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1941 – Lyon – Sinclair

Publié le par Régis Vétillard

Pétain et l'amiral Darlan visitent la foire internationale de Lyon ( 27 septembre- 5 octobre 1941), manifestation qui obtient beaucoup de succès.

Anne-Laure de Sallembier vient à Lyon, passer Noël... Il ne lui fut trop difficile, semble t-il, d'obtenir un ''laisser-passer'' lui permettant de prendre dans les deux sens le train Paris-Lyon.

Le Grand-Hôtel - 1941

Elle loge au Grand Hôtel de Lyon, 16 rue de la République.

Lyon, même libre paraît sinistre : « On y respirait un air saumâtre et empoisonné l’hiver et l’automne. On marchait à tâtons dans des rues sans lumière envahies par le brouillard. Pas de concierges, mais des portes dont il fallait posséder la clé, des communications étranges entre les îlots d’un immeuble et les quartiers, par des passages voûtés, les traboules, où l’on s’enfonçait dans une odeur de moisi, d’ordure et de rat ». Michel Déon dans Mes arches de Noé.

A Lyon, Lancelot a trouvé un appartement meublé pour 600 francs, et mange au restaurant pour 20 frcs.

Anne-Laure visite des connaissances qui ont suivi des titres de presse, fuyant la capitale, comme Le Figaro qui s'est installé rue de la Charité. Elle retrouve André Billy, un chroniqueur du Figaro, établi dans l’immeuble du restaurant Rivier, 1, place des Terreaux ; ainsi que Wladimir d’Ormesson et Louis-Gabriel Robinet.

André Billy se plaît et trouve dans l'histoire de la ville beaucoup de sujets d'inspiration... De plus, il travaille sur une vie de Balzac, écrivain particulièrement apprécié par Anne-Laure et Lancelot.

 

Anne-Laure n'a pas revu Lancelot depuis son départ vers l'Angleterre. Bien-sûr, son fils l'a mis au courant de cette nouvelle qui habite à présent son esprit à tout moment, l'existence du fils de son fils, un petit écossais du nom de Félix Sinclair.

Elle tient encore à l'interroger sur la mère de Félix, Mary, et sur la famille Sinclair... Quelle étrange lignée que celle dans laquelle sont inscrits Lancelot, sa mère, et ses aïeux...! Doit-on parler de coïncidences quand on connaît les liens que nos ancêtres ont eut avec le nom de ''Sinclair'' ?

La légende familiale, admet que Roger de Laron était un chevalier Templier. Nous en conservons l'anneau.

Selon la tradition, les templiers se sont installés en Ecosse en 1128 sur la terre de Balantrodoc, à 7 miles du village de Rosslyn appartenant au Clan Sinclair.

L'Ordre du Temple dissous sur le continent Européen et notamment en France (conséquence des arrestations du 13 septembre 1309), aurait survécu en Ecosse avant de de se métamorphoser au fil du temps en Franc-Maçonnerie. Le dernier Maître de l'Ordre du Temple pour l'Ecosse s'appelait Sir Guillaume Sinclair et, au service du roi écossais indépendantiste Robert Bruce, il aurait dirigé une charge de Templiers Ecossais et  Français lors de la bataille de Bonnockburn en 1314 contre les Anglais.

Sur les terres du clan Sinclair, Sir William Saint-Clair, 3e comte d'Orkney, baron de Roslin et 1er comte de Caithness, a édifié la chapelle de Roslyn en 1446, sur des vestiges que l'on date de 1304.

blason Rosslyn

La chapelle Rosslyn a été un lieu de sépulture pour plusieurs générations de Sinclair.

Le château, lui, fut détruit en 1650 par les troupes de Cromwell. En 1736, la chapelle passe entre les mains du Général James Sinclair, qui commence sa restauration. A la même époque, William Saint-Clair de Roslin (1700-1778) devint le Premier Grand Maître de la Grande Loge d’Ecosse.

Pour ce qui nous concerne, J. L. de la Bermondie rencontre un officier de la Garde Ecossaise( unité d'élite au service personnel du roi de France), qui connaissait son intérêt pour les Templiers... Cet homme - James Sinclair, né à Edinburgh - se dit descendant du '' clan Sinclair''; il soutient également que l'origine de sa famille remonte aux chevaliers Normands de Saint-Clair. Tous deux, vont dévoiler quelques astuces du faux magicien Merlin, qu'est Cagliostro…

James Sinclair et J.L. de la Bermondie rêvent eux, d'une maçonnerie templière qui retrouverait le climat médiéval, mystérieux, de l'alchimie et de cette quête du Graal, qui était tombée '' en sommeil'' … James Sinclair, après une visite-pèlerinage sur la trace de ses ancêtres templiers serait revenu en France avec un ''trésor'' qui devait rattacher symboliquement, mais incontestablement, ce nouveau rite à l'Ordre Templier. Il s'agirait de l'épée de Jacques de Molay... !

Enfin, Anne-Laure s'était déjà intéressée à un personnage qu'a connu son grand-père, et Camille Flammarion : Lady Caithness (1830-1895). Maria de Medina-Pomar, veuve en 1868, vivait à Paris, héritière d'une fortune considérable. Elle réunissait dans son hôtel particulier de l'avenue Wagram tout le milieu ésotérique de l'époque. Elle avait d'ailleurs été à l'origine de la création de l'Eglise gnostique et représentait en France la Société Théosophique. Elle épouse James Sinclair, le 14e Comte de Caithness le 6 mars 1872. En 1877 se produit l’événement de sa vie spirituelle: elle reçoit dans son domaine de Holyrood, en Ecosse, une révélation provenant de l'esprit désincarné de Mary Stuart (1542-1587). Elle reçoit alors des communications par la voie mediumnique – de Mary Stuart – des années durant... Vers 1879, elle s'éloigne de son mari, et s'installe a Paris... Son mari meurt en 1881, et fut inhumé dans l'ancienne chapelle royale de Marie Stuart à Holyrood.

Lancelot rajoute cet épisode, concernant le ''Black Rood'', qui raconte qu'un certain Sinclair aurait récupéré la relique écossaise dans la cathédrale de Durham , pour la cacher dans la chapelle Rosslyn, un lieu associé à sa famille ; en effet un témoin fait état d'une discussion entre la veuve du roi Jacques V, Marie de Guise ( mère de Mary Stuart) , et William Sinclair de Rosslyn en 1546, à propos d'un objet précieux qui était caché à Rosslyn et Marie aurait juré de garder le secret.

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