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La Quête du Graal : La Procession du Graal – 21/21 -

Publié le par Perceval

* Quelle est votre Question ? ( en conclusion de l'étape précédente..) : Le Rétablissement..

- « Que vois-je de ''rétabli'' ?.»

Entrez !

Dans cette procession sont portés, le Graal et les autres objets sacrés, à travers les salles du Temple. Plusieurs des personnages archétypaux, que nous avons rencontrés, sont présents : le Roi Salomon, la Reine de Saba, la Chekhinah, Galaad et le Chercheur …

Galaad, Perceval et Bohort, ont conduit le corps de Dandrane et la Coupe sacrée dans la ville de Sarras, là même où ils ont connu l'expérience de la Révélation des mystères divins.

Galaad est devenu Roi de Sarras pendant un temps, jusqu'à ce qu'il voit les ''choses spirituelles'' : le monde était-il devenu trop lourd... ?

Le Graal est retiré du monde des hommes par une main sortie des nuages, qui le monte au ciel. ( cf Texte ci-dessous )

 

D'autres disent que le Graal est resté sur terre, confié aux bons soins de Perceval et, après lui, de son frère Feirefis, puis du Prêtre Jean... Que sont devenus les gardiens du Graal … ?

 

On raconte que longtemps après l'époque du Roi Arthur, lorsque la Quête du Graal n'était plus qu'un vague souvenir, deux jeunes chevaliers étaient partis à sa recherche... Lorsqu'ils avaient fini par revenir après une très longue absence, ils avaient beaucoup changé. Aux questions à propos de ce qu'ils avaient vu, ils s'étaient contentés de répondre : « Allez où nous sommes allés et vous verrez. »

Ensuite ; ils auraient dit que, pour eux, « les choses ne faisaient que commencer »...

Sources : Le Tarot du Graal de John Matthews

La Quête du Graal : La Procession du Graal – 21/21 -

La mort de Galaad et la disparition du Graal : extrait de '' La Quête du Graal '' (anonyme)

La Quête du Graal, écrit par un anonyme du XIIIe siècle, propose une fin à cette longue quête et une réponse à ce que pourrait être le Graal.

Dans cette histoire, le Graal est le Saint-Vase dans lequel Joseph d'Arimathie a recueilli le sang du Christ. Cette relique permet de communiquer directement avec le Tout Puissant. Tout au long de cette geste chevaleresque, l'auteur présente les différentes aventures des chevaliers de la Table Ronde qui ont prêté serment de retrouver le Graal, à la suite d'une apparition du Saint-Vase à la cour du roi Arthur. Un seul sera digne de le retrouver dans une chapelle près d'Avalon : il s'agit du fils de Lancelot, Galaad le prude.

L'extrait ci-dessous est l'accomplissement de la Sainte Quête. Galaad est mis en relation avec Dieu. Après un tel événement il ne désire que mourir pour rejoindre le Paradis. L'auteur, par cette fin, montre que la Grâce divine n'est accessible qu'aux plus purs des hommes. Il veut faire de Galaad un exemple pour la chevalerie ainsi qu'un modèle de piété.

La mort de Galaad se retrouvera dans d'autres ouvrages comme celui de Sir Thomas Malory intitulé La Morte d'Arthur. Cette fin symbolise la voie sacrée à suivre. Elle a donc un but avant tout édifiant. Beaucoup d'auteurs chrétiens suivront cet exemple en faisant de la Quête du Graal, la recherche du bon chrétien.

 

Quand Galaad fut le maître du pays, il fit mettre sur la table d'argent une arche d'or et de pierres précieuses, dont il couvrit le Saint-Vase. Et tous les matins, dès qu'il était levé, il venait avec ses deux compagnons faire prières et oraisons devant le Saint-Graal.

Au bout d'un an, au jour anniversaire du couronnement de Galaad, il se leva de bon matin avec ses compagnons. Et, venus au Palais Spirituel, ils regardèrent le Saint-Vase. Ils virent alors un bel homme vêtu comme un évêque, qui battait sa coulpe, à genoux devant la table. Il était entouré d'une foule d'anges, comme s'il eût été Jésus-Christ lui même. Après être resté longtemps agenouillé, il se leva et commença la messe de la glorieuse Mère de Dieu. Lorsqu'il en fut au secret de la messe et ôta la patène de dessus le Saint-Vase, il appela Galaad et lui dit : « Viens, sergent de Jésus-Christ, et tu verras ce que tu as tant désiré voir. »

Galaad s'avança et regarda dans le vase. Aussitôt qu'il y eut jeté les yeux, il se mit à trembler, car sa chair mortelle apercevait les choses spirituelles. Il tendit les mains au ciel et dit : « Sire, je t'adore et te remercie d'avoir accompli mon désir, car je vois à découvert ce que langue ne saurait décrire ni cœur penser. Je contemple ici l'origine des grandes hardiesses et la raison des prouesses. Je vois ici les merveilles de toutes les merveilles ! Puisqu'il en est ainsi, beau doux Sire, et que vous m'avez octroyé de voir l'objet de tous mes désirs, je vous supplie de me faire passer en cet état et en cette joie où je suis présentement, de la vie terrienne à la vie du ciel. »

Dès que Galaad eut prononcé cette requête, le prud'homme qui se tenait devant l'autel en ornements épiscopaux prit ''Corpus Domini'' sur la table et le tendit à Galaad qui le reçut en grande humilité et dévotion.

Puis le prud'homme lui dit : « Sais-tu qui je suis ?- Non, sire, à moins que vous ne me le disiez.- Sache donc que je suis Josèphe, fils de Joseph d'Arimathie, et que Notre Sire m'a envoyé à toi plutôt qu'un autre. Parce que tu m'as ressemblé en deux choses : tu as comme moi, connu les merveilles du Saint-Graal, et tu es resté vierge comme je le suis. Et c'est justice qu'un homme vierge fasse compagnie à l'autre. » À l'ouïe de ces paroles, Galaad vint embrasser Perceval, puis Bohort, et dit : « Bohort, saluez de ma part monseigneur Lancelot, mon père, dès que vous le reverrez. »

Il revint à la table, et se prosterna, coudes et genoux à terre ; mais il n'y était pas depuis longtemps qu'il tomba la face sur les dalles, car déjà son âme était sortie du corps. Et les anges l'emportèrent, faisant grande joie et bénissant Notre Seigneur.

Dès que Galaad fut mort, il advint une grande merveille : ses deux compagnons virent distinctement une main qui descendait du ciel, sans qu'on aperçût le corps auquel elle appartenait. Elle alla droit au Saint-Vase, le prit, saisit aussi la lance, et les emporta au ciel, en sorte que, depuis lors, nul homme ne pût être si hardi qu'il prétendît avoir vu le Saint-Graal. »

Anonyme, La Quête du Graal , XIIIe siècle.

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