Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
/ / /

Ferme ton parapluie, mon frère ,


La prière n’est pas un parapluie ;

Dieu ne vend pas de parapluies, ma sœur,

Il aime trop le vent !

J’avais peur de me mouiller,

Je me mettais à l’abri

Sous ma prière parapluie.

Mais tu m’as éclaboussé par-dessous, Seigneur,

La rafale est venue de côté

Et le parapluie s’est retourné !

J’avais cru, sous le parapluie,

Que tu te tenais, toi aussi,

Toi, le Maître de l’Esprit.

Un petit coin de parapluie,

Un petit coin de paradis,

C’était ma chance !

J’ai ouvert les yeux: personne sous le parapluie,

Personne que moi, un homme au sec,

Doigts crispés sur le manche

De la prière parapluie.

Viens, Maître du vent et de l’Esprit,

Emporte aux quatre coins de la terre

Mon ridicule parapluie

Et ma prière paravent !

Toi, le Dieu des sans parapluie,

Pousse-moi dehors, dans le vent,

Mouille-moi, Seigneur !

Mais donne-moi en même temps

La joie et la force

De ceux que tu trempes

Dans l’Esprit.



Olivier Favre

--------------





Seigneur, je Te supplie de me délivrer

de cette tentation harcelante

de considérer le temps de ma maladie

comme une mesure pour rien dans ma vie,

une période creuse et sans valeur.



Que je revienne à la santé

ou que j'aille peu à peu à mon éternité,

je dois avant tout rester à la barre ;

ma vie, je dois la vivre au jour le jour

et Te la donner tous les jours.

Il ne s'agit point de partir à la dérive…



Je n'ai pas à attendre un lendemain incertain

ni à me bercer de rêves ou de regrets :

je suis malade, je Te sers malade.


Vais-je attendre, pour T'aimer, des circonstances


qui, peut-être, ne se produiront jamais ?

Et s'agit-il pour moi de T'aimer à mon goût

ou de Te servir là Tu m'attends ?



Seigneur, ma vie n'est pas manquée

pour être une vie de malade.

Je veux la remplir à déborder,

avec ta grâce qui se joue du temps

et n'a que faire

des actions glorieuses pour le monde.



Pierre Lyonnet

------------------------------------------------------------------------------------------------------

Seigneur ,

Je te demande, ce soir,

de me révéler l'Amour ...

Cet Amour par lequel tu me crées ,

donne-moi de le vivre avec les autres .




Donne-moi de comprendre

que tu as mis en moi une puissance infinie,

capable de créer ,

de poser un être dans l¹existence .



Ouvre mon coeur à l'amour ,

ouvre mon coeur à la foi ,

ouvre mes yeux à ce regard ...


qui croit l'autre et qui l'espère ,

qui fait confiance et qui aime ,

qui fait grandir et qui crée .



Seigneur ,

donne-moi , en aimant ,

de t'aider à achever ta création

qui ne sera terminée

que lorsque toutes les puissances d'amour de l'humanité

s'exprimeront en plénitude .



Que ton Esprit fasse en nous ce miracle .




Amen .

Henri Boulad, Jésuite


-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Bâtissez la maison de l'Amour


Qui séparera votre amour

de l'Amour du Christ ?

La morsure du temps ? L'éloignement ?

L'usure de l'habitude ? La calomnie ?

Le mensonge ? La jalousie ?

Vos échecs, vos faiblesses,

le poids de vos péchés ?

Les épreuves ? La souffrance ?

La maladie ? La mort ?




Non, car en tout cela vous sortirez vainqueurs

par la force de l'amour du Christ Sauveur.


Bâtissez la maison de votre amour,

pierre par pierre, sur le Roc du Christ.




Ne laissez pas se desceller une seule de ces pierres,

car la plus petite lézarde est un risque de ruines.




Bâtissez cette maison de l'amour

où habite la confiance qui ferme ses volets

aux mauvais vents de la nuit et

ouvre sa porte à tous ceux qui ont besoin

de réchauffer leur cœur

à la vive flamme de votre bonheur.




Tissez le manteau de votre amour

avec les mailles de la fidélité,

du pardon et de la patience,

avec les mailles de la vérité,

de la joie et de la souffrance.




Ne laissez pas filer la plus petite maille

qui pourrait provoquer une irrémédiable déchirure.




Vous connaîtrez des heures de luttes redoutables,

assaillis par des vents de tempête insaisissables.




Vous sentirez la maison de votre amour vaciller

et mesurerez la fragilité

et la grandeur de votre liberté.


Mais si vous savez jeter

vers le ciel l'ancre de la prière

pour dépasser ces épreuves inévitables,

alors le mot amour prendra pour vous

sa véritable signification

et rien ne pourra  plus séparer votre amour

de l’amour du christ pour l’éternité (Rm 8, 35)


Jean Debruyne


-------------------------------------------------------------------------------------------------------

Depuis les tout débuts de la création, dit Dieu,

Je parle aux hommes.

Je les invite amoureusement à m’ouvrir leur cœur,

À se laisser aimer par Moi.

Je leur ai parlé par la beauté de la création :

Par le Soleil qui les éclaire, les réchauffe et leur donne la vie.

Ils ont là une image vivante de qui Je suis : Lumière, Amour et Vie.

Je leur parle par la Lune qui veille sur leur repos

Et leur rappelle que Je suis aussi Mère.

Je leur parle par la Terre et tout ce qu’elle renferme

Ils ont là une maison, image de Ma maison.



Pour appuyer mon invitation à ouvrir leur cœur et se laisser aimer par Moi,

Je leur parle par des hommes et des femmes qui répondent à mon invitation :

Je suscite la foi des patriarches

Je soutiens le courage des prophètes

J’inspire l’émotion du psalmiste

Je chante la sérénité des sages.

Ma Parole prend des formes les plus inusitées…



C’est pourquoi, dit Dieu, pour aller encore plus loin

Dans mon invitation à ouvrir leur cœur

Et se laisser aimer par Moi,

Je veux leur dire une autre Parole

Une Parole aux dimensions de mon amour pour eux :

Immense, profonde, insondable.

Une Parole unique, si forte, si douce, si palpable et si mystérieure

Qu’ils n’en reviennent pas, qu’ils en soient toujours surpris, étonnés.



Cette Parole, dit Dieu, je veux qu’elle ait des pieds.

Pourquoi pas ?

Une Parole avec des pieds, pour marcher et rejoindre l’homme où il est.

Une Parole qui ait des mains pour servir,

Une Parole qui ait une bouche pour sourire,

Et des oreilles pour les écouter.

Je veux, dit Dieu, que cette Parole ait un cœur pour comprendre l’homme.

Voici ma Parole et mon souffle de vie !

En elle, je mets tout mon amour.

-o-o-o-

Et voilà que Dieu met en œuvre sa pensée :

Il prit une Parole et lui donna un corps, avec

Des pieds et des mains,

Une bouche et des oreilles,

Et un coeur.



C’est la Parole la plus belle qu’il ait jamais prononcée.

Et les hommes la découvrent, presque au hasard, enveloppée de langes

Dans les bras d’une femme du nom de Marie.



Et le nom de cette Parole est JÉSUS !



Pierre Barbès sur la base d’un texte d’un auteur inconnu

__________________________________________________________________

 

Prière à l'hôte silencieux du Tabernacle
Auteur : Marthe Robin



Prends-moi dans ton silence,

loin des bruits et de l'agitation du monde.

Dans un silence

où tout mon être se retrouve en sa vérité,

en sa nudité, en sa misère,

car ce silence

me permet de me découvrir moi-même.



Prends-moi dans la richesse divine

de ton silence,

capable de tout combler en mon âme.

Fais taire en moi ce qui n'est pas de toi,

ce qui n'est pas ta Présence toute pure,

toute paisible.

Impose silence à mes désirs,

à mes caprices, à mes rêves d'évasion,

à la violence de mes passions.

Couvre par ton silence

ma nature trop impatiente à te parler,

trop encline à l'action extérieure et bruyante.

Impose même ton silence à ma prière.

Rends-la gratuite et vraiment confiante

en ta seule grâce.

Fais descendre ton silence

jusqu'au fond de mon être,

et fais remonter ce silence

en pur élan vers toi,

en hommage d'amour.



Amen !

---------------------------------------------------------------------------------------------------------

Médite et prends conscience de la présence de Dieu

Dans les profondeurs de la méditation, les sages

Ont vu en eux-mêmes le Seigneur de l’Amour,

Qui réside dans le cœur de toute créature.

Dans l’intime du cœur de tous il réside…

 
Le Seigneur de l’Amour tient le monde dans sa main,

Composé du changeant et de l’immuable,

Du manifeste et du non-manifeste.

Le soi séparé, qui ne connaît pas encore le Seigneur,

Est en quête de plaisir, et n’en devient

Que plus attaché. Quand il voit le Seigneur,

Alors vient la fin de l’attachement.

 
Tout change dans le monde des sens,

Mais immuable est le Seigneur de l’Amour.

Médite sur lui, absorbe-toi en lui,

Réveille-toi du rêve de la séparation.

 

Sache qu’il est toujours enchâssé dans ton cœur.

Il n’y a vraiment rien d’autre à savoir dans la vie.

Médite et prends conscience que ce monde

Est plein de la présence de Dieu.

Shvetashvatara Upanishad, versets 3, 8, 10 et 12, d’après la traduction anglaise de E. Easwaran, The Upanishads, Tomales, CA, Nilgiri Press, 1987, p. 217-218.

 

la prière de Marcel Légaut : infimes, éphémères, mais nécessaires

Introduction :

Etre devant soi pour être devant Dieu, c’est porter lucidement sa condition d’homme, c’est en saisir l’aspect dramatique ; jeté dans la vie, solitaire, à mi-chemin sur la voie pour devenir soi-même, dans les ténèbres intérieures parfois et sans cesse au milieu des contingences éphémères de tous ordres qui dissipent ou qui troublent ; et cependant par la foi et la fidélité entrer peu à peu dans une existence qui se manifeste unique dans son unité, sa consistance et sa stabilité. C’est aussi épouser cette condition, en rendre grâce, et par cela, affirmer son espérance et sa foi.

Infimes, éphémères / mais nécessaires,
ensevelis dans l’immense / mais conscients,
perdus dans l’innombrable / mais uniques,
façonnés d’éléments complexes et ambigus /

mais encore essentiellement simples,
limités de toutes parts / dans le faire et le dire, /

mais en soi proprement mystère,
inachevés par nature / et sans cesse perturbés /

mais en puissance de s’accomplir.

Livrés aux lois de la matière et de la vie, /

liés sans recours aux cadences des tempset des lieux /

mais libres et responsables en notre centre même.
Sujets au malheur /  voués à la mort / mais appelés à être.
Solitaires parmi des solitaires / qui se côtoient plus qu’ils se connaissent /

mais sur le chemin de l’Unité ...

Très improbables / dès la naissance / toujours plus improbables / dans la croissance.
Tâtonnant face à l’inextricable, / trébuchant affrontés à l’impossible, /

sollicités sans cesse vers le moins-être,
par la foi et la fidélité /

nous existons dans la stabilité / au milieu de tout ce qui se dissipe,
nous devenons avec sécurité / au milieu de tout ce qui se corrompt.

Héritiers d’un labeur immense, / visités par une présence /

qui appelle plus qu’elle ne commande,
poussés, soulevés, sollicités, / élevés au-dessus de nous-même,
émergeant de la servitude, / atteignant à la liberté,
ouvriers d’un avenir sans fin
inséparables de vous, mon Dieu, / nous vous magnifions !
Quel que soit notre destin / même misérable, même tragique,
Nous sommes pour votre plénitude. / Elle est notre béatitude.

Quand nous serons purement nous-même / à notre place dans le réel
au-delà du faire et du paraître, / hors des plaisirs et des souffrances,
des désirs et des projets, / des soucis et des angoisses,
nous partagerons la joie d’être / avec l’ensemble des vivants
qui dépassent l’appétit de vivre, / ces échos de votre bonheur

 

Père -
pour le croire en vérité / malgré tout ce qui le nie,
donnez-nous la force de porter / en votre présence
nos misères dans la dignité / notre grandeur malgré nos pauvretés
notre être en devenir / dans son autonomie
au cœur des contingences / tout au long de la vie.

Que notre foi / dans sa nudité /

par son enracinement en nous / l’emporte sur notre cécité.
Que notre parole / dans sa vérité / par son action sur nous /

affermisse nos pas / sur le chemin de l’être.

 

Marcel Légaut (1900-1990)

voir une présentation de son oeuvre sur le site des chrétiens unitariens

 

Prière au Dieu différent

Papa, Père,
c’est ainsi qu’il nous a dit de t’appeler !
Tu n’es pas comme nous avions imaginé.
Nous t’avons rêvé Dieu supérieur à tout
à l’image de ceux qui nous gouvernent, majestueux et lointains.
En Jésus, tu t’es fait connaître dans un nouveau-né,
dans un enfant de réfugiés, né au hasard de la route.


Nous t’avons rêvé maître absolu des espaces et du temps,
décidant sans appel du destin des êtres et des choses.
En Jésus, tu t’es fait connaître dans un serviteur,
prenant le tablier pour laver les pieds de ses amis.


Nous t’avons rêvé juge des oeuvres bonnes et mauvaises,
puissant et récompensant chacun selon un barème bien défini.
En Jésus, tu t’es fait connaître dans un condamné,
offrant sa vie pour ses bourreaux
et le pardon à ceux qui le tuent.
Oui, tu es différent de nos imaginations
et ta rencontre nous entraîne ailleurs.


Père, trop souvent, nous avons inversé les rôles ;
nous avons voulu te créer à notre façon
pour satisfaire nos désirs ou nos faiblesses
ou pour justifier nos idées.
Mais c’est toi qui nous crées,
non pas comme des êtres tout faits mais comme des êtres à venir.
Tu nous crées en nous appelant à devenir autres,
et tu nous renouvelles toujours dans cet appel car tu es différent.


Nous avons pensé cette différence comme un éloignement ;
par ton Esprit, tu t’es rendu tout proche,
souffle de vie au coeur de chacun.
Nous avons pensé cette différence comme un écrasement ;
par ton Esprit, tu es celui qui redresse,
souffle de liberté dans le monde.


Nous avons pensé cette différence comme un écrasement ;
par ton Esprit, tu es celui qui redresse,
souffle de liberté dans le monde.


Nous avons pensé cette différence comme une froide solitude ;
par ton Esprit, tu es communauté et source de partages,
souffle d’Amour pour notre temps et pour toujours !

Alain Patin

 

Etty Hillesum-juive hollandaise morte à Auschwitz 1944

Mon Dieu , prenez-moi par la main, je vous suivrai bravement
sans beaucoup de résistance.
Je ne me déroberai à aucun des orages qui fondront sur moi
dans cette vie, je soutiendrai le choc avec le meilleur de mes
forces. Mais donnez-moi de temps à autre un court instant
de paix. Et je n'irai pas croire dans mon innocence,
que la paix qui descendra sur moi est éternelle,
j'accepterai l'inquiétude et le combat qui suivront.

J'aime à m'attarder dans la chaleur et la sécurité mais
je ne me révolterai pas lorsqu'il faudra affronter le froid,
pourvu que vous me guidiez par la main.
Je vous suivrai partout et je tâcherai de ne pas avoir peur.
Où que je sois j'essaierai d'irradier un peu d'amour,
de ce véritable amour du prochain qui est en moi....

Je ne veux rien être de spécial.
Je veux seulement tenter de développer celle qui est
déjà en moi, mais cherche encore son plein
épanouissement.
Toi qui m'as tant enrichie, mon Dieu,permets-moi
aussi de donner à pleines mains.
Ma vie s'est muée en un dialogue ininterrompu
avec Toi mon Dieu, un long dialogue.

Une vie bouleversée -Journal 1941-1943


Partager cette page

Published by

Présentation

  • : La Quête de Perceval
  • La Quête de Perceval
  • : Ma quête ...
  • Contact

« Et toi, qu’en penses-tu ? »

dit Jésus. ( "qu’est-il écrit ? Comment interprêtes-tu ? » Luc 10,25 )

L'âme et la beauté

L'art se nourrit de beauté : cinéma, littérature , musique...

Elever l'âme, pour lui donner cette forme qui sied à l'esprit et faire la place, - à l'Esprit.


  1. Lucien Lévy-Dhurmer
  2. Fernand Khnopff 
  3. 1 Eros et Thanatos 
  4. 2 Eros et Thanatos - " Mort à Venise " - 
  5. 1* Je ne me repentirai pas ... 
  6. 2* Eloge d'Eve, ou du « péché originel » 

Thèrèse d'Avila

Mina Nada te turbe

Horloge de Méditation