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Les Papes… au temps d'Ignace de Loyola (1491-1556) -3-

Publié le par Perceval

Clément VII (1478-1534), pape de 1523-1534. Fils illégitime de Julien de Médicis et de sa dernière maîtresse, Fioretta Gorini, Jules de Médicis est le neveu de Laurent le Magnifique, et donc cousin du pape Léon X qui le légitimeront. Durant son pontificat, il s'opposa au roi d'Espagne et empereur germanique Charles Quint et au roi d'Angleterre Henri VIII. Clément VII est avant tout un politique peu préoccupé de théologie.

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15 août 1534 - Vœux à Montmartre d’Ignace de Loyola et de ses compagnons.

« Le sac de Rome » En réaction de l'alliance groupée contre lui, Charles-Quint favorise l'agitation de la noblesse romaine, groupée autour des Colonna, dont les troupes envahissent Rome par surprise le20 septembre 1526 et pillent la basilique Saint-Pierre. Deux ans plus tard, pape et empereur finissent par s'accorder. Un traité est signé à Barcelonele 24 juin 1529. Charles Quint est couronné solennellement par Clément VII à Bologne le24 février 1530.

Clément VII fut un pape mécène... Clément VII enrichit la bibliothèque vaticane, poursuit la construction de la basilique Saint-Pierre et il fait terminer les travaux de la cour de San Damaso et de la villa Madama. Il charge Michel-Ange de représenter le Jugement dernier dans la chapelle Sixtine, travaux qu'il suit personnellement. Il commente et fait publier toutes les œuvres d'Hippocrate Il approuve l'œuvre de Nicolas Copernic et veut la voir publier.

Clement-VII-avec-Charles-V-de-giorgio-Vasari.jpg
Clement VII avec Charles V de Giorgio Vasari

On peut évoquer à son actif la protection qu'il assura aux juifs et sa condamnation des conversions forcées dans le Nouveau Monde. Face au protestantisme il n'eut aucune réaction et c'est son successeur, Paul III, initiateur du Concile de Trente, qui entamera une réforme de l'Église et du dogme.

 

Paul III (1468-1549), pape de 1534-1549.

Avec son soutien est créée la compagnie de Jésus (jésuites), dont l'un des membres est son représentant au concile de Trente (dit aussi « concile de la Contre-Réforme catholique ») qu'il convoqua.

On lui doit également la condamnation officielle de l'esclavage par l'Église catholique en 1537.

Le 20 septembre 1493, à peine âgé de 25 ans, il fut élevé au rang de cardinal-diacre de SS. Côme et Damien par Alexandre VI. Certains ne laissent pas échapper l'occasion d'ironiser sur la rapide consécration et surnomment Alexandre Farnèse, il cardinale della Gonnella, avec une allusion évidente aux gains obtenus par les faveurs de sa sœur Giulia Farnèse, maîtresse d'Alexandre VI...

portrait-presume-realise-par-Raphael-de-Giulia-Farnes.jpg portrait-presume-realise-par-Luca-Longhi-de-Giulia-Farn.jpg

Giulia Farnèse (né à Canino en 1474, morte à Rome le 23 mars 1524) est une femme d'une extraordinaire beauté qui provoqua une telle fascination que ses contemporains la surnommèrent Giulia la Bella.

Elle fut une des maîtresses ( elle avait 15 ans et lui 58 ans ) du pape Alexandre VI ( 1431-1503) pape de 1492 à 1503. Il fut le père de six enfants reconnus. Népotisme et scandales choquent ses contemporains, et ce malgré les remontrances du frère Jérôme Savonarole. Sans scrupules, ni remords, Alexandre VI fait face : Savonarole est arrêté, torturé et exécuté le 23 mai 1498.

Portrait présumé réalisé par Raphaël de Giulia Farnèse Portrait présumé réalisé par Luca Longhi de Giulia Farnèse Giulia Farnèse meurt pour une raison inconnue à l'âge de 50 ans. Dix ans après, son frère accède au trône de Saint-Pierre avec le nom de Paul III.

L’élévation au cardinalat de ses petits-fils, Alessandro Farnese, âgé de quatorze ans, et Guido Ascanio Sforza, âgé de seize, déplurent au parti de la réforme et entraînèrent les protestations de l’empereur... 

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Portrait du Pape Paul III, et ses petits fils  - Titian, 1546

Dans la querelle permanente entre François Ier et Charles-Quint, Paul III garda une stricte neutralité, bien que Charles le pressât de soutenir l’Empire et de soumettre François aux censures de l’Église...

*****

... Ce qu'il faut chercher à comprendre :

* comment Ignace de Loyola ( 1491-1556) gentilhomme basque puis prêtre, dans sa recherche du Vrai, peut-il faite allégeance et se mettre au service d'une personnalité comme Paul III ( ni pire, ni meilleur que ses prédécesseurs...) ?

** De lui, ou de son contemporain Martin Luther ( 1483-1546) moine et théologien allemand, lequel des deux peut retirer de son engagement ( à l'opposé ...! ) plus grande «  gloire » .. ?

«  Si Luther enleva à Rome deux millions de chrétiens, Ignace de Loyola lui en donna dix »... Ce n'est bien sûr pas dans 'ce sens' que je pose la question … !

Nous en reparlerons ….

 

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En savoir plus 15/08/2013 16:35

Merci!