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Parler aujourd’hui de Jésus Christ….

Publié le par Perceval

Réflexions autour de ce thème, en vue d'une rédaction ....

Préalable avec J. Moingt :

C’est chaque jour, manière différente de le faire : J. Moingt considère comme un "drame" le fait, pour les religions, de "se cramponner à l'image de Dieu que chacune a reçue du passé et qu'elle cherche à maintenir à tout prix, alors que l'évolution des représentations du monde, du lien à la nature, des formes de la vie sociale et politique, des idées philosophiques, etc., ne cesse de modifier l'image de Dieu dans l'esprit des croyants comme des incroyants".

Solliciter les questions, et proposer des réponses, seulement si – s’il d’agit d’avancer des ‘ convictions ‘ il est primordial en reprenant, pour le chrétien,  ce que dit J Moingt pour le théologien : "Un théologien ne devrait se juger en droit de parler, de répondre aux questions des autres sur la foi, que s'il se sent capable de mettre, le premier, sa foi en question"

Non pas partir des enseignements de l’Eglise, les dogmes ; mais de l’histoire des hommes, et lire comment elle rencontre l’histoire de Jésus, mais par le chemin de l'histoire qui a conduit Jésus à la mort et à la résurrection

Le Dieu de Jésus-Christ n'est pas une divinité solitaire et toute-puissante qui subsisterait éternellement pour elle-même hors du monde, et qui serait seulement venue en visite chez les hommes.

Le passage par l'histoire est de ce fait dévoilement dans le temps d'un projet qui a sa racine et son aboutissement dans l'éternité, d'un projet qui vise "la renaissance en Dieu de toute l'humanité ".

Comment aujourd’hui l’histoire de Jésus, en nous et pour nous se continue t-elle ?

Parler de Jésus Christ, ce n’est pas décrire un culte religieux ; le Dieu de J.C. n’a pas besoin d’autre culte que le service des autres…. Quant à l'Eglise, elle est constituée par la communauté de ces hommes libérés qui font advenir Dieu en acceptant la grâce d'aimer.

La réflexion personnelle sur sa Foi, a beaucoup gagné de sa confrontation avec l’athéisme, elle a permis d’épurer toutes les fausses ‘ idées sur Dieu ‘ ( expression utilisée pour simplifier ). Aujourd’hui, se rajoute le passage obligé de la confrontation de ma Foi avec les autres religions, voire les autres spiritualités :

Les préoccupations de nos contemporains ne sont plus les mêmes que celles des générations passées ; ainsi :

- Le salut dans l’au-delà…. Et Pourquoi ne pas admettre, en effet, que tout homme peut donner un sens à sa vie, même s'il ne croit pas en Dieu ?

- Le péché ; une autre perspective et un autre vocabulaire permettrait de reconnaître que chacun d’entre nous désirent au plus intime de leur être se voir délivrés des entraves qui les nouent en eux-mêmes et les tiennent prisonniers, séparés des autres et de Dieu

 Cette Eglise-là compte plus d'athées que de dévots ... A la question de savoir si Dieu existe, Renan a répondu : pas encore !

De même peut-on dire que l'homme n'existe pas encore, et qu'il nous incombe toujours de l'enfanter selon les dimensions de sa vocation divine

Autre point à prendre en compte :

-          L’usure du langage chrétien  cf bellet :

-          Reprenant une image d'Yves Congar, Maurice Bellet rappelle que la foi n'est pas une aimable maison de campagne plaisamment meublée, où on serait bien chez soi au milieu de ses affaires, et dont il suffirait de réparer les volets et de repeindre la façade… Le lieu de la foi ressemble plutôt à un chantier perdu au milieu des déserts de l'humanité, où les hommes s'interrogent sur leur façon de vivre ensemble et se départagent entre la tentation de se comporter comme des démons et l'appel à devenir quasiment des dieux. Tout y est donné pour leur permettre de se libérer de leurs idoles et de surmonter les chaos du monde, mais tout reste cependant à imaginer et à créer sous leur responsabilité : "Ici, la force des certitudes ne se mesure pas à la capacité d'écarter les questions, mais c'est la force des questions qui manifeste la force des certitudes, affirme M. Bellet. La critique qui fait émerger la vie n'a peur de rien, même pas de ses propres abîmes." Sur ce chantier, le croyant n'est pas un maître de sagesse ou de science capable d'enseigner aux autres un savoir assuré, ni un prophète en possession des plans de Dieu et investi de l'autorité de les imposer. Il ne peut être qu'un veilleur qui espère en dépit de toutes les nuits, un compagnon fraternel qui partage le pain reçu avec ceux qui cheminent à ses côtés, un chercheur passionnément à l'écoute des plus humbles balbutiements comme des grands et multiples poèmes qui dévoilent Dieu en disant l'homme.

-           

Références:  "Devenir Humain"  d’Yves Burdelot,  et l’enseignement de Zundel

A la recherche d’un chemin :

-          Des réponses à des questions de «  sens » ; non pas des réponses toutes faites, mais proposition chrétienne en « repensant  la foi »

En quête de l’humain :

            Qu’est ce que l’homme, quel est le sens de la vie ?

            Ne pas partir de Dieu : Mettre entre parenthèses nos ‘savoirs’ sur Dieu …. « pour sauver son âme, faut-il croire en Dieu ? » Cette question n’a pas de sens !

            Non-sens, Sens, sensations, … partir du vécu, l’expérience, la rencontre, faire confiance, l’amour,

Devenir humain… L’homme n’est pas humain, il le sait … « Je crois en l’homme » est une proposition chrétienne… Un chemin de liberté, de libération …

Moi et l’autre, l’interdit de tuer, le mal ; le radical message évangélique…

Il y eut un homme… !

            La vie d’un homme : rendre à Jésus son humanité… On ne dira jamais assez jusqu’où et comment Jésus fut l’un des nôtres. Comment c’est dans le très bas qu’Il s’est manifesté….

            Une parole de chair et de sang…

            Homme jusqu’à l’extrême… Mort pour blasphème,

Au dire des témoins : l’historicité et la croix ; ils l’ont suivi…. Pour lire la trace ouverte par Jésus de Nazareth, la ‘ croyance en « Dieu » n’est pas nécessaire :

« Non seulement l’affirmation chrétienne ne part pas de la conviction que Dieu existe pour déduire de là ce qu’elle nomme la « divinité » de Jésus. Mais c’est en reconnaissant l’existence humaine de Jésus et en adhérant au type d’humanité dont il a donné témoignage sans faille qu’on est invité à croire à l’existence d’un amour éternel - et personnel comme tout amour véritable  - qu’à notre tour nous nommerons « Dieu ». Parce que, pour l’heure, nous n’avons pas d’autre mot. » (Y Burdelot,  P137)

            Approche critique de l’idée de « Dieu »…

Au dire des témoins : la Foi et la résurrection

L’identité de Jésus : Une existence qui dit « Dieu »

            Jésus et le « Père »

            Jésus, « Dieu » en visage d’homme. Sa manière d’être Homme est « divine ».

            Le « Dieu » de Jésus Christ : Un Dieu « trinité », un Dieu « vivant »

            Un Dieu qui libère : Une Parole, un Chemin, une Eau vive

Une façon de vivre, la mise en œuvre de la proposition chrétienne…

Humble et pauvre : la question de l’Eglise…

Apprenti ensemble en ‘ atelier ‘ et la communauté chrétienne…

 

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