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Comment dire le Dieu de Jésus-Christ à un monde qui ne se pose pas la question ? -1-

Publié le par Perceval

Le synode sur la nouvelle évangélisation :

«Comment dire le Dieu de Jésus-Christ à un monde qui ne se pose pas la question ? »  jeudi 18 octobre, le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de KinshasaSynode-oct2012-la-Croix.jpg

Je reprends ci-dessous ( à l'aide du quotidien La Croix ) des extraits d'interventions qui me touchent particulièrement. Il me semble que beaucoup de thèmes très actuels sont abordés : ils touchent la réalité sociale, la place des laïcs, l'organisation des communautés, la place de l'Eglise dans « le monde », l'interreligieux ...etc. Deux tendances caractérisent les débats, entre jugement sévère sur le monde et nécessité de répondre aux questions de la société...

« Le nouveau Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, présidé par le subtil Mgr Rino Fisichella, sera-t-il à même d’être la « tour de contrôle » de cette « Église recommençante » que beaucoup de pères synodaux appellent de leurs vœux ? Pour réfléchir à ces thèmes, seules 23 femmes sont présentes parmi les 349 participants. De Synode en Synode, la marge de progrès reste importante. » La Croix du 18/10

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"Le défi de la connaissance, affronté dans le dialogue avec tous les chercheurs de vérité, philosophes, scientifiques, chercheurs. Le déploiement des sciences et des savoirs est l’occasion de mettre en œuvre cette “belle amitié entre la foi et les sciences” proclamée par le Concile. Dans la foi on y contemple le mystère de la création continuée de Dieu et son appel confiant à la liberté et à la raison de l’homme. Dans l’amitié, on peut, avec les hommes de science, en discerner les enjeux pour, ensemble, penser un monde pour l’homme. 

ecouter.jpgLe défi de la liberté. Dans la rencontre avec nos contemporains, croyants ou non, il s’agit de manifester d’abord l’amitié de Dieu avec les hommes, avant de formuler des réponses à des questions qui ne sont pas posées dans les termes qu’on leur impose parfois. Se laisser enseigner par la patience de Dieu qui fait confiance à l’homme pour qu’il apprenne à mettre sa liberté à hauteur de sa dignité, et contempler la miséricorde du Christ qui nous précède, Lui qui enseigne à ses amis ce qu’il a reçu du Père. 
Le défi de la fraternité. Les communautés religieuses veulent être des lieux où la fraternité construite dans la diversité aspire à être transformée par l’Esprit de communion en “ sacrement” de l’amitié de Dieu avec le monde. Et, à cause de cette espérance, elles sont au défi d’élargir cette espérance de communion en liant leur destin aux oubliés du monde, faisant leur la conviction du synode de 1971: “Le combat pour la justice et la participation à la transformation du monde nous apparaissent pleinement comme une dimension constitutive de la prédication de l’Évangile”."

P. Bruno CADORÉ, Maitre Général de l'Ordre des Frères Prêcheurs (Dominicains) ; Intervention lundi 15 octobre après-midi

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" Une nouvelle évangélisation peut être menée à partir de (…) la capacité à entrer en empathie et sympathie avec le monde et donc une Église qui dialogue et ne craint pas ce qui est humain puisque le Fils de l’homme Lui-même est venu porter la plénitude à tous les hommes et à tout homme.Ecoute-et-partage.jpg

"L’Église ne peut être une communauté puissante qui “im-pose” mais une communauté qui “s’ex-pose"

Mgr Santiago Jaime SILVA RETAMALES, Évêque titulaire de Bela, Évêque auxiliaire de Valparaíso, Secrétaire général du Conseil épiscopal latino-américain (C.E.L.AM.) (COLOMBIE) Intervention samedi après-midi 13 octobre

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P. Julián CARRÓN, Président de la Fraternité de Communion et Liberation (ITALIE)

« Nous savons que le coeur de l’homme est fait pour l’infini, qu’il est habité par l’attente d’un accomplissement. Car aucun faux infini ne parvient à le satisfaire.

À cette attente ne saurait répondre une doctrine, un ensemble de règles, une organisation, mais plutôt un événement. Comme l’a dit don Giussani lors du Synode de 1987: “Ce qui manque n’est pas tant la répétition littérale de l’annonce que l’expérience d’une rencontre. L’homme d’aujourd’hui attend peut-être inconsciemment l’expérience de la rencontre avec des personnes pour qui le Christ est une réalité si présente qu’elle change leur vie”. Un lieu où chacun peut être invité à effectuer la vérification que firent les deux premiers sur les rives du Jourdain: “Viens et vois” parce que “une foi qui ne peut être trouvée dans l’expérience présente et confirmée par elle, capable de répondre à ses besoins, ne sera pas une foi en mesure de résister dans un monde où tout, tout, dit le contraire”. »


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Gilbert 20/10/2012 10:17

Bonjour,

À la lecture de cet article, je ne peux m’empêcher de penser, au malaise grandissant et sérieux de la foi en crise. Qui peut prétendre aujourd’hui, transmettre la foi qui engendre la charité, en
faisant de l’homme en Dieu un ami de Christ ?

L’intention des hommes de paix est louable, encore faut-il que cela soit suivi d’effet, et corresponde aussi à la doctrine de Christ qui est celle de Dieu.

Recommençons à visiter la doctrine de Christ, car je ne doute pas qu’une lumière nouvelle éclairera tout homme de bonne volonté.

Perceval 20/10/2012 14:31



Bien sûr, on ne peut - je pense - avancer sur le chemin, qu'en restant lié à la source des Evangiles... Ensuite, cheminer seul est dangereux ( comme en montagne ..) , il est préférable - si les
conditions s'y prêtent - ête attaché à une " communauté "... Enfin, à mon avis évangéliser c'est "dialoguer" ... avec beaucoup d'humilité ....