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L'Histoire de Parzival de Wolfram von Eschenbach – 5/,- Gauvain et Orgueluse

Publié le par Perceval

Gawan_und_Orgeluse

( Livre X) - Abandonnant de nouveau Parzival, le poète conte les aventures de Gauvain ( Gawan) . Ainsi qu'il s'y est engagé envers Vergulaht, Gauvain a entrepris la Quête du Graal. Il aperçoit une dame, qui tient sur ses genoux un chevalier blessé. Il se met à la poursuite de l'adversaire de cet infortuné et arrive ainsi à Logrois, où il rencontre la duchesse Orgueluse ; elle est si belle qu'il lui déclare aussitôt son amour. Elle n'a pour lui que moqueries et le met au défi d'accomplir tout ce qu'elle est prête à exiger de lui. Il relève le défi, va chercher dans un verger merveilleux, le palefroi de la duchesse, puis se met en route avec elle. Chemin faisant, il cueille une herbe salutaire, qu'il destine au blessé ; la duchesse le raille. Un écuyer de la duchesse, être difforme et laid, frère de Kundrie, Malcréature, le rejoint et lui dit des paroles injurieuses ; Gauvain châtie l’insolent.

Un peu plus tard, Gauvain retrouve le chevalier blessé et le soigne habilement ; mais ce chevalier est un félon, qui profite d'un moment où Gauvain s'est un peu éloigné, pour lui voler son destrier ; Gauvain reconnaît en lui un criminel, à qui il a jadis sauvé la vie. Il n'a plus pou suivre la duchesse, qu'un mauvais cheval, celui qu'il a pris à l'écuyer Malcréature : la duchesse le raille de chevaucher en si piètre appareil. Orgueluse et Gauvain arrivent enfin en vue d'un château magnifique, habité par de très nombreuses dames. La duchesse traverse en barque un fleuve qui les sépare du château, mais défend à Gauvain de la suivre, il faut que Gauvain, sur son mauvais cheval, affronte un chevalier, Lischois Gwellius, qui, de loin, fond sur lui. Malgré les conditions défavorables où il se trouve, Gauvain triomphe de cet adversaire inattendu. Il l’emmène avec lui dans la ville proche, après avoir fait cadeau de ce prisonnier au passeur, qui, en retour, l’héberge de son mieux dans sa demeure.

( Livre XI) – Le Château de la Merveille ( chastel marveile ) – A son réveil, Gauvain, regardant par la fenêtre, aperçoit un vaste château, où vont et viennent de nombreuses dames. Il demande à la jeune Bène qui sont ces inconnues ; elle le supplie en pleurant de ne pas lui poser de question à ce sujet. Survient le passeur ; Gauvain l'interroge. Arès s'être longtemps fait prier, le passeur révèle à Gauvain qu'il se trouve au Pays de la Merveille, domaine du magicien Clinschor ( Klingsor) ; les dames du château sont les prisonnières de ce magicien ; mais, si un chevalier subissait sans périr l'épreuve du Lit de la Merveille, il deviendrait le maître du Château et délivrerait les prisonnières. Gauvain décide de tenter l'aventure. Il pénètre au château, après avoir laissé son cheval à la garde d'un marchand établi à lz porte. La grande salle, où il entre d'abord, est entièrement déserte. Il arrive ensuite dans une chambre où se trouve un lit merveilleux ; à peine y-a-t-il pris place que le lit se met de lui-même en mouvement et, dans une course furieuse, va heurter les quatre murs. A la longue pourtant, le lit s'arrête, amis alors des frondes et des arbalètes innombrables lancent des cailloux et des flèches sur Gauvain, qui ne se protège qu'à grand-peine à l'aide de son écu. Paraît ensuite un rustre qui le menace, puis un lion, qui se jette sur lui, mais qu'il parvient à tuer. Épuisé par ses efforts et par ses blessures, il tombe à terre, évanoui. Les dames du château prennent soin de lui et le rappellent à la vie.

( Livre XII) – Le gué périlleux – Tourmenté par l'amour, Gauvain ne peut trouver le sommeil. Au matin, il parcourt le château ; il découvre une sorte d'observatoire, où se dresse une colonne merveilleuse, qui reflète tout le pays à six lieues à la ronde. Dans ce miroir magique il aperçoit soudain Orgueluse, qui, accompagnée du chef de ses gardes, Florant d'Itolac, s'approche à cheval du Château de la Merveille. Il s'arme aussitôt, chevauche à leur rencontre et, d'un coup de lance, jette Florant à terre. La duchesse ne l'en traite pas moins avec hauteur et dédain et le met au défi d'aller cueillir pour elle un rameau qui fleurit sur un certain arbre de la forêt. Pour approcher de l'arbre, Gauvain doit franchir un ravin, au fond duquel coule un torrent rapide ; son cheval ne réussit pas à atteindre l'autre rive d'un bond ; tous deux sont précipités à l'eau. Gauvain réussit pourtant à gagner la terre ferme et à sauver son cheval. Il cueille le rameau désiré par Orgueluse.

Gawan au Château des Merveilles

A ce moment apparaît le roi Gramoflant, possesseur de la forêt où vient de pénétrer Gauvain. Gauvain est tout prêt à l'affronter. Mais Gramoflant ne consent jamais à combattre, s'il n'a pas devant luo deux adversaires au moins ; il ne ferait d'exception, déclare t-il que pour le seul Gauvain, qu'il hait, sans l’avoir jamais vu, et qu'il souhaite faire périr ; car le père de Gauvain a jadis traîtreusement occis son propre père. Puis il demande à l'inconnu de se faire son messager auprès de la belle Itonié, sœur de Gauvain, qu'il aime et souhaite épouser. Gauvain se nomme alors. Les deux chevaliers conviennent de combattre huit jours plus tard, en présence d'une nombreuse assistance. Gauvain retourne vers Orgueluse ; cette fois, son cheval franchit le ravin sans encombre. Orgueluse, abandonnant, tout orgueil, le remercie en pleurant et lui promet de devenir sienne ; elle lui conte les griefs qu'elle a contre Gramoflant et les tentatives qu'elle a déjà faites pour causer sa perte. Elle lui dit aussi quels chevaliers ont recherché son amour : c'est en voulant la servir qu'Anfortas a été cruellement blessé. Gauvain et Orgueluse retournent au château de la Merveille. On leur fait un magnifique accueil. Sur la prière d'Orgueluse, Gauvain rend la liberté à Lischois et à Florant. Il envoie ensuite en secret un message à Arthur, pour le prier de venir, avec toute sa cour, assister au combat qui doit l'opposer au roi Gramoflant.

 

( Livre XIII ) – Gauvain au Château de Clinschor – Gauvain libère les prisonniers qu'il a faits la veille, traite magnifiquement ses hôtes, et transmet en secret à Itonié le message de Gramoflant. La nuit venue, il se retire en une chambre avec Orgueluse, qui devient sienne.

- Gawan épouse Orgueluse, la Dame que convoitait - illicitement – Anfortas... !

<--- Wedding of Gawain and Orgelûse, painting at Neuschwanstein -->

Cependant le messager qu'il avait envoyé en mission au Camp d'Arthur accomplit sa mission : Arthur répond qu'il se transportera avec toute sa cour à Joflanze, où doit avoir lieu le combat de Gauvain et de Gramoflant. En attendant se venue, Gauvain s'entretient avec la reine Arnive. Il apprend d'elle l'histoire de Klinschor : c'était un duc de Capoue, qui, cruellement mutilé par une roi dont il avait séduit l'épouse, s'était adonné à la magie, afin de pouvoir se venger sur les autres hommes de l'affront qu'il avait subi ; il a réussi, par de puissants sortilèges, à enfermer dans le château de la Merveille nombre de dames et de chevaliers. Mais comme il avait juré d'abandonner son domaine, sa demeure et ses prisonniers au chevalier qui triompherait des épreuves du Château de la Merveille, Gauvain lui succède aujourd'hui dans ses droits.

Cependant Arthur s'est mis en route. Après avoir eu maille à partir avec des guerriers de Logrois, qui lui ont interdit l’accès à la capitale d'Orgueluse, il vient camper sous les murs du Château de la Merveille. Gauvain ne veut pas encore révéler sa présence et laisse le roi poursuivre le lendemain sa route vers Joflanze. Mais il le suit de près et fait installer son camp à côté du camp royal. Il amène enfin à Arthur les anciennes prisonnières de Klinschor ; Arthur retrouve parmi elles sa propre mère ; trois autres d'entre elles sont la mère et les soeurs de Gauvain lui-même.

Château des demoiselles par Edwin Austin Abbey

Château des demoiselles par Edwin Austin Abbey

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