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Quel est le sens de la vie ? -3-

Publié le par Perceval

Igor-Morski-11.jpgDans les temps anciens de la Tradition ( ceux des «  Livres » ( Bible, Coran ...etc ), la science était englobée dans une structure religieuse « holistique ». Puis, ...

  • «  J'ai du limiter le savoir pour faire place à la croyance » Kant (1724-1804) ( Préface, Critique de la raison pure ) : c'est à dire que la question du sens échappe au savoir. « Quel est le sens de ma vie? » les kantiens vous répondront: « Vous ne le saurez jamais, mais vous pouvez et vous devez y croire. »
  • Hegel, au contraire, veut tout embrasser et s’emploie à construire une philosophie qui va tenter d’unifier l’ensemble de notre connaissance du réel, physique et métaphysique, dans un seul et même système de pensée. Pour lui, il ne doit plus y avoir place pour la « foi », pour une « croyance » qui échapperait ainsi, de fait, à la règle de tout savoir.« Quel est le sens de ma vie? » les dialecticiens devraient vous répondre: « Faites de la politique, et ça se conscientisera en vous! 
  • Pour les existentialistes: il n’y a pas de sens préexistant, nous sommes condamnés à la liberté. Pour Sartre, l’homme n’est pas nature et liberté, il n’est que liberté. « Quel est le sens de ma vie? » les existentialistes vous diront: « Il n’y a pas de sens préexistant, ni même permanent. » A chaque heure, chaque seconde, c’est à vous de donner du sens à votre existence en choisissant ce que vous voulez faire.
  • Certains, peut-être, estiment que la question du « sens » est sans intérêt... Cela ne signifierait-il pas pour eux – que  le sens de l’existence humaine, c’est "produire et consommer"..?

 Igor-Morski-8.jpg

La réponse chrétienne à la question du sens est-elle « raisonnable » ?

      Comment mettre bout à bout et sur le même plan, tel scénario cosmologique ( et scientifique), telle expérience esthétique, telle affirmation sur l'origine, et encore telle confession d'un Dieu créateur.. ?

  • Nous sommes chacun libre de donner sens ou non à sa propre existence dans l'univers. Cependant, les chrétiens estiment qu'il n'est pas irrationnel de passer d'un niveau de discours à un autre, qu'il n'est pas irrationnel de se demander « pourquoi » la configuration primordiale de notre univers ( par exemple ) est si extraordinairement ajusté à l’émergence de la vie et de la pensée... Bien sûr, le niveau scientifique et le niveau spirituel ( face à la question du sens ) doit être relié «  sans confusion ni séparation ».
  • Signifier un sens : induit-il un « chemin » à l'intérieur de l'histoire de l’humanité, de l'univers … ? Bien sûr, il ne serait pas juste de réduire «  le sens » à quelques épisodes de l'histoire humaine, sauf s'il s'agit d'un récit mythique. Cependant la théorie de l'évolution, n'est-elle pas elle-même un scénario, dans lequel nous lisons la fin dans le commencement ...etc ? Donner du sens, c'est anticiper...(Theilhard de chardin )

Igor-Morski-12.jpgOeuvres de l’illustrateur Polonais Igor Morski

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Tout ceci a t-il un sens ? -2-

Publié le par Perceval

 

Performance "Cinematique": Les artistes français Adrien M et Claire B, se livrent dans cette vidéo à une danse surréaliste sur la musique de Beirut: Une déformation de l'espace et du temps, grâce à la technique ‪Slit-scan photographie‬ (voir la définition sur wikipédia). Le site d'Adrien M et Claire B

cinematique-01.jpg

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Dieu joue aux dés -1-

Publié le par Perceval

Einstein se méfiait de la mécanique quantique et de son interprétation dite "probabiliste". Etc... ( voir la théorie … c'est complexe!)

Niels Bohr Albert Einstein by Ehrenfest

Niels Bohr (à gauche) et Albert Einstein en 1925. Les deux hommes interprètent différemment la mécanique quantique. : d'où la fameuse phrase d’Einstein : « Dieu ne joue pas aux dés dans l'Univers »... Et, pourtant ...

En 1981 puis en 1982, Alain Aspect teste expérimentalement le théorème du à John Stewart Bell ( 1964) qui  a finalement donné tort à Einstein. La physique quantique bouleverse décidément le sens commun !

 

La question ( philosophique ) est actuellement la suivante :

Existe t-il une réalité fondamentale ( sous-tendue par les phénomènes observables), même si elle ne nous est pas directement accessible ? Pour y répondre, Bernard d'Espagnat, propose l'expression : «  réel voilé » pour désigner cette réalité fondamentale.

Bernard-d-Espagnat.jpg
Bernard d’Espagnat ( 1921- ) est à la fois physicien et philosophe des sciences.

«  Étant donné que le langage discursif est la voie par laquelle est transmis le savoir détenu par l'intelligence, il ne saurait être capable d'exprimer adéquatement les éléments de cette ultime intuition des choses. En vérité, il semble même qu'il les dissimule. Notre seul espoir de pouvoir jamais les approcher se situe du côté des modes d’expression non discursifs – contemplation, musique, art, etc ..- dans la mesure où ils sont en relation avec l'intuition première des choses » ( Bergson : L'évolution créatrice : 1914 )



Limites de la science, limites de la raison ...

« Le royaume véritable de l'intelligence n'englobe pas tout ce qui est censé mais, au contraire, est limité à ce qui a des rapports avec l'action humaine... » B d'Espagnat ( Le réel voilé 1994 ),Universum.jpg

A mon avis, cette conception du « réel voilé », ne laisse pas place à une assimilation du réel à Dieu comme « omniscient, omnipotent, etc … » ; par contre peut se défendre l'idée d'un Dieu personnel, mais qu'aucun hiérarque ou zélote ne pourrait représenter … !

Pour B d'Espagnat, le Réel voilé est l'Etre lui-même, hors et dans la réalité contingente, et qui exalte l'idée d'une quête de quelque inaccessible. ( Cette quête, a de tout temps donné naissance aux plus belles œuvres d'art.).

Nb / Egalement, Lire ICI:  " .... C’est de ce type d’expériences où se mêlent intrication et téléportation que surgit la notion de « non-localité » de l’univers, comme si l’information pouvait être transmise d’une particule à une autre en passant par… nulle part. Comme l’écrit le physicien suisse Nicolas Gisin: « Pour le dire de façon crue : ces corrélations non locales semblent, en quelque sorte, surgir de l’extérieur de l’espace-temps ! ».

Nul ne sait encore à quoi serviront essentiellement ces phénomènes. On a parlé d’ordinateur quantique, on commence à parler d’internet non local. Mais l’impact principal, actuellement, est d’abord métaphysique. Pouvoir court-circuiter l’espace-temps remet en cause nos conceptions aussi bien physiques que philosophiques.  Ce que cela induira dans notre culture reste encore à établir mais on ne court guère de risque à affirmer   qu’elle en sera bouleversée." Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod ont écrit  Métaphysique quantique : les nouveaux mystères de l'espace et du temps (la Découverte, 2012).

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Simone Weil, sur le Parvis... -2- Le dogme

Publié le par Perceval

Le dogme est aussi l'une des composantes de ce « nous » de l'Eglise … qui se conserve en définissant un dehors, une zone d’exclusion, qui prend des noms - païens, infidèles, hérétiques, etc. - et des justifications multiples. Plus précisément, le pouvoir de juridiction de l’Église, qui est aussi un pouvoir de délimitation serré entre un dedans et un dehors, repose sur cette petite formule plutôt troublante que souligne Simone Weil :anathema sit. Cette formule qui départage le dedans du dehors en excluant ce qui ne se conforme pas au dogme prescrit... En plus d’être un mécanisme d’exclusion, la formule « anathema sit » se propage ailleurs dans l’histoire et devient le paradigme politique du totalitarisme. ( n'oublions pas les totalitarismes de cette époque …!)

 Gerrit-van-Honthorst---De-Verloochening-van-Sint-Petrus.jpg

Le Petit Robert dit du dogme : « Point de doctrine établi ou regardé comme une vérité fondamentale, incontestable (dans une religion, une école philosophique ». C'est un peu « léger », comme définition, en tout cas, trop peu « spirituelle » … ! Car enfin, pour être incontestable, il faudrait au dogme de transcender le « mystère » qui l'a fait naître... et c'est précisément dans ce « mystère » que vient s'enraciner la Foi …

« La foi et la raison sont comme deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité.» J.P.II ( Fides et Ratio)... ( « La marque de la raison : c'est le doute » Alain, cité par S.W. ) Aussi, n'est-il par irraisonnable de penser que l'humain ne puisse se voir imposer une « vérité fondamentale » à laquelle sa raison n'adhère pas …

Le-Christ-devant-Caiphe--Gerrit-van-Honthorst--vers-1617.jpg

Avec Simone Weil, la femme ou l'homme d'aujourd'hui, interroge l'Eglise sur sa manière de concevoir les dogmes.

André Naud témoigne ainsi: « J’ai enfin compris, grâce à Simone Weil, que les dogmes ne sont pas faits pour qu’on se voie obligé d’y adhérer, que la liberté de l’intelligence doit être totale et doit pouvoir s’exercer non seulement sur l’ensemble des dogmes mais sur chacun d’entre eux. J’ai appris à savourer tout ce qu’implique le fait que l’intelligence puisse être ce qu’elle est, même dans la foi. »

Le message évangélique est clair : C'est la vérité ( Jésus, le Verbe …) qui libère. Et cette vérité est de manière ultime, apportée par l'Esprit, dans le plus intime du cœur de l'humain. Si Jésus ne répond pas spécifiquement à touts les questions, l'Eglise, elle, ne peut affirmer donner toutes les réponses. L'Eglise nous propose un chemin d'initiation au « mystère » divin, et non pas une explication du « mystère » …

Aujourd'hui, je serais tenter de répondre à Simone Weil, ... qu'il ne s'agit plus de savoir s'il est possible de croire le Credo.... aujourd'hui, face à de nouvelles questions que se posent l'humanité ; nous ne pouvons plus répondre par de vieilles réponses, et même par le détour des vielles questions... par exemple, aujourd'hui, nous cherchons dans un contexte de pluralisme, et nous ne pouvons pas « croire » être les seuls à détenir la Vérité …

 La-Derision-du-Christ--Gerrit-van-Honthorst--vers-1617.jpg

Simone Weil serait rassuré de lire Drewermann ( Dieu en toute liberté ) : « « Etre chrétien, c’est exister et non pas enseigner ex cathedra, être présent à l’instant et non pas s’évader dans un passé dont l’exploration n’a pas de fin; être saisi dans sa subjectivité par le sentiment de la déréliction de l’individu, et non chercher l’apaisement collectif dans une communauté où des vérités estampillées et des signes du salut sont fournis...." clés en main ...! 

Illustrations: tableaux de Gerrit van Honthorst, vers 1617

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Simone Weil, sur le Parvis... -1-

Publié le par Perceval

A l'heure d'une nouvelle évangélisation, Simone Weil illustre parfaitement et intelligemment, les difficultés à passer la porte de l'Eglise catholique ( en particulier )...

 

Le rejet de l'institution chez Simone Weil exprime une volonté d’accéder à l’universel en se dépouillant du « nous » institutionnel, à travers un parti pris pour l’exil, pour l’étrangeté.

La porte que S.W. veut franchir est celle qui permet l'entrée dans le transcendant, la spiritualité authentique et non l’autre, celle qu’elle pourrait traverser si elle le voulait, parce qu’elle est grande ouverte et qu’on l’y invite (je parle ici de celle de l’Église). La porte de l’Église comme institution, c’est justement celle qu’elle refusera de franchir jusqu’à la fin …

«  Il existe un milieu catholique prêt à accueillir chaleureusement quiconque y entre. Or je ne veux pas être adoptée dans un milieu, habiter dans un milieu où on dit « nous » et être une partie de ce « nous », me trouver chez moi dans un milieu humain quel qu’il soit. En disant que je ne veux pas je m’exprime mal, car je le voudrais bien ; tout cela est délicieux. »

 « Ce qui me fait peur, c’est l’Église en tant que chose sociale. Non pas seulement à cause de ses souillures, mais du fait même qu’elle est entre autres caractères une chose sociale. Non pas que je sois d’un tempérament très individualiste. J’ai peur pour la raison contraire. J’ai en moi un fort penchant grégaire. Je suis par disposition naturelle extrêmement influençable, influençable à l’excès, et surtout aux choses collectives. »

 « J’ai peur de ce patriotisme de l’Église qui existe dans les milieux catholiques. J’entends patriotisme au sens du sentiment qu’on accorde à une patrie terrestre.une-foule-impressionnante-est-venue-celebrer-la-messe-de_43.jpg J’en ai peur parce que j’ai peur de le contracter par contagion »

 

Je partage, avec Simone Weil, tout à fait le sentiment de malaise devant le « collectif »... Simone Weil interprète le « Partout où deux ou trois d'entre vous seront réunis en mon nom, je serai au milieu d'eux » de l’Évangile : cela ne désigne pas le passage au collectif, mais l'existence d'une relation qui n'est possible justement qu'en comité restreint, et que le collectif vient détruire. «  Le Christ n'a pas dit deux cent, ou cinquante. Il a dit deux ou trois. Il a dit exactement qu'il est toujours en tiers dans l'intimité d'une amitié chrétienne, l'intimité du tête à tête » S.W.


 Simone-Weil--1909-1943--Londres-1942.jpg
            Simone Weil à Londres en 1942

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Plus que tout: aime, ne juge pas, ne t’afflige pas

Publié le par Perceval

inokinja-film-pobeditel-2.jpg

 

Chant extrait du film documentaire «Religieuse» "Инокиня"

Juliana (Irina Denisova), Poèmes Fr. Andrew Logvinova.

 

 

 

 

 

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Plus que tout :  aime,
Que la flamme de ton coeur t’éclaire
Alors comme le poisson  dans les profondeurs du fleuve,
tout en haut tu verras  une autre profondeur

 

Plus que tout : Ne juge pas-------------------.jpg
comme la foule  qui a craché sur Dieu.
Ta vocation, c’est d’aller de l’avant
Par le chemin que tu n’as pas exploré.
Tu n’a pas foulé ce chemin

 

Plus que tout aime
Plus que tout ne juge pas
Plus que tout ne sois pas triste
Plus que tout pardonne à tous

 

Plus que tout, aime,
Prends soin de plus petit que toi
Alors  comme l’aigle libre dans la steppe
Tout en bas tu verras une autre profondeur 

 

Tout simplement: Ne t’afflige pas
Des malheurs et chagrin  de la destinée
Mais sois reconnaissant envers celui
envers celui qui t’a fait cadeau de la vie

    

Plus que tout aime
Plus que tout ne juge pas
Plus que tout ne sois pas triste
Plus que tout pardonne à tous

Icone-1.jpg

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Café philo de Limoges

Publié le par Perceval

Je participe, avec plaisir, au « café-philo de Limoges » ; et lors de la dernière séance, je me suis affronté à l'idée que la « métaphysique », et encore moins la pensée religieuse, puisse être une pensée philosophique... De plus, il était pratiquement « interdit » de faire référence à une pensée religieuse , puisque la philosophie était laïque et incapable de comprendre et même d'entendre une telle pensée... !

Aussi, je cherche à comprendre si cette argumentation est « fondée », et philosophique … ?

Remarque intéressante : le nom de notre Café Philo est «  Karl Popper ». Je ne le connaissais pas … J'ai un peu cherché à comprendre, et surprise … Il a en partie répondu à ma question … !

 

  • Karl Popper ( 1902-1994):Karl-Popper.jpg

Popper réfute, la distinction scientiste - entre la science, qui serait le domaine du démontrable, du vérifiable et du certain, et la métaphysique, envisagée caricaturalement comme le royaume de l’arbitraire ; de l'imaginaire et du flou. Popper a d'ailleurs pris soin de se désolidariser sans ambiguïté du scientisme dans lequel on a voulu l’enfermer ( cf : préface de S.O. Tome 1, page 7 ).( Lu dans Karl Popper ou La connaissance sans certitude  Par André Verdan )


Sur quoi se fonder pour décréter qu'une thèse est pourvue de sens ou quelle en est dépourvue ; qu'une théorie est ou n'est pas du charabia ? Sur sa capacité d'être vérifiée ? Mais la vérifiabilité n'a rien à voir avec l'intelligibilité, et d'ailleurs elle est illustrée puisque pour Popper, « l'induction est un mythe détruit pas Hume ( Q.I. P116 )

 Pour Popper : Un énoncé métaphysique, n'est pas testable, il est aussi infalsifiable qu'invérifiable, ce qui le distingue d'une théorie scientifique digne de ce nom. Cependant, il est susceptible d'argumentation, donc rationnellement soutenable ou critiquable.

 « Si l'on se demande pourquoi Popper, après avoir été si longtemps et aussi systématiquement ignoré par la philosophie et l'épistémologie françaises contemporaines, bénéficie depuis quelques années d'un véritable succès de mode, il est à craindre que la réponse doive être cherchée non pas dans une conversion soudaine et inespérée à ce qu'il appelle le “réalisme critique”, mais plutôt par le fait que, après plusieurs décennies de dogmatisme philosophique et politique effréné, il donne aux milieux intellectuels français l'occasion de s'offrir à bon compte une cure de scepticisme indifférencié et radical, qui ne risque pas de mettre en danger les convictions foncièrement irrationalistes qui continuent à y régner " » (Jacques Bouveresse, article Popper, Encyclopædia Universalis).

 

bouddha_soleil.jpgLe mythe permet de répondre par avance à des interrogations philosophiques fondamentales, sans se les poser philosophiquement. Il est indispensable que cette représentation soit en dialogue avec un point de vue qui est celui de l'intelligence libre de toute autorité ...etc

Il n'est pas pertinent de penser que la représentation scientifique s'exprime contre la représentation mythique du monde. Ex : le livre «  la tao de la physique » de Frijof Capra … et tant d'autres références ...

Le savoir scientifique est par nature, limité, fragmentaire, et provisoire … Il ne peut délivrer des réponses aux questions portant sur le Sens de la vie. La force du Mythe, au contraire, c'est de présenter d'emblée une vision du monde riche, unifiée qui donne des « réponses » aux interrogations de l'esprit humain. Françis jacob, le concède ...

 La représentation mythique est une représentation symbolique et conceptuelle du monde. Exemple : Chez Platon, le mythe de Prométhée fait partie d'une argumentation de Protagoras .

 Dans " Le monde comme volonté et comme représentation", Schopenhauer reconnaît le besoin métaphysique de l'homme. «  l'homme est un animal métaphysique. »

 

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Károly Ferenczy

Publié le par Perceval

Les tableaux de ce peintre, sur ces sujets religieux, m'éclairent la lecture des textes bibliques: Ci-dessous: le sermon sur la montagne.

Karoly Ferenczy Sermon on the Mountain (1896) 

Károly Ferenczy (1862-1917) est né le 8 février 1862 à Vienne et décéde le 18 mars 1917 à Budapest. Karoly Ferenczy commence d'abord un diplôme en droit, puis étudie l'économie à Vienne. Finalement, sur les conseils de sa cousine (et future épouse, Olga de Fialka) il s'adonne à l'art. Il s'inscrit en 1885 à l'Académie des Beaux Arts de Naples, puis l'année suivante à Munich, où il travaille avec István Csók et Simon Hollósy . Il passe les années 1887 à 1889 à l'Académie Julian à Paris et suit parallèlement les cours de Jules Bastien-Lepage.

Károly Ferenczy Self-Portrait (1910)
Károly Ferenczy Self-Portrait (1910)

Après une période naturaliste à Szentendre (1889-1892), il retourne à Munich et évolue vers un style personnel plus décoratif et aux couleurs éclatantes (Au jardin de Neuwittelsbach, 1894), dont les développements donnent naissance à l'école de Nagybánya. Il est l'un des premiers à s'installer à Nagybánya, il devint non seulement le maître le plus important de cette « école », mais celui qui, par son talent, l'a définitivement imposée, assurant un foyer central à la peinture hongroise renaissante.

 

Préoccupé par les problèmes du plein air, d'abord voilé de nuages, puis radieusement ensoleillé (les Trois Mages, 1898). Dans ce tableau l’homme fait corps avec la nature, et l’atmosphère y est mystique et propice aux miracles. Il cherche à traduire la lumière puissante, envahissante, de la plaine hongroise. Sa conception synthétique s'oppose à la touche divisée de l'Impressionnisme français, sa facture recherche de larges accents et aboutit dans sa dernière période à un style dont la force évocatrice ne le cède en rien à l'efficacité décorative (Double Portrait, 1908, id. ; Béni avec barbe, 1912, id.). Ci-dessous: détails de tableaux...

Ferenczy Ka roly Hegyi besze Ferenczy Károly-Dombtetőn
Ferenczy Károly-Október Ferenczy Károly-Patak II

Károly Ferenczydéveloppe une approche lyrique de la nature où l’homme évolue en harmonie avec elle. Il donne à l’art un sens mystique et religieux qui le rapproche du courant symboliste européen.

Ferenczy Karoly-Isaacs Sacrifice Sacrifice of Abraham 1901
Ferenczy_Karoly-Isaacs_Sacrifice_Sacrifice_of_Abraham 1901

Le Sermon sur la Montagne, les Trois Mages, Abraham et Isaac, les Frères vendent Joseph, l'Enfant prodigue et les plusieurs variantes du thème Pieta. Ces oeuvres ne cherchent pas une interprétation traditionnelle, elles essaient plutôt d'actualiser les sujets élaborés, mais cela tout en restant dans l'atmosphère de la généralisation, suivant les exemples de la littérature de l'époque surtout les oeuvres d'Ibsen. La supériorité morale et son exigence professionnelle étaient exemplaires; Károly Ferenczyest devenu le créateur de la peinture moderne hongroise. 

Karoly Ferenczy Deposition from the Cross1903
Karoly Ferenczy Deposition_from_the_Cross1903

      Paintings by Károly Ferenczy

Music: Franz Liszt - Liebestraum (Dream of Love)

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Danger : Religion en vue … -1-

Publié le par Perceval

Une « religion » - nouvelle dans notre cas - est sans aucun doute un objet difficilement identifiable, et potentiellement dangereux. davinci_transhuman.jpgDangereux, car elle semble avoir pris le contrôle d'« esprits » qui ne peuvent se résoudre à critiquer, et bien sûr abandonner leur nouvelle « raison » de vivre … Dangereux, parce que la nouvelle doctrine professée remet en cause, les principes universels et humanistes que notre culture érigent – depuis des siècles - en « valeurs » de civilisation...

 Cette religion est « le post-humanisme »

*****

  •  Mais, ma première question, est en préalable : Est-il légitime, quand «  on est une religion », d'« anathématiser » l'apparition d'une nouvelle religion ; sans réaffirmer violemment posséder, seul, la Vérité... ?

A mon avis le « croyant » ( je n'aime pas ce mot …), ne peut pas être celui qui possède la Vérité, encore moins celui qui est possédé par la Vérité. Il ne peut qu'être : celui qui est sur le chemin de la Vérité...

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 Une religion, n'a pas toujours l'apparence coutumière, d'un culte rendu à un être supérieur ( je fais court …). Je rapprocherais, pour ma part, religion et idéologie ; et aujourd'hui même, notre société est beaucoup plus sous l'emprise de la religion du néo-capitalisme, que du monothéisme.


 Je suis catholique, et je connais mieux les conditions qui sous-tendent ma Foi chrétienne, que les « croyances » qui dirigent ma vie, et mes prochains... Ces croyances, sont souvent le terreau de mes (nos ) névroses ; et je fais confiance à la science, à la psychologie pour les débusquer... Je maintiens que mon corps et mon âme ( psyché) sont matériels... Je ne « crois » pas à l'immortalité de l'âme, ni à la métempsychose ; et ce ne sont d'ailleurs pas à mon avis des réponses à des questions spirituelles, mais matérielles... Je pense qu'infini et éternité sont de l'ordre de la création, et qu'ils sont soumis aux contraintes matérielles de l'existant... La science, aura là aussi, son mot à dire …

Popees-corps.jpg

Et le danger à mon avis, est d'établir - à partir d'hypothèses scientifiques, et matérielles – un corpus de croyances ; ce à quoi prétend le post-humanisme...

 Je suis catholique, et ma Foi repose sur un socle « spirituel ». Ce socle, s'apparente beaucoup plus à « une personne », qu'à un objet ( un livre par exemple ), ou qu'à une « preuve » matérielle... Et, une « personne » : parce qu'il y a le mystère même d'une personne... Pour un catholique, cette personne c'est le Christ : c'est à dire un « homme et Dieu ».

 Bref, il m’apparaît de plus en plus, qu'il est humainement dangereux d'absolutiser ( ce qu'à tendance à faire, un peu trop systématiquement, toute religion ...) des concepts sur l'existant ( matériel).

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Un mariage pour tous

Publié le par Perceval

Le débat sur le « mariage pour tous », me semble être l'un des bons moments pour signifier la place de l'Evangile dans la vie du Chrétien … A l'heure où nous parlons d'évangélisation, il me paraît opportun de ne pas « rater » cet exercice pratique …

Principe de réalité :

Nous découvrons, enfin peut-être, « une réalité qui s'impose » : l’homosexualité. gay-famille-mexico.jpgRien, ni sur le plan de la raison, ni de la spiritualité, ne peut nous empêcher de reconnaître une réalité d'amour, entre deux personnes de même sexe. Ce sentiment : l'amour, reste pour l'humain, le symbole d'une union avec le divin, il est « sacré », en quelque sorte ….

D'autres « réalités », s'imposent aujourd'hui à notre société. Et, il est légitime que le droit, s'en empare au plus vite pour exercer, en justice, le respect individuel... Après le divorce, l'adoption, le Pacs ouvert aux couples homosexuels … Il serait temps de préserver la place et le droit du conjoint homosexuel, dans tout ce qui constitue la vie d'un couple, jusqu'à la parentalité … Ce n'est à mon avis que, faire œuvre de justice !

 Adam-et-Eve-avant-la-chute-par-Lucas-Cranach-l-Ancien.jpg

Cependant sur le plan symbolique, et donc religieux ; notre tradition vieille de plusieurs siècles a pris l'union ( dans l'amour) du couple homme-femme pour l’icône de la relation divin-humain. Notre tradition insiste sur la création de l'humain, en «  homme et femme » ; aussi il n'est pas anodin de toucher à la notion de « genre » (1) . Il serait constitutif de notre humanité … Ethique-et-vie.jpegMa tradition catholique, m'interroge et m'enjoint d'être prudent... Ce serait d'ailleurs le minimum que je devrais lui demander …. A noter que, je ne place pas le mariage religieux au même niveau que le mariage civil ...

 

Aujourd'hui, notre expérience , spécifiquement humaine, est de vivre une sexualité, qui est en soi un bien, et sans être lié à la procréation. Nous n'en sommes sans-doute d'ailleurs, qu'au début de la découverte …

Cette attitude d’ouverture est recommandée par l’Eglise au moins depuis le concile Vatican II ( La «juste autonomie des réalités terrestres» reconnue au paragraphe 36 de la Constitution pastorale Gaudium et Spes. )

 

A mon avis, il n'est pas « évangélique «  de demander à une personne homosexuelle ( pourquoi la stigmatiser …?) de vivre sa sexualité dans la chasteté ( autre que la chasteté du couple …), et je ne comprends pas cette assertion dans la conclusion de la Note publiée par le Conseil Famille et Société de la Conférence des Évêques de France.gentileschi-Loth-et-ses-filles.jpg

Je ne comprends pas bien également, l'argument des évêques sur le problème de «  la lisibilité de la filiation » ; s'il ne s'agit plus du couple « traditionnel » … Il me semble que diverses traditions, et même la Bible, nous donnent des exemples contraires ; qui prouvent les trajectoires parfois « curieuses » d'une véritable filiation … ! ( ici, en illustration: les filles de Loth ...! )

 

  1. J'ai besoin de réfléchir, avec l'aide de ma tradition, sur des questions qui pourraient modifier la définition de l'humain... Certaines idéologies, et même si elles semblent consensuelles, pourraient nous faire craindre le pire …

 

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