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La Quête du Graal : Dandrane - 18/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Perceval...

- « Quelle est Ma question ? »

Entrez !

Dandrane est la sœur de Perlesvaus( alias Perceval) ( voir Perlesvaus ou Haut Livre du Graal et La Quête du Saint Graal de 1230 ). Elle est aussi la nièce du Roi Pêcheur ( Perceval avait une sœur qui restait anonyme dans la Quête du saint-Graal).

Dans Perlesvaus, elle se rend à la Chapelle du Cimetière Périlleux afin d'y récupérer un morceau de linceul qui permettra de vaincre l'ennemi de la Veuve Dame. Une voix céleste l'avertit de la mort du Roi Pêcheur. Enlevée par Aristor, elle est délivrée par son frère. Elle meurt au Château du Graal.

 

Ici, dans cette image, Dandrane, est assise devant un autel rudimentaire au-dessus duquel les 4 objets sacrés flottent dans les airs : le calice, la pierre, l'épée et la lance. Ils n'ont pas de substance, car Dandrane les voit lors d'une vision... Le Chercheur hésite à entrer … Le ciel est obscur, la lune éclaire le paysage …

 

Dandrane voit le Graal, avant même qu'il ne devienne l'objectif principal des chevaliers de la Table Ronde. Elle se joint à la Quête …

Aux derniers jours de la Quête, elle accompagne Perceval, Galaad et Bohort à bord de la nef de Salomon et interprète les messages laissés par le roi à l'intention de ceux qui s'y embarquent.

 

Dandrane va donner son sang, pour sauver une femme lépreuse qui ne peut être sauvée que par le sang d'une jeune fille pure et innocente... Quelque chose tourne mal, et elle saigne à mort … La Nef conduira son corps à Sarras, la ville sainte du Graal, où elle est enterrée.

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

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Perceval et la Quête du Graal

Publié le par Perceval

Sir PercivaleLes aventures individuelles où les chevaliers mesurent leur valeur à force d'exploits et de gloire se poursuivent jusqu'au jour où Perceval arrive à la cour du roi Arthur. Perceval est un jeune homme rustre et naïf dont la bêtise peut faire sourire, mais il est promis à un grand destin. L'enfance de Perceval gagne à être comparée à celle de Finn ( fils de Cumhal).

Perceval est le premier témoin du Graal, et cela se passe dans le roman de Chrétien de Troyes : le Conte du Graal ( 1182)...

Le Graal est une coupe magique et sacrée qui a le pouvoir de guérir et d'apporter la prospérité. En revanche, s'il n'est pas retrouvé par celui qui doit être son gardien et protecteur, de grands malheurs peuvent s'abattre et dévaster un pays tout entier, comme celui du Roi-Pêcheur.

Ferdinand Leeke (1859-1923), Parsifal en Quête du Saint Graal - 1911

Ferdinand Leeke (1859-1923), Parsifal en Quête du Saint Graal - 1911

Perceval reste sous l'emprise d'une « faute » qui l'empêche de poser deux questions salvatrices devant la lance qui saigne et le Graal.3 gouttes_de_sang-miniature_enluminee_du_cycle_arthurien Perceval

Dans les continuations du Perceval, il poursuit une quête de chevalier errant après avoir été marqué par la fatalité saturnienne de la Mélancolie ( gouttes de sang dans la neige et révélation christique du vendredi saint par un ermite).

Ensuite, la Quête du Graal est proposée aux chevaliers de la table Ronde, et tous vont alors se lancer dans cette quête mystique. 

La quête du Graal n'est pas pour les chevaliers le moyen de réaliser une nouvelle prouesse personnelle. Ceux qui le croient sont d'ailleurs rapidement disqualifiés. Il s'agit d'une quête collective au départ, puis individuelle parce que spirituelle. Les hommes doivent oublier leur vanité et leur ambition pour se mettre au service d'une cause commune qui les dépasse. Retrouver le Graal, c'est permettre à toute la société Arthurienne de s'élever au dessus du plan humain, de s'ouvrir à des valeurs spirituelles et morales, d'accéder à une dimension héroïque et sacrée.

The Arthurian Tradition - Perceval, Galahad, & Bors Fulfill Grail Quest

Seuls, Perceval, Galahad, & Bors achèvent leur Quête du Graal ...

Après une longue errance, trois chevaliers seulement parviennent à s'approcher du Graal : Perceval, Bohort et Galaad. Seul Galaad, le fils de Lancelot pourra, grâce à sa pureté exceptionnelle regarder à l'intérieur de la coupe et observer son mystère, mais il n'y survivra pas et sera emporté par les anges dans un moment d'extase. 

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La Quête du Graal : Perceval - 17/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : La Chute du Temple...

- « Éventuellement : Quel piège.. et comment en sortir ?»

Entrez !

Le chercheur du Graal se tient devant une forme... ''imaginaire''... Archétypale... ?

La forme de Perceval qui porte le Graal scintillant de lumière. Il l'offre au chercheur qui semble hésiter à l'accepter. En arrière-plan, on aperçoit la Chekhinah voilée de la lame 11.

La carte 17 ( L’Étoile) nous amène au moment, où les mystères du Graal commencent à se révéler eux-mêmes au Chercheur. Les trois chevaliers considérés comme ayant trouvé le Graal figurent dans la dernière séquence d'images.

Ici, le Chercheur du Graal rencontre Perceval, le protagoniste du texte arthurien le plus ancien du Graal : '' Le Conte du Graal '' de Chrétien de Troyes du XIIe siècle.

La Quête de Perceval, est laborieuse, hésitante, parfois pénible … En arrivant à un château sans nom, il rencontre le roi blessé et assiste à la procession du Graal, mais faillit à demander sa signification. Au matin, il se réveille dans le château désert et commence un log voyage qui l'y ramènera, ayant acquis la sagesse nécessaire pour poser la question primordiale qui guérira le roi...

 

La sagesse ( la Chekhinah) cachée, peut enfin se communiquer à ceux qui désirent l'entendre...

Cette image, montre la voie vers une compréhension plus profonde des énergies juvéniles qui émergent de nous et peuvent réapparaître à tout moment de la vie.

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

 

cf ----> Articles sur …...L'HISTOIRE DE PERCEVAL, LE CHEVALIER...

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La Quête du Graal : La Chute du Temple - 16/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Lucifer...

- « Qu'est-ce qui me retient.. ? »

Entrez !

Cette image, lie l'histoire du Graal à la tradition templière avec la Chute du Temple (1307).

- Dans la tradition du Graal, le ''désordre '' est créé par un chevalier fougueux qui manque de jugement et de discipline.

Ici, sur la carte N°16 ( La Maison Dieu), la Chapelle du Graal tombe en ruine, et les Terres entourant le château sont dévastées … Le Chercheur est agenouillé les mains croisées au-dessus du Graal, pour le protéger...

 

L'histoire de Balin ( ou Balain – le sauvage - ) rejoint celle du ''coup douloureux'' : acte fatal et néfaste porté par l'une des armes appartenant aux ''objets sacrés'' ( ou talismans merveilleux). Ce coup frappe le roi du château féerique du Graal lui-même , qui devient le Roi blessé ou méhaigné. Le coup peut tuer sa victime ou l'estropier, particulièrement en l’atteignant dans ses parties viriles.

 

Une des plus curieuses version du '' Coup Douloureux'' est donc celle de Balin – le chevalier au deux épées - , que nous trouvons dans un roman du XIIIe s., le Huth-Merlin. Balin a tiré l'épée « aux estranges renges », c'est à dire au baudrier étrange, contre l'avis de Merlin qui lui avait prédit les effets désastreux de ce geste. C'est Balin qui portera le Coup Douloureux qui mettra les trois royaumes en « deuil et misère »...

A l'origine, survient à la cour une dame qui porte une épée qu'elle ne peut ni tirer ni ôter du baudrier autour de sa taille. Seul le chevalier Balin parvient à l'en délivrer ( le pouvoir de 'délier' ), mais refuse de rendre l'épée à la dame. Et ce chevalier peu galant, lorsqu’il est accusé par la Dame du Lac en personne d'avoir tué son frère, décapite celle-ci. Arthur furieux, le fait chasser de Camelot. Il n'en participe pas moins à la guerre d'Arthur contre le Roi Lot, au cours de laquelle c'est le seigneur Pellinore qui tue ce dernier.

Plus tard … Balin prend sous sa protection un chevalier qui est tué par un ennemi invisible ; qui est Garlon le Rouge, fils du roi Pellam. Balin se rend au château de celui-ci, tue Garlon, et quand Pellam se lance à sa poursuite, blesse ce dernier avec la première arme qu'il trouve. Cette arme n'est autre que la ''Lance qui Saigne'' ( de Longin), et la blessure qu'il inflige à Pellam, devenu le Roi Pêcheur, est ce fameux ''Coup Douloureux''... A la suite de cela, Balin et son frère Balan s’entretuent – chacun ignorant l'identité de l'autre - … Merlin prend alors l'épée du chevalier défunt, la fiche dans une dalle de marbre, et l'envoie flotter dans les airs jusqu'à ce que Galaad ( Galahad), le plus pur des chevaliers, la réclame.

 

Pour la tradition templière, cette carte fait référence à la destruction du Temple de Salomon et à la chute même de l'Ordre, le fatidique vendredi 13 Octobre 1307. Quelque chose de l'Ordre a t-il subsisté ? Son pouvoir a été brisé à tout jamais, et ses ''secrets'' - quels qu'ils fussent – perdus, jusqu'à … ?

Cette image parle de destruction, de ruine...

 

Lorsque dans nos vies nous installons les choses de manière permanente, immobile, la ''Maison Dieu'' nous rappelle l’ouverture. Nos principes installés sont remis en question (l'écroulement), on a besoin de sortir, on a grandi et la maison est trop petite.

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

 

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Satan, Lucifer... Le Diable. Qu'en penser ?

Publié le par Perceval

Le sujet est intéressant... Les jeunes adorent … !

Ici, ce que je recherche et qui m'interroge, c'est le mythe, avant les légendes, les contes... Donc, les images... et moins le sens spirituel et théologique … Même si un sens peut s'y faire jour... C'est le propre du symbole...

Nous pourrions commencer par le jardin d'Eden ; sauf qu'on ne parle pas alors de Satan, mais de serpent : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs ... » etc …

Dans les cultes anciens, le serpent a un pouvoir guérisseur ( il rajeunit perpétuellement en muant …), il peut être en contact avec le monde divin ; dans la Genèse, il promet à Eve une connaissance supérieure … Pour lutter contre l'attirance des cultes magiques, on en fait une bête maudite ...

* Satan : on en parle dans Job 1 : « 6 : Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux. 7 : L'Éternel dit à Satan: D'où viens-tu? Et Satan répondit à l'Éternel: De parcourir la terre et de m'y promener. »

Dans Zacharie 3, 1 : « Puis, YHVH me fit voir Josué, le grand prêtre, debout devant le messager (ange) de YHVH. Satân se dresse à sa droite pour l’accuser. »

Satân, s'il est 'ange', est messager ...

 

 Satân est le terme hébreu, qui signifie : "l'adversaire, l'ennemi, l'accusateur". En grec, on obtient anti-keimenos : "celui qui est situé en face de, l'opposé". Et on peut y déduire tout l'implicite qui se cache derrière : l'arrogance de celui qui se tient en face de YHVH !

L'Adversaire ( Satân ) est supposé être à l'origine de l'arrestation de Jésus, puisqu'il serait "entré" en Judas l'Iscariote (Lc 22,3). Le prince des démons a-t-il pris possession d’un des proches de Jésus ? Jean n'exploite pas le filon de la possession, mais dit plutôt que l'Adversaire a jeté l'idée dans le coeur de Judas (Jn 13,2).

Judas n’est pas le seul disciple ainsi pointé. Jésus ne dit-il pas à Pierre : « Retire-toi ! Derrière-moi, Satân ! Tu es pour moi une occasion de chute, car tes vues ne sont pas celles d’Elohîms, mais celles des hommes. » (Mt 16,23) Pierre était-il véritablement un « démon » ? Nous lisons simplement ici que Pierre s’opposait, à cet instant précis, aux ''desseins'' de Dieu…

* Le mot "diable" provient du grec ''diabolos'': "le calomniateur" et traduit souvent le terme hébreu Satân . Alors, la question à se poser est sans doute celle-ci : "peut-on dire que Satân est un calomniateur ?" Si on s'en tient à son passage dans Job, non. Il ne porte pas de fausses accusations. Cependant, il demande à YHVH de mettre Job à l'épreuve (comme Jésus a été mis à l'épreuve). Job supporta ses tourments sans perdre sa foi, clamant son innocence alors que ses amis le pressaient de se repentir, d'après la croyance traditionnelle selon laquelle tous les malheurs sont la punition des péchés.

Ensuite, l'Apocalypse de Jean, propose des images qui feront recette : « Il fut précipité, le grand dragon, l’antique serpent, celui qu’on nomme Diable et Satân, le séducteur du monde entier, il fut précipité sur la terre et ses anges aussi. » (Ap 12,9)

On ne parle pas de ''Lucifer''...

Ce seraient, Origène (185-254) et Augustin (354-430) qui développeraient l’idée que Satân a été créé bon, mais s’est détourné de Dieu. C'est donc selon, cette proposition, que Lucifer est décrit par certains, comme un ange brillant avant sa chute, et qui devient Satân lors de sa chute.

 

* Lucifer signifie en latin « porteur de lumière (lux) ». Ce nom a pour origine la traduction latine, dans la Vulgate, du Livre d'Isaïe 14;12 par Saint Jérôme, qui traduisit le nom Heylel (nom de la planète Vénus en hébreu) par Lucifer...

« Comment es-tu tombé des cieux, astre brillant ( Vénus, ou Lucifer) , fils de l’aurore ? Tu es abattu jusqu’à terre, toi qui subjuguais les nations ! »

Il est facile ensuite de faire un amalgame entre Satan et Lucifer. Il n’y a dans la bible aucun texte qui laisse à penser que Lucifer soit la diable, la tradition judaïque considère que Heylel est un démon (et pas un gentil), c’est ce démon que St-Jérôme traduit par Lucifer.

 

Lucifer est devenu par syncrétisme, la personnification de Kali, le Dieu du Mal ( gnostique), ou l'une des anciennes déités mésopotamienne, grecque ou celte... Tous ces parallèles ou analogies étant intéressants

La mythologie païenne et celtique, évoquent Cernunnos, le ''dieu cornu''... Il est à rapprocher de Diane, comme lui, déesse de la chasse. Il est un dieu de la fertilité... Les histoires de sorcières, évoquent souvent Lucifer, les sabbats ...etc. Le diable a des cornes dans l’imagerie traditionnelle... L'inquisition maintiendra le mythe...

 

** Sur le plan religieux... On peut s'interroger : le Bien absolu est-il capable d'engendrer le Mal ? Pourquoi ce dieu créateur de toutes choses, tout puissant et aimant, avait-il besoin de créer le mal ? Si non, quel est l'origine du mal ?

Sources: abrasax.chez.tiscali.fr

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La Quête du Graal : Lucifer - 15/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Sarras...

- « Comment, je vois mon but, après la Quête? »

Entrez !

Le personnage de Lucifer est beaucoup plus ambigu que celui du Diable, auquel il est associé... Lucifer était un ''ange de lumière'' révolté contre Dieu. La conséquence est sa chute sur terre ; au cours de sa chute, son épée d'émeraude s'est modifiée en coupe : autre aspect du ''Graal''...

le ''Parzifal'' de Wolfram von Eschenbach décrit le Graal comme une pierre verte tombée du front de Lucifer - par un coup d'épée de l'archange Michel - pendant cette guerre céleste. Cette pierre avait le pouvoir de prolonger la vie et de transformer de façon mystérieuse ceux qui venaient en contact avec elle.

« Jadis cette pierre ornait le front de Lucifer, le plus lumineux des anges aimés de Dieu. Lors de sa chute elle tomba aussi et jusqu’à ce qu’il la retrouve, Lucifer devra errer, soumettant à la tentation les malheureux et les faibles. » NELLI, Lumière du Graal p. 18. VANSITTART, dans Parsifal,

On raconte également que cette pierre serait tombée au Paradis terrestre et emportée par Adam et Ève en signe d'espoir. Cette pierre aurait été transmise de génération en génération à Moïse, Salomon, et transformée en coupe ; jusqu'à Jésus et Joseph d'Arimathie ( par l'intermédiaire de Ponce-Pilate...!) .

A noter aussi, ce que Le Coran (7.10-17) dit de Lucifer : il ne voulut pas se prosterner devant Adam... Dans l'Islam, il parait que l´émeraude est représentative de l´Âme tandis que la couleur verte, l´est de l´Illumination. Avec Lucifer, le bien et le mal sont peu délimités...


Parmi les accusations portées contre les Templiers, l'une concerne un culte rendu au ''Baphomet''... Cela pourrait être une référence à l'amitié qui se serait développée entre des templiers et certains musulmans... Cela pourrait être également une suspicion de sympathie pour des groupes gnostiques qui se référeraient à Lucifer comme un émissaire divin …

 

Dans la légende arthurienne, le '' Chevalier Vert '' peut être rapproché de cette figure.. Il représente celui qui met au défi tous les chercheurs dans leur quête. Il répond aux questions, donne des conseils, et pose aussi des énigmes. Ceux qui pensent tout savoir, il les égare et les tourmente...

Le ''Diable ''-'' Chevalier Vert '' représente le défi, les obstacles dont je dois venir à bout... Il matérialise mes peurs, mon ignorance, ma stagnation ...etc

 

Nb/ Le personnage de Mordred, pourrait aussi faire penser à l'ange déchu...

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

Voir ----> Articles sur …...

GAUVAIN ET LE CHEVALIER VERT -1/2-

GAUVAIN ET LE CHEVALIER VERT -2/2-

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La "Queste del Saint Graal": Roman du XIIIe s.

Publié le par Perceval

*' Illustration tirée d'un manuscrit du 15e siècle du Cycle de la Vulgate ( appelé aussi cycle du Lancelot-Graal ) Cette section propre au Graal est nommée: La '' Queste del Sant Graal "]The Grail pentecost; Lancelot, Queste, Tristan, Morte, France (Ahun), c 1470

La "Queste del Saint Graal" est un roman qui forme la quatrième partie du cycle de la Vulgate et a été écrit dans les années 1225-1230.

Le roman commence un jour de Pentecôte, au moment où les chevaliers du roi Arthur se trouvent réunis autour de la Table Ronde, et une série de présages annonce l’arrivée du meilleur des chevaliers : il s’agit de Galaad qui s’assied sur le Siège Périlleux, réservé depuis l’époque de la Passion au chevalier parfait.

Le Saint Graal apparaît au-dessus des chevaliers et, lorsqu’il disparaît, tous se disposent à partir à sa recherche et à mener à bien la quête du Saint Graal.

Le roman s’attache ensuite aux aventures des principaux chevaliers de la cour arthurienne. Gauvain s’égare dans des entreprises étrangères à la quête et est couvert de reproches par des ermites à cause de ses péchés et de son impénitence. C'est le livre de messire Lancelot du Lac, ouquel livre sont contenus tous les fais et les chevaleries dudit messire Lancelot, et la Queste du saint Graal Author Gautier Map 1

Lancelot expie son péché (ses amours adultères avec la reine Guenièvre) et lutte désespérément contre les puissances qui l’empêchent de poursuivre la quête jusqu’au bout, mais son repentir et sa confession sincère, suivie d’une dure pénitence, transforment le chevalier amoureux d’antan en une sorte d’ascète.

Un autre chevalier, Bohort, part lui aussi à la recherche du Graal en ascète, admire les ermites pour la pureté de leur âme et triomphe des fallacieuses tentations ourdies par le diable.

perceval soeur de lancelot bateau nef de la foi La soeur de Perceval, et la nef de la foi...

Galaad, Perceval et Bohort, les trois chevaliers élus, se trouvent finalement réunis dans une nef merveilleuse qui fut construite par Salomon avec des arbres du Paradis terrestre et qui renferme un certain nombre de symboles de l’attente messianique, en particulier l’épée du roi David. Celle-ci ne se laisse empoigner que par Galaad, dernier descendant du roi et n’admet, en fait de baudrier, que les blondes tresses de la soeur de Perceval ; cette dernière a rejoint les trois chevaliers dans le vaisseau, les accompagne dans leurs aventures terrestres et ne tarde pas à mourir après avoir offert son sang pour guérir une lépreuse. Son corps est porté dans la nef mystérieuse que les élus ont quittée et que rejoindra bientôt Lancelot. Celui-ci, naviguant seul avec la jeune morte, débarquera au château de Corbénic, où il ne pourra qu’entrevoir les merveilles du Graal, car sa confiance en Dieu n’est pas absolue. Detail of a miniature of Sir Galahad and his companions on the Quest for the Holy Grail, approaching a castle which is destroyed by lightning (Part 2, Queste del Saint Graal) France, N. (Saint-Omer or Tourna

Galaad, qui erre avec Perceval pendant cinq ans accomplissant des exploits prophétisés bien des siècles auparavant (guérison du roi Mordrain, aventure de la fontaine bouillonnante), rejoint Bohort et tous trois parviennent au château e Corbenic.

En compagnie de neuf autres chevaliers inconnus, ils célèbrent une sorte de répétition de la Sainte Cène au cours de laquelle apparaît Joseph d’Arimathie entouré d’anges et portant le Saint Graal ; Galaad guérit le Roi Mehaignié.

Obéissant à un ordre divin, les trois élus s’embarquent de nouveau sur la nef de Salomon et cinglent vers Sarraz où se trouve le Palais Spirituel. Escorant, le roi païen de Sarraz, emprisonne pendant un an les trois chevaliers qui subsistent grâce à la présence du Graal. Le roi mort, une voix divine ordonne à ses sujets d’offrir la couronne à Galaad, qui l’accepte.

Un an plus tard, les secrets du Graal lui sont révélés et, après avoir reçu la communion des mains de Joseph d’Arimathie, il meurt. A l’instant même, une main mystérieuse emporte au ciel le Saint Graal.grail47

Perceval se fait ermite et meurt au bout d’un an; Bohort l’enterre au côté de sa soeur et de Galaad et revient à la cour du roi Arthur pour y raconter toutes ces aventures. Celles-ci, mises en écrit par des clercs d’Arthur, seront bien plus tard, translatées en latin par Gautier Map, puis en français.

grail48L’auteur, qui n’est évidemment pas Gautier Map, est sans doute différent de celui du Lancelot propre et de celui de la Mort le Roi Artu, mais l’oeuvre n’a de sens que par rapport à ce qui la précède et à ce qui la suit dans le cycle.

On a depuis longtemps mis au jour l’originalité de cet écrivain au sein de la production romanesque du XIII° s. : proche de Cîteaux, sans pour autant être lui-même cistercien, l’auteur de la Queste del Saint Graal dresse dans une prose sobre et fine un tableau de la vie chrétienne et, à travers Galaad, un tableau de la vie ascétique et mystique selon Cîteaux. grail49

Romancier original qui semble à la fois être rompu aux méthodes de l’exégèse biblique et connaître parfaitement la matière arthurienne, il nous offre le miracle d’un récit où se côtoient jusqu’à se fondre des réminiscences évangéliques (Pentecôte du Graal) et des données mythiques (le siège périlleux, l’épreuve de l’épée du perron). De plus, il ne s’agit pas d’une quête traditionnelle, puisque le Graal s’offre en ouverture à tous les chevaliers de la Table Ronde réunis à Camaalot, en cour plénière.

La tâche des quêteurs n’est pas de prendre possession de l’objet, mais d’en affiner et d’en intérioriser la vision jusqu’aux deux ultimes théophanies : celle de Corbenic où le corps ensanglanté du crucifié surgit du Saint Vessel aux yeux des trois élus, celle de Sarras où le seul Galaad se trouve en présence de l’indicible et des grandes merveilles.grail50

La linéarité habituelle de la quête est ici constamment brisée par l’entrelacement - plusieurs personnages affrontent au même moment différentes aventures liées au Graal - et par les ’senefiances’ des ermites ou autres, qui resituent les aventures dans un cadre historique (biblique ou pseudo-biblique), ou eschatologique. Techniques narratives qui confèrent au récit une double épaisseur : hiérarchie des quêteurs, de Galaad à Gauvain, en passant par Perceval, Bohort et Lancelot ; profondeur historique depuis Adam (légende de l’Arbre de Vie) jusqu’à la fin prochaine du monde arthurien. En fait, la Queste del Saint Graal dessine moins un parcours linéaire que circulaire : le Saint Graal retourne dans son lieu originel à Sarraz, figure de la Jérusalem Céleste, tout comme Galaad revient sur la terre de ses ancêtres David et Joseph d’Arimathie. Seul Bohort accomplit le chemin traditionnel, lui aussi circulaire : cour d’Arthur - aventures extérieures - cour d’Arthur.

Sources: Charles RIDOUX

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La Quête du Graal : Sarras - 14/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Le Saint-Sépulcre...

- « Que dois-je laisser ''mourir'', pour passer ce cap ? »

Entrez !

Sarras est mentionnée pour la première fois dans la ''Queste del Saint-Graal'' du XIIIe siècle, qui en parle comme d'une île, située apparemment en Arabie ou quelque du côté de Jérusalem.   Sarras, pourrait être la ville des Sarrasins, terme générique qui désigne au Moyen-âge tous les ''infidèles'' ( païens) qui combattent les chrétiens... Après leur défaite, les habitants de Sarras se convertissent au christianisme...

 

La dernière partie du voyage entrepris sur la nef de Salomon par les trois chevaliers ayant survécu à la Quête du Graal ( Galaad, Perceval et Bohort ) les a conduits à Sarras, décrit plus en termes d'état d'existence que de lieu réel.

 

Ici, dans une grande basilique bâtie par les anges, est gardée le Graal. Lors de la célébration des mystères suprêmes, il en sera retiré et monté au ciel par une main désincarnée. Galaad avait brièvement été roi de Sarras avant de mourir après avoir jeté un regard à l'intérieur du Graal.

Dans le ''Morte d'Arthur'', Thomas Malory l'appelle le ''palais spirituel''. Dans certaines variantes du mythe, Sarras renfermait les tombes de Galaad et de Perceval.

La place où le Graal trouve un abri et les chevaliers se reposent est grandement associée à la paix intérieure, au calme et à la sérénité. Le nom traditionnel de cette lame du Tarot est la Tempérance :

 

Tempérance est l'arcane de l'échange, de l'écoulement serein de la vie. Cette carte représente un ange qui fait circuler de l’eau entre deux amphores. Cette carte symbolise le passage d’une situation à une autre. Elle est synonyme de soulagement, de guérison, et d’harmonie. 

La Tempérance fait le pont reliant inconscient personnel et collectif. Entre le Divin et l'homme, se situe l'Ange. Pour aller vers l'unité du Divin, il faut avoir fait sa propre unité interne.

 

Pour continuer le Chemin : - Préparez votre question...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

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Jérusalem au Moyen-âge -2/2-

Publié le par Perceval

La première croisade, prêchée par Urbain II en 1095 et mêlant les armées de tous les États chrétiens d’Europe à des groupes de pèlerins, a pour but d’assurer la sécurité du pèlerinage au Saint-Sépulcre. Il s’agit également de protéger les « frères chrétiens » d’Orient, et de combattre l’islam ; mais le premier objectif est véritablement la reconquête de Jérusalem

 

La conquête de la ville par quinze mille Croisés, les 14-15 juillet 1099, a pour conséquence un bain de sang : Juifs et musulmans sont massacrés sans distinction, et la population passe de trente mille à trois mille personnes. Godefroi de Bouillon, à qui les barons européens offrent la couronne de Jérusalem, refuse de porter une couronne d’or là où le Christ porta une couronne d’épines et prend le titre d’avoué du Saint-Sépulcre. Les Croisés interdisent tout établissement musulman ou juif dans la ville, et font venir des chrétiens de Syrie, dispensés de taxes, pour renforcer la présence chrétienne à Jérusalem.

 

C’est la fondation du Royaume latin de Jérusalem par Baudouin Ier, en 1100, qui fait de la Ville Sainte une véritable métropole : elle sera le centre du pouvoir franc au Levant jusqu’à sa reconquête par Saladin en 1187

La ville est protégée par deux ordres de moines-chevaliers qui acquièrent rapidement une influence immense, les Hospitaliers (ordre fondé en 1109 et installé près du Saint-Sépulcre) et les Templiers (ordre fondé en 1128, qui a ses quartiers près de la mosquée al-Aqsa, convertie en église), qui dépendent tous deux directement du Pape.

Sources : lesclesdumoyenorient.com

La période ayyubide (1187-1250) : En Egypte, le sultan ayyubide Saladin, un Kurde arménien de foi musulmane, arrive au pouvoir en 1170. Il succède au fils de Zengi comme gouverneur de Syrie et d’Egypte, et ses contemporains le considèrent comme un homme de foi.

Les Croisés sont repoussés vers la mer. Ensuite le chef mamelouk Baybars, de 1260 à 1277, fait tomber la dynastie ayyubide de Saladin et mène une série de campagnes en prenant ville après ville et en progressant peu à peu vers la côte. Acre, la dernier bastion croisé, tombe en 1291.

La période mamelouke (1250-1517) : Les Mamelouks parviennent à battre l'invasion Mongole à Ein-Harod, Jérusalem passe sous leur contrôle jusqu’à la conquête ottomane de 1516.

- 1490: Nombre d’habitants dans une Jérusalem en ruines: dix mille environ.

En 1517, la Terre d’Israël, et avec elle Jérusalem, passe sous la domination de l’Empire ottoman, domination qui va durer quatre siècles (1517-1917).  

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Jérusalem au Moyen-âge -1/2-

Publié le par Perceval

Jérusalem - Le Mythe : Jérusalem terrestre et céleste : Figure exemplaire, image merveilleuse, pôle d’attraction et source de bienfaits...

Jérusalem telle que la représente la littérature française médiévale, apparaît comme la ville des reliques majeures, des indulgences et des miracles, comme celle des pèlerinages et des croisades, comme la ville sainte par excellence, au cœur de la ''Terre'' ...

 

Le pèlerinage :

« A la fin de l’époque romaine et pendant l’ère byzantine (IVe-VIIe siècle), le pèlerin est un aristocrate de culture classique, tenté par la vie ascétique du désert ; puis ce pèlerin s’intéresse aux récits miraculeux. Le XIe siècle voit émerger une figure de pénitent millénariste, en attente du Jugement Dernier imminent dans la vallée de Josaphat. Les pèlerinages se collectivisant toujours plus, les groupes se rassemblent sous l’autorité d’un directeur et comptent des laïcs, des clercs ainsi que des chevaliers armés pour leur défense : ainsi naîtra la croisade, qui, à l’origine, avait vocation pérégrinatoire. Dans les premières années du Royaume latin de Jérusalem, le croisé se distingue encore mal du pèlerin, mais aux XIIe et XIIIe siècles, l’écart se creuse entre ceux qui vivent dans le monde pour le défendre avec leurs armes et ceux qui le rejettent par idéal du contemptus mundi. Le pèlerin du XIIIe siècle se dessine plutôt comme un intellectuel aussi bien ouvert à la connaissance des choses spirituelles qu’à celles des réalités profanes : à la traditionnelle description des sites et des sanctuaires, il ajoute de libres observations et contribue aussi à la diffusion de fables.

Des pèlerins devant l'église du Saint-Sépulcre gardée par les Sarrasins - Marco-Polo

L’homo itinerans des XIVe et XVe siècles, en quête d’indulgences, ne correspond plus vraiment à un type défini ; il incarne plusieurs figures : la diversité des couches sociales, le tempérament des individus se reflètent dans les mémoires de voyages. À partir de 1332, il est pris en charge par les Franciscains de Terre sainte, organisateurs des processions, prédications et exercices spirituels adaptés aux lieux saints définis. » Extrait de Les pèlerins de Jérusalem au Moyen Age - De Nicole Chareyron (Auteur)

Jérusalem au Moyen-âge

Jérusalem est pour le peuple juif un centre à la fois religieux et historique, puisqu’elle était la capitale du royaume biblique de David et de Salomon, qui y construisit son temple. 

Elle est aussi la ville sainte des chrétiens, puisqu’elle fut le lieu de la mort et de la résurrection du Christ, que symbolise le Saint-Sépulcre ( = le tombeau du Christ ).

Enfin, l’islam sanctifie cette ville, lieu de la montée au ciel du Prophète Muhammad. Jérusalem est donc un centre religieux où cohabitent les trois religions : tous les témoignages médiévaux s’accordent sur la présence d’importantes communautés aussi bien chrétiennes que juives et musulmanes (excepté pendant les périodes de persécution). 

Contrôlée par l’Empire byzantin depuis 324, Jérusalem connaît une quinzaine d’années de domination perse entre 614 et 629 avant d’être reprise par les Byzantins. Pour peu de temps, toutefois, puisque s’ouvre presque au même moment l’ère des grandes conquêtes musulmanes : la Ville Sainte, appelée Aelia par les documents musulmans d’époque, est conquise vers 638 sans combat.

La conquête musulmane marque la fin des persécutions chrétiennes contre les Juifs, qui sont officiellement autorisés à se réinstaller à l’intérieur de la ville, ce qui leur était interdit depuis 135.

La prise de pouvoir fatimide, en 969, marque le début d’une ère plus prospère pour Jérusalem : al-Muqaddasi, voyageur et géographe musulman né à Jérusalem, insiste dans son récit de voyage sur son essor intellectuel et son cosmopolitisme, qu’il décrit en ces termes : « À Jérusalem, on trouve toutes sortes d’hommes cultivés et de docteurs, et pour cette raison le cœur de chaque homme intelligent est tourné vers elle. Tout au long de l’année, ses rues ne sont jamais vides d’étrangers [3]. » Avec trente mille habitants, un kilomètre carré de superficie et quatre kilomètres de remparts, Jérusalem connaît alors son apogée à l’ère musulmane.

En 996, elle entre à nouveau dans une période de déclin, lors de l’arrivée au pouvoir du « calife fou », al-Hakîm, qui persécute les chrétiens, interdit les pèlerinages et ordonne en 1010 la destruction des synagogues et des églises, y compris le Saint-Sépulcre. À sa mort, la situation s’apaise, les pèlerinages reprennent régulièrement et les bâtiments de culte sont reconstruits, mais Jérusalem demeure une ville secondaire dans le paysage politique et commercial de l’Orient médiéval. En 1071, elle est conquise par les Turcs Séleucides, qui occupent déjà les montagnes de Palestine : sous leur autorité se déroulent de nombreux pillages, rançonnements et persécutions des chrétiens et des Juifs, qui aggravent les préoccupations des États chrétiens d’Occident. Les Fatimides reprennent la ville en 1098, juste avant l’arrivée des premiers Croisés.

L'arrivée de plus en plus massive de chrétiens européens à partir du Xe siècle : l’année 1065 voit la venue à Jérusalem de douze mille pèlerins chrétiens originaires d’Allemagne et de Hollande. Selon les rapports de rabbins du XIe siècle, des pèlerinages juifs auraient également lieu.

L'importance symbolique de Jérusalem est donc considérable, ce qui est particulièrement important en un temps où le politique et le religieux sont quasi indissociables. C’est pourquoi elle sera l’enjeu majeur des croisades : l’appel du pape Urbain II au concile de Clermont le 27 novembre 1095, qui lance la première croisade, met l’accent sur la nécessité pour les chrétiens de reconquérir la Ville Sainte et particulièrement le Saint-Sépulcre.  

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