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Naître à la Foi :

Publié le par Perceval

 La rencontre que chacun d’entre nous peut faire avec le bouddhisme, devrait nous questionner, nous les cathos.

En effet, entrer dans la spiritualité bouddhiste est assez simple, naturelle ; il n’est pas demandé de ‘croire’, mais d’expérimenter, d’être sensible à une attitude, une recherche …Ce que beaucoup d’entre nous sommes intéressés à faire, si ce n’est pour comprendre…

 

Rencontrer le Christ, pourrait être tout aussi naturel…

- Sauf, que nous avons à présenter un ‘ Crédo ‘ complexe, qui ne se partage pas sans quelques commentaires.

- Sauf, que nous ne nous mettons pas à la pédagogie de Jésus ; qui lui, ne s’y prenait pas ainsi … !

 

Jésus, nous engage à sa suite, au travers de tous le évènements de la vie, de la naissance à la mort. Et là chez ceux qu’il rencontre, simplement - il touche là, où c’est essentiel

Ainsi, alors qu’il n’est ni mort, ni ressuscité : il fait appel, en chacun, à la ‘ Foi ‘( pas celle de Nicée, bien sûr.. ! ), à cet engagement existentiel que fait chaque homme avec la vie : donner un sens, pour aller où ? …etc

 

« Qui ne se souvient d’avoir entendu une parole décisive d’un autre ou d’avoir vu dans son regard bienveillant la possibilité de faire soi-même le pas qui coûte! À certaines étapes de notre existence, il nous paraît suffisant de vivre sur la vitesse acquise ; mais à des moments de passage ou de crise, l’acte de foi inaugural en la vie doit être réactivé. Dans ces situations, nous avons vraiment besoin de personnes capables de susciter la foi ou de la ressusciter. Nous avons besoin de « passeurs ».

C’est alors que nous découvrons que le « passeur » de Galilée s’intéresse d’abord et avant tout à cette « foi » comme unique source de vie : « C’est ta foi qui t’a sauvé », dit-il à tant d’hommes et de femmes rencontrés en situation de nécessité : celle qui depuis douze ans souffre d’hémorragies, les porteurs du paralytique, le centurion attaché à son esclave malade et sur le point de mourir, etc. Jésus nous apprend ainsi qu’il n’y a pas de vie humaine sans « foi ». » Christoph Theobald, jésuite.


Jésus part à la rencontre de ceux, pour qui la « Foi » est un acte difficile …


Jésus sait que personne ne peut croire à la place d’un autre… Jamais il ne dit à quelqu’un : « je t’ai sauvé », mais : « ta foi t’a sauvé ».


Comme le bouddhisme, le christianisme part de notre difficulté à conscientiser nos limites à la joie ( les béatitudes ): la maladie, la mort. Comme si la vie, nous mentait …

Le chemin de la conversion, de la re-naissance, de la résurrection … est au prix, de mourir à :…

« Qui veut sauver sa vie, la perdra ; mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera » (Mc 8, 35), dit Jésus au croyant ; et c’est au même moment que Pierre reconnaît Jésus comme Christ.


Rencontrer le christianisme, se fait sur le chemin des Evangiles. Il convient d’éviter les catéchismes et le dogmes, pour entrer dans la parole et trouver en soi, là où Jésus veut nous rejoindre, là où «  je suis », à l’intérieur de soi aux prises avec la difficulté d’exister …

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