jeschûte - tel est le nom de la dame - Parzival a rencontré sa propre histoire.

Sources : Textes extraits de '' L'aventure – de Giorgio Agamben '' Rivages Poche

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L'Aventure au temps de la Quête du Graal -1/2-

Publié le par Perceval

Que faut-il comprendre quand on dit que la Quête est une ''aventure'' … ?

 

Le mot « aventure » est un terme technique essentiel du vocabulaire poétique médiéval.

 

Le terme '' aventure '', par lequel le chevalier définit l'objet de sa quête - et ce faisant, il se définit lui-même :

 

« .. Je suis, dit-il, un chevalier en quête

de ce qu'il ne peut trouver;

car je cherche et rien ne trouve.

- Et que voudrais-tu trouver ?

- Aventurer pour éprouver ma prouesse et ma hardiesse.

Donc je te prie, te demande et t'implore,

si tu le sais,

de me conseiller une aventure ou une merveille.

- De cela, dit-il, tu te passeras : je ne sais rien de l'aventure et jamais je n'en ai entendu parler. »

Le chevalier au Lion - (Yvain, v. 358-369)

Le terme ' aventure ' a à faire avec ''la merveille'' ( ou d’aventure ou de mervoille ) et qu'il devra servir de preuve pour le courage d'Yvain.

Cependant on ne saurait comprendre la subtilité sémantique de ce passage si l'on ne se rappelle pas qu'en ancien français le verbe ''trover'' ne signifie pas simplement '' trouver '' ..( …) à l'origine c'était un terme technique du vocabulaire poétologique roman, qui voulait dire " composer de la poésie " et les poètes s'appelaient eux-mêmes trobadors en langue d'oc, trouvères en langue d'oil ou ou trovatori en italien.

Yvain, qui cherche ce qu'il ne peut trouver, pourrait être alors une évocation voilée de Chrétien de Troyes qui '' trouve '' l'argument de son poème: l'aventure du chevalier est l'aventure même du poète.

 

L'aventure est pour le chevalier autant rencontre avec le monde que rencontre avec lui-même et, de ce fait, source de désir et d'effroi.

Dans un lai de Marie de France, le protagoniste, après avoir rencontré la femme aimée, rentre chez lui en proie à un si grand trouble qu'il doute de lui et de ce qu'il a vu:

« Il pensait à son aventure

et doutant en son cœur

il est saisi d'effroi, ne sait que croire

et il ne lui paraît pas qu'elle soit vraie. »

(Lai de Lanval, v. 197 -2O0)

Toutefois, plus étrange et risquée est l’aventure, plus elle est désirable :

« Mais plus grande est la merveille

et plus risquée l'aventure,

plus il la désire et plus elle l'attire. »

(Érec et Enide, v. 5 644-5 646)

 

L'Aventure dans les romans de chevalerie désigne autant le hasard que le destin, autant l'événement inattendu qui met le chevalier à l'épreuve qu'un enchaînement de faits qui se vérifieront nécessairement.

« L'aventure qui doit être

il ne peut se faire qu'elle ne soit,

et ce qui doit arriver

pour rien au monde ne peut manquer. »

(Roman de Rou, v. 5609-5612)

 

Sources : Textes extraits de '' L'aventure – de Giorgio Agamben '' Rivages Poche

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La Quête du Graal : Melchisédech – 5/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..)
«  Sur quelle aide, puis-je compter ?' »
Entrez !

Nous sommes toujours (symboliquement) dans le Temple de Salomon, dans la cour, on voit un simple autel cubique en marbre noir, sur lequel est posée une pierre verte brillant d'une aura puissante. Sur son côté se tient Melchisédech le prêtre. L'air sérieux et concentré, il tient dans ses mains un large plat peu profond rempli d'eau, qu'il s'apprête à verser sur la pierre. Au premier plan, le ' Chercheur ' du Graal met genou à terre...


Melchisédech, est dans la Tradition biblique, grand prêtre et roi de Salem ( Gen 14, 18). Il bénit le patriarche Abraham et sort du Temple pour offrir du pain et du vin : offrande ( eucharistique …) qui en fait un précurseur du Christ.

Certains récits décrivent Abraham qui reçoit des mains de Melchisédech le Saint-Graal ; longtemps plus tard, cette coupe aurait été apportée au Temple de Jérusalem. Il est dit qu'alors, la Reine de Saba servit de médiatrice pour la circonstance. Elle se présenta devant le roi Salomon avec le Saint-Graal et après l'avoir soumis à de rigoureuses épreuves elle lui remit le joyau si précieux.
Le Sacro Catino ( graal)
exposé à la cathédrale Saint-laurant de Gênes

Le Sacro Catino (« bassine sacrée » en italien) est un plat, exposé actuellement à la cathédrale Saint-Laurent de Gênes, qui passait pour être en émeraude et pour avoir été offert par la Reine de Saba à Salomon et avoir servi lors de la Cène.

L'image de Melchisédech qui s'apprête à verser l'eau sur la pierre représente, dans la légende arthurienne, le départ d'une aventure transformatrice. Cette image représente l'importance de l'expérience, sans laquelle nul individu ne peut avancer : la Quête est une aventure. Elle incarne aussi les grâces de la miséricorde, de la gentillesse, de la paix et du pardon, nécessaire pour accomplir sereinement le chemin ...
Intéressant de constater que dans le Tarot cette carte représente '' Le Pape'' et symbolise la spiritualité, le dialogue...

Et, dans la légende arthurienne, on retrouve la même image avec Taliesin, poète et barde.
Selon le poème du IXe s. Preiddeu Annwn, Taliesin accompagne Arthur dans sa quête d'Annwn (= l'Autre-Monde) qu' Arthur et ses chevaliers traversent … à la recherche d’un chaudron magique, possession de neuf magiciennes. Dans la Vita Merlini de Geoffrrey de Monmouth, Taliesin aide Merlin à conduire Arthur à Avalon pour qu'il soit guéri par la déesse Morgen.

Taliesin est le gardien de la Tradition. Taliesin est prêt à aider le chercheur et à lui permettre d'entrer en contact avec la sagesse vivante de l'Autre-Monde. Il est un interprète ainsi qu'un instructeur, capable de créer des images pour l'esprit réceptif et de créer des connexions dans le cœur qui attend.

N'oubliez-pas …. ! Pour continuer le Chemin : - Quelle sera votre question ?

A suivre ...
Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

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Noël

Publié le par Perceval

Noël

6 janvier, 25 mars, 10 avril, 29 mai, toutes ces dates ont, à un moment de notre histoire, été célébrées comme marquant la naissance du Christ, avant que ne s’impose le 25 décembre.

La date du 25 décembre apparaît officiellement au IVe siècle, avec le chronographe romain de 354, qui fixe la naissance du Christ à Bethléem le 25 décembre. 
Jusque-là, la liturgie primitive se concentrait sur la mort et la résurrection du Christ. Quand les Eglises latines décidèrent d’instituer une fête spéciale pour célébrer la naissance de Jésus « dans la chair », ils la fixèrent donc, après quelques tâtonnements, au 25 décembre. Aucun document ne précisant le jour de la naissance de Jésus, les choix du jour et du mois  étaient libres.  


L'origine du mot '' Noël '' serait gauloise, il viendrait de deux mots gaulois "noio" (nouveau) et "hel" (soleil). Cette origine fait référence au caractère profane de la fête et notamment à la fête du solstice d'hiver fêtée par les Gaulois. D'ailleurs, La bûche de Noël vient d'une coutume païenne; on rallume le feu au début de l'année...
 

'Christmas' en anglais, signifie la messe du Christ...

Comme toujours les grandes fêtes religieuses chrétiennes et les fêtes païennes se superposent et s'entremêlent, il est donc difficile de retrouver les origines exactes de la fête de Noël.
Au Moyen-Âge, Noël ! Noël ! était le cri de joie poussé par le peuple à l'arrivée d'un heureux événement.

Au Moyen-âge, Noël ce n'est pas seulement, le 24 au soir, ou le 25 décembre … C'est toute la période de l'Avent ; et la fête elle-même peut durer plusieurs semaines...

Le 24 au soir, ce ne sont pas moins de trois messes, dans une église décorée... Ensuite, on fête la Saint Etienne le 26, puis la saint Jean et la saint Innocent... la circoncision du Christ, et l'épiphanie aussi … On chante des chants religieux, on fait des danses liturgiques. On danse beaucoup. Dans les églises, dans la rues, les cimetières, les monastères, partout. Tout le monde danse. Du petit paysan au grand noble propriétaire terrien...
 
Le solstice d’hiver ou le changement de l’année, depuis l'Antiquité, c'est le jour des étrennes, des cadeaux... Noël se finit le 6 janvier avec la fête des Rois. Plus que Noël, le jour important était l'Epiphanie.
On raconte qu'en Allemagne au VIIème siècle les druides, qui sacralisaient le chêne, avaient encore une réelle influence. Saint Boniface, pour combattre ce culte idolâtre, fit abattre un gigantesque chêne réputé sacré qui fracassa tout dans sa chute. Tout, sauf un jeune sapin que le Saint désigna comme le fruit d'un miracle et le nomma  « l'Arbre de l'Enfant Jésus ». Cette légende explique peut-être pourquoi c'est en Allemagne que la tradition du sapin de Noël est la plus enracinée.
 
Au XVIe siècle, apparaît en Alsace la coutume d'un sapin décoré de pommes et de bougies, qui rappellent la vie (Ève et la pomme) et la « Lumière du monde » (Jésus). 
 
Une année que les pommes se firent rares, un verrier avisé eut l'idée de les remplacer par des boules de verre soufflé. Cette coutume se diffuse dans les pays germaniques et plus tard en Angleterre, par l'intermédiaire du prince Albert de Saxe-Coburg Gotha, époux de la reine Victoria. À Paris, le premier sapin de Noël est planté aux Tuileries par la princesse Hélène de Mecklembourg, belle-fille du roi Louis-Philippe 1er, en 1837.  
 
La crèche est aussi mise en place vers le XVe siècle en Italie et au siècle suivant en Alsace. Le reste de la France n'adopte la crèche qu'au XIXe siècle. La crèche : Le mot désigne la mangeoire où reposait selon la tradition l'enfant Jésus, faute de lit mieux approprié.
Sir Gauvain et le Chevalier Vert

Sir Gauvain et le Chevalier Vert

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Noël avec Cornacchia.

Publié le par Perceval

Joyeuses fêtes de Noël...

Joyeuses fêtes de Noël...

Un peu de féerie, dans ce monde médiéval et brutal ...

C'est Noël en féérie... Sont de sortie belles princesses et monstres effrayants, sur fond de paysages fantastiques, tous se rendent à la fête...

 

C'est l'univers féérique incroyable et touchant de Cornacchia. L’artiste russe Cornacchia laisse libre court à son imagination et crée de véritables chefs d’œuvres de créativité.

Chaque image raconte un morceau d’histoire où l’étrange et le mignon se côtoient habilement.

Cornacchia se sert de son talent en photomanipulation, autant que celui en digital painting pour réaliser des illustrations colorées, détaillées, si réalistes qu’on a envie de toucher, ou de goûter !

 

Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.
Noël avec Cornacchia.

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Sagesse et Magie au Moyen-âge

Publié le par Perceval

Frontispice du Livre du Trésor de Brunetto Latini (fin du XIIIe s.)

Frontispice du Livre du Trésor de Brunetto Latini (fin du XIIIe s.)

La réputation du Roi Salomon, au Moyen-âge, est au plus haut ; en sagesse, mais aussi pour avoir été un roi exorciste et magicien... Ce modèle ambivalent a clairement inspiré le roi Alphonse X de Castille (1252-1284) et sa politique de traduction d’ouvrages d’astronomie, d’astrologie et de magie, destinée à percer les secrets de Dieu, de la nature et de son peuple.

Ce modèle, a peut-être aussi inspiré le roi de France Charles V (1364-1380), dit ' le sage '

Après la peste ( depuis 1347..), le froid polaire de l'hiver 1364, et les famines, après les défaites militaires de ses prédécesseurs ( Crécy, Poitiers …) ; Charles V diminue la domination anglaise grâce Du Guesclin. Il établit enfin officiellement des règles de succession à la couronne claires et précises. Le trône revient à l’héritier mâle le plus proche, et le domaine royal devient indivisible. Le Roi de France devient le seul habilité à battre monnaie : la monnaie devient enfin stable et Charles V en profite pour renforcer et rationaliser la fiscalité...

<- Du-Guesclin-fait-connetable-par-charles V - 1370

Charles V est aussi reconnu pour son immense savoir ... Dès 1367, il transforme le Louvre en Palais Royal et y crée une bibliothèque immense, forte de milliers de manuscrits. Aristote, Saint-Augustin, Traités d’Histoire, d’astrologie,…

« On ne peut trop honorer les clercs qui ont sapience, tant que sapience sera honorée en ce royaume, il continuera à prospérité, mais quand déboutée y sera, il décherra. » Charles V. Quelques années plus tard, le royaume sera dirigé par son fils, Charles VI, dont les crises de démence dévastatrices mèneront le royaume de France au bord du chaos… !

* Pour ce qui est de l'art de la ''magie'', les consciences évoluent lentement...

Je retiens, ces citations:

Le ''Policraticus'' de Jean de Salisbury, au milieu du XIIe siècle: si « les magiciens […] sont ceux qui, avec la permission du Seigneur (Domino permittente), troublent les éléments, enlèvent aux choses leur aspect normal, […] bouleversent les esprits des hommes en leur envoyant des songes et les tuent par la seule violence de leur enchantement » ils sont également, et c’est nouveau, ceux qui « prédisent ordinairement l’avenir ».  Joannis Saresberiensis Policraticus I-IV, 

A cette époque, les hommes ont du mal « à tracer la limite entre le savoir scientifique et les arts défendus, entre l'astronomie et l'astrologie, la psychologie et la divination, certaines expériences mystiques et les invocations du diable » 

Françoise Autrand, Charles VI. La folie du roi.

Cependant, l'astrologie, les sortilèges et en général toutes les pratiques qui touchent à la sorcellerie et à la magie étaient très en vogue au XIVe siècle

 

''Démonstrations contre sortilèges'' est un traité en prose qu'Eustache Deschamps, poète de cour sous les règnes de Charles V et Charles VI, rédigea dans le dernier quart du XIVe siècle. Par son titre, cet ouvrage met en relation deux modes de pensée, l'une rationnelle, et destinée à établir une vérité, l'autre irrationnelle, relevant de pratiques obscures et gouvernée par le hasard.

Extrait par  J. Véronèse, « Le Contra astrologos imperitos atque nigromanticos (1395-1396) de Nicolas Eymerich ( inquisiteur catalan) : « par l’art de nigromancie nous ne pouvons pas juger de manière certaine et infaillible, ni même de façon conjecturale des choses cachées présentes, passées ou futures.  Cette conclusion se justifie ainsi. Le diable, invoqué dans les sacrifices et attiré par les honneurs divins, qui parle et répond dans les cadavres des morts, est notre ennemi capital, notre hostile séducteur, le menteur, et même le pire des menteurs, et par conséquent par les réponses qu’il donne dans les cadavres susdits nous ne pouvons ni ne devons juger des événements occultes susdits de manière certaine, infaillible, voire même conjecturale »

 

 

 

Ce livre – Le Liber Razielis – Raziel de l'hébreu, signifie ''secret de Dieu'', secret délivré à Adam après l'expulsion du paradis, en un livre de magie révélant les mystères de la Création. Dans ce livre, le fameux ''Semiphoras'' : la connaissance de ce nom caché et omnipotant de Dieu, retrouvé par Salomon, est susceptible de donner au roi magicien, nouveau Moïse, un pouvoir quasi divin sur les éléments et sur les hommes.

« Salomon dit : J'ai trouvé le Semiphoras, par lequel Moïse a fait les plaies en Egypte, a asséché la Mer Rouge, produit de l'eau à partir de la pierre et traversé le désert, par lequel il savait tous les secrets de son peuple,a vaincu rois, princes et puissants, a parfait tout ce qu'il a voulu faire et accomplir, a détruit tout ce qu'il voulait détruire, et par lequel ila accompli tout ce qu'il a voulu en bien et en mal. » Liber Semiphoras ( Le Liber Semiphoras en annexe au Liber Raziel dans l'exemplaire de Halle, est consacré à un exposé sur le nom de Dieu formé de 72 noms de trois lettres …)  

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